‹ Œuvres de Théophile Gautier: PoésiesChapitre 118 sur 122 · LA BONNE JOURNÉE · texte numérisé non relu

LA BONNE JOURNÉE

Sourd comme saint Antoine à la tentation, }*ai poursuivi mon œuvre avec religion, L*œuvre de mon amour qui, mort, me' fera vivre; £t ma journée ajoute un feuillet à mon livre.

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L'hippopotame au lai^e ventre Habite aux jungles de Java, Où grondent, au fond de chaque antre.

Plus de monstres qu'on n'en rêva.

Le boa se déroule et siffle, Le tigre £ait son hurlement, Le buffle en colère renifle; Lui, dort ou paît tranquillement.

Il ne craint ni kxiss ni zagaies.

Il regarde l'homme sans fuir, Et rit des balles des cipayes Qjii rebondissent sur son cuir.

Je suis comme l'hippopotame :

De ma conviction couvert, Forte armure que rien n'entame, Je vais sans peur par le désert.

VILLANELLE RYTHMIQUE JÔJ

VILLoi'^ELLE %YTHSM:IQUE

QUAND viendra la saison nouvelle, Qjisind auront disparu les froids, Tous les deux nous irons, ma belle, Pour cueillir le muguet au bois ; Sous nos pieds égrenant les perles Q}ie l'on voit au matin trembler, Nous irons écouter les merles Siffler.

Le printemps est venu, ma belle, Cest le mois des amants béni.

Et Toiseau, satinant son aile.

Dit des vers au rebord du nid.

Oh 1 viens donc sur le banc de mousse Pour parler de nos beaux amours.

Et dis-moi de ta voix si douce :

« Toujours 1 »

Loin, bien loin, égarant nos courses,

Faisons fuir le lapin caché

Et le daim au miroir des sources

f64 »OisiSS DIVERSES

Aimirant son gnnd bois pendié; Pais chez nous, tout joyeux, tout aises.

En panier enlaçant nos doigts, Rerenons rapportant des fraises Des bois*

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