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CHAPITRE XV

DE LA CATALEPSIE , DE l'hXTASE

ET DE l'anesthésie.

§ 1". La catalepsie (() est une maladie extrêmement rare , et Van Heers eut raison de répondre au médecin qui disait avoir vu plus de mille cataleptiques, qu'il en avait vu lui seul plus qu'il n'y en avait jamais eu depuis que les mala- ' dies avaient commencé (2). J'ai connu plusieurs médecins très-âgés, qui ne l'avaient jamais vue ; et, dans une pratique fort nombreuse, j'ai observé quelques symptômes cataleptiques, mais jamais cette maladie bien décidée; et c'est par cela même qu'elle est très-rare et trèspeu connue, que quelques médecins ont cru la voir où elle n'était pas, et ont donné comme catalepsies des maladies qui n'en avaient point Ils caractères essentiels (3j. On doit la définir, une perte absolue des sens et des mouvements volontaires (4), sans fièvre, et avec une aptitude dans les muscles à rester, et par

(1) On l'appelle aussi souvent cathocus, xarczV/i^jvtç signifie prelietmio , l'action de saisir; -/.oLTOyoc, signifie detentio, dé'.ention ; mais Sennert a remarqué a;vec raisou que Paul jEginèie a employé ce dernier mot dans deux sens différents, pour catalepsie et pour coma vigil; des auieurs peu exacts l'ont quelquefois employé pour toutes les maladies mêlées d'assoupissement et de convulsion ; Wepfer même paraît l'employer pour apoplexie. De M.

C, p. (;6. On appelle aussi quelquefois la catalepsie congelalio.

(2) Sennert croyait que de cent médecins, il n'y en avait pas un qui vît une catalepsie; il aurait pu dire de mille.

(ô) N. Pison paraît l'avoir fort bien définie : « Est autem catoche, seu cala- » lepsis, quœdam lum animse tum cor- » poris detentio , qua qui corripiuntur, » repente in illo permanent liabitu, quo » correpti sont. Mens enim sensusquc > omnes delinenlur, et omnis eorum fa- » cultas velut consumpla videtur, repente » muti fiunt, neque tamen conciduni :

» slantes permanent, si stabant : sedentes, « si sedebant : oculi sunt aperli, si prius » erant aperti. » De morb. cognasc. et cm., lib. I, cap. xiii.

(4) M. IJoerliaave a fait remarquer qu'il ne fallait point établir dans cette maladie une inaction totale, puisque tous les muscles restaient dans le même degré d'ac Uon. {Praxis nvidica } ^^h., 1057.)

i MALADIES, 363

Ict même à maintenir les membres dans l'attitude dans laquelle on les met (t); c'est la réunion de ce dernier caractère avec la perte des sens qui forme la catalepsie ; c'est cette aptitude singulière des muscles qui la distingue des maladies soporeuses sans fièvre, avec laquelle on l'a aussi souvent confondue, et dont il est important de la distinguer, en bien caractérisant l'extase, qui n'est pas une malidie, mais un état particulier, occasionné par un recueillement si profond de ràme sur un seul objet, qu'elle n'aperçoit point les autres, quelque impression qu'ils fassent sur le corps : ce n'est point dérangement physique dans le cerveau , tous les changements qui doivent s'y opérer s'y opèrent, mais l'amené les regaide pas; ce n'est proprement que le dernier degré de la distraction. Restitut, Cardan , et quelques autres dont j'ai parlé ailleurs, étaient proprement extatiques : on reste immobile, sans aucun vice dans les organes, parce que rien ne détermine à faire aucun mouvement; mais les membres ne gardent point l'attitude qu'on leur donne , ils reviennent dîi leur poids les entraine. M. Sagar parle d'un capucin que l'on trouva dans une véritable extase ; il ne parlait point ; il était à genoux d'un côté , la main droite élevée en l'air, froide comme du marbre, les yeux ouverts, les paupières immobiles , la respiration libre, le pouls assez fort, mais il n'ajoute point si l'on eut beaucoup de peine à le tirer de cet état. Wepfer parle d'un homme d'un trèsbeau génie et rempli de toutes sortes de connaissances, qui, lorsqu'il se livrait aux mathématiques ou à la poésie, tombait dans une espèce d'extase (2).

Un violent chagrin, qui peut occasionner tant de maux, comme on l'a vu ailleurs, et la catalepsie même, comme on le verra plus bas , peut aussi occasionner une véritable extase; elle peut être l'effet d'une dévotion sincère, mais outrée, et résistera des irritations très-fortes ; il peut même arriver que, trop souvent réitérée , elle conduise à la folie :

(1) M. de la H ire fit le premier con» naître à l'académie, en 1711, une espèce de dracocéplialon d'Amérique, plante fort singulière, dont les fleurs restent parfaitement dans l'attitude qu'on leur donne, comme si leur pédicule était articulé à dessein de se prêter à ces positions peu naturelles.

(2} De morb, çctpit., x>h9, 66, p. 208.

M. Hoffmann a vu une extatique de celle espèce plutôt qu'une vraie cataleptique ; c'était une fille assez bornée et assez igno • rante, mais frappée d'une crainte religieuse , qui , à la fin d'un sermon dont sans doute elle avait été fort touchée, perdit le sentiment et le mouvement, resta immobile comme une statue, et fut dans cet état plus d'une heure ; alors elle poussa quelques soupirs, et revint à elle, n'ayant rien entendu, rien vu, rien senti , mais ayant eu des rêves agréables sur son salut (I). Le mal revint plus de cent fois dans quarante jours, et jamais aucun irritant dans l uccès ne réussit; il ne l'affaiblissait point, elle n'avait point de fièvre , toutes les fonctions allaient bien , excepté l'appétit; elle fut pendant quinze jours sans rien avaler, et d'autres fois, après avoir été sollicitée à avaler quelque chose, elle éprouvait les plus grandes angoisses ; les accès revenaient toujours après avoir entendu chanter les psaumes , ou réciter quelques passages de la Bible.

L'extase est plus souvent jouée que vraie ; elle l'a été par plusieurs chefs de secte ; elle l'est par ceux des sectaires qui veulent se distinguer et se faire un nom ; là oii les extases mènent à la primauté, elles deviennent fréquentes. Les impressions très-fortes des beaux-arts peuvent quelquefois la produire trèsréellement, surtout chez les grands artistes, mais en général la vraie extase est très-rare; peu d'objets peuvent ravir en extase; très peu de gens peuvent être ravis, quoique beaucoup aient la prétention de l'être , pour se donner un air de sensibilité ou un ton de connaisseurs ; mais le froid avec lequel ils annoncent leur transport les décèle, et l'on pourrait souvent leur répondre ce que répondit un grand peintre à une princesse qui se disait aussi en extase : « Madame se » trompe. La véritable extase ne s'an- » nonce pas à grands cris ; elle ignore » qu'elle ait des spectateurs et des audi- >) leurs. » — Ceux qui mettent l'extase au nombre des maladies soporeuses ne la connaissent pas ; s'il y a assoupissement, ce n'est plus ext ise ; dans l'extase véritable , on est bien éloigné du sommeil. — Les visions, qui ne sont que les délires d'une imagination égarée, peuvent quelquefois s'allier à une forte extase, mais

elles ne sont jamais un symptôme de la vraie catalepsie; ainsi, si après une attaque, quelqu'un récite ce qu'il a pensé, il y a lieu de croire que c'est un fourbe. Mais je reviens à la catalepsie, qui est une vraie maladie très-fàcheuse, que l'on joue cependant aussi quelquefois, comme je le dirai plus bas.

§ 2. M. Hoffmann en donne une bonne description générale, d'après différents observateurs, et je la placerai ici. Les paroxysmes , dit-il, commencent ordinairement tout ii-coup, et suivent orclinaircmcnt celte marche : dans quelque attitude que les accès surprennent les malades, ils y restent raides et immobiles ; s'ils étaient assis, ils restent assis ; s'ils étaient debout, ils restent debout; s'ils étaient couchés, ils restent couchés; si les yeux étaient fermés, ils restent fermés ; mais comme ordinairement le mal attaque de jour, les yeux ouverts, ils restent ouverts et fixes sur un même point, comme s'ils regardaient la tête de Méduse, et quoiqu'on les frotte avec un mouchoir, ils ne clignent point. Les membres peuvent être fléchis, mais oii qu'on les mette, ils y restent immobiles ; si on pousse les malades, ils marchent; et Fernel parle d'un enfant qui se tenait debout si on le sortait du lit ; ils n'ont aucun sentiment, ils ne voient rien, n'entendent rien, ne sentent aucune piqûre. Le pouls est naturel, la respiration aisée, et Forestus a vu qu'ils avalaient ce qu'on leur mettait dans la bouche ; souvent les muscles du bas-ventre sont en convulsion, comme Forestus, Sylvius, Platerus et Dolaîus l'attestent, et alors on ne peut pas même introduire un lavement; la couleur du visage est ordinairement belle ; ils reviennent à eux par quelques soupirs , et souvent ils racontent la suite d'idées dont ils ont été occupés ; entre les accès, ils ne prennent que peu ou point d'aliments (I).

Quelque bien faite que soit cette description , il est nécessaire, pour avoir une idée nette de celte maladie, de la connaître par des observations particulières ; je commencerai par rapporter l'histoire de la catalepsie la mieux décrite, et la plus conforme à la définition que je connaisse; j'en rapporterai ensuite quelques autres qui, sans être aussi parfaitement caractérisées, tiennent cependant plus à celle

(1) Medicin ratmtal, lib. iv, pars o, 6e(}t, i, çap, IV, Qbs. 2.

(1) Med, rat., ton., iv, pag. S, sect. i, c. IV, § 4.

ET DE lEC

maladie qu'à aucune autre ; car en général il faut remarquer que l'on doit donner quelque latitude à sa définition , comme à celle de toutes les maladies; mais je crois aussi devoir ajouter que l'on a porté cette extension trop loin, et que l'on a quelquefois pris des accidents épilcptiques pour des accidents de la catalepsie. Sennert a Lien senti la nécessité de celte extension ; après avoir donné une description générale de la catalepsie, à peu près telle que celle de Pison , qui écrivait quarante ans avant lui, il ajoute : Quelquefois cependant, quand le mal n'est pas si violent, ils entendent, voient, perçoivent faiblement, el gardent le souvenir de ce qu'ils ont ainsi perçu ; mais ils n'ont ni tact, ni voix, ni mouvement ; tel était le disciple de Galien. Les autres, dit-il, paraissent aussi insensibles dans tous leurs sens que des morts ; cependant ils avalent ce qu'on leur met dans la bouche ; ils se tiennent droit ; si on les pousse ils marchent (1), et si l'on fléchit leurs membres, ils restent dans la situation qu'on leur donne , comme ceux d'une statue. Mais je viens aux observations particulières.

§ 3. Pendant le carême de 1737 , une dame âgée de quarante-cinq ans vint de Vesoul à Besançon pour y solliciter un procès de la dernière conséquence pour elle , et qui , si elle l'eût perdu , eût mis le comble à des malheurs très - sensibles qu'elle avait déjà essuyés. Agitée de la plus vive inquiélude, elle ne sortait point, ou de chez ceux à qui elle avait affaire, ou des églises, pour tâcher de mettre le ciel dans ses intérêts ; on l'y voyait quelquefois allant se prosterner devant tous les autels l'un après l'autre, d'une manière à se faire remarquer de tous les assistants. Elle dormait peu et ne mangeait point, soit parce qu'elle avait perdu l'appétit, soit parce qu'elle se dérobait à elle-même sa subsistance, pour faire plus d'aumônes qui lui obtinssent un bon succès.— Elle apprit cependant que l'air du bureau ne lui était pas favorable, et, la veille du jour qu'elle devait être jugée, elle tomba, vers les cinq heures du soir, dans un état que l'on prit pour uneapo-

(1) J'avoue que je ne crois point ordinaire que les cataleptiques poussés niarclient, el je ne le vois que clans les descriptions générales, mais je ne le trouve dans aucune description détaillée, excepté dans une de M. Didier, et une des A. C. N.

plcxie , et l'on alla avec (grande précipitation chercher M. Altalin, professeur en médecine à Besançon , qui y accourut , avec M. Le Vacher, chirurgien des hôpitaux de celte ville, correspondant de l'académie. — Us trouvèrent la ilame assise dans un fauteuil, immobile, les yeux fixés en haut et brillants, les paupières ouvertes et sans mouvement, les bras élevés elles mains jointes, comme si elle eût été en extase; son visage, auparavant triste el pâle, était plus fleuri, plus gai, plus gracieux qu'à l'ordinaire ; elle avait la respiration libre el égale, et les muscles du bas-ventre jouaient avec facilité ; son pouls était doux , lent et asstz rempli, le même à peu près qu'aux personnes qui dorment tranquillement. Ses membres étaient souples, légers, et se laissaient manier en lel sens qu'on voulait, sans faire aucune résistance; mais, et c'était là ce qui caractérisait son mal, ils n'étaient que trop obéissants, ils ne sortaient point de la situation où on lis avait mis. On lui abaissait le menton, sa bouche s'ouvrait et restait ouverte ; on lui levait un bras, ensuite l'autre, ils ne retombaient point ; on les lui tournait en arrière, et on les élevait si haut que l'homme le plus fort ne les eût pas tenus long-temps dans cette attitude, ils y demeuraient d eux-mêmes tant qu'on les y laissait. On la mit debout pour faire sur ses jambes les mêmes épreuves que sur ses bras , et pour donner aux jambes et aux bras en même temps des attitudes diÉ5ciles à soutenir; et il est aisé de juger que non-seulement l'envie de connaître et d'approfondir le mal , mais encore une certaine curiosité pour un pareil spectacle , firent imaginer tout ce qu'il y avait de plus bizarre. La malade fut toujours comme une cire molle, qui prend successivement toutes les figures que l'on veut, el s'en tiendra éternellement à la dernière. M. Allalin dit qu'il croit qu'elle se fût tenue la tête en bas et les pieds en haut. Ce qui est très-surprenant, c'est que son corps, quoiqu'on l'inclinât en différentes façons, conservait toujours et constamment un parfait équilibre. Il semblait que la statue de cire se collait par les pieds à ce qui In portait, pour s'empêcher de tomber. — Elle paraissait insensible ; on la secouait, on la pinçait, on la tourmentait, on lui mettait sous les pieds un réchaud de feu , on lui criait même aux oreilles qu'elle gagnerait son procès ; nul signe de vie. C'était imç catalepsie paifaiie.

36d DES ]

M. Attalin fit venir M. Charles, professeur en médecine. La dame fut saignée du pied par M. Le Vacher ; ces messieurs allèrent souper , et revinrent bien vite à leur malade. Ils la trouvèrent revenue de son accident, qui avait duré trois ou quatre heures , et elle les étonna beaucoup par un discours assez long, bien prononcé , bien lié , oix elle faisait une histoire pathétique de ses malheurs, et racontait tous les détails de son procès, le tout accompagné de réflexions morales qui naissaient du sujet, et de prières à Dieu qu'elle n'avait point prises dans ses Heures, mais qu'elle composait sur-le-champ. — On commença par la rassurer autant que l'on put, aux dépens même de la vérité , sur ce fatal y)rocès , qui avait causé tant de ravage dans son âme ; ensuite on l'interrogea soigneusement sur tout ce qui s'était passé en elle pendant son accès. — Elle ne voyait rien ; quelquefois seulement elle entendait, et même si bien, qu'elle reconnut quelques personnes à la "Voix. Elle ne se souvenait point d'avoir été saignée , mais elle s'en douta quand elle vit la ligature du pied. Le réchaud de feu, qui aurait dû lui faire une impression plus sensible qu'une voix, ne lui en avait fait aucune. Quoiqu'elle eût été fort tourmentée, il ne lui restait point de douleur, ni même de lassitude.

Pendant qu'on s'entretenait avec elle, on s'apercevait que de temps en temps elle interrompait son discours où elle l'avaitlaissé; elle en commençait un autre, quoiqu'on la fit souvenir de quoi il avait été question et à quel point elle en était demeurée, et cela arrivait toutes les fois que cette petite menace d'accès avait interrompu son discours. L'idée de ce qu'elle avait encore à dire périssait abso lument, et il s'en présent;iit à elle une autre qu'elle n'était pas maîtresse de refuser. — Au bout d'une heure l'accès vint dans toute sa force ; les accidents cataleptiques furent les mêmes, ou peut-être plus marqués que la première fois. Quand ils furent finis, la malade, assise dans son fauteuil , se mit à parler pendant une bonne heure et demie sur le ton et dans le style que l'on connaissait déjà ; mais eniin ses discours sensés se changèrent en extravagances, accompagnées de hurlements affreux, et elle fut attaquée d'une frénésie violente, dont la catalepsie n'avait été que le prélude. — Tous les remèdes que les habiles gens qui la traitaient purent employer pendant trois ou quatre jours qu elle passa encore à Besancon ,

furent inutiles. On la renvoya chez elle, à Vesoul ; et ce qui ne surprenira peutêtre pas moins que cette maladie, elle est actuellementjà Vesoul , en bonne santé , sans avoir eu aucune récidive. Viendfat-il un temps oii ces sortes de phénomènes s'expliqueront ?

Voilà un tableau exact auquel il faut comparer toutes les autres observations . On n'en trouvera point qui soit parfaitement semblable ( aussi l'on a dit avec raison de cette maladie qu'elle était 7ro)iU[/opcpwç ) ; mais on trouvera simplement une profonde occupation des sens, qui rend insensible à tout, avec une flexibilité stable des membres, sans autre lésion dans les fonctions vitales qu'un peu d'affaiblissement, puisque le pouls est ordinairement petit et la respiration presque insensible.

§ 4. La description de Cœlius-Aurelianus n'a aucun rapport avec la catalepsie, et je la placerai dans un autre chapitre. Le condisciple de Galien tomba dans la catalepsie à la suite d'une application trop suivie ; il restait immobile et raide, comme s'il eût été de bois, les yeux fixement ouverts, sans aucun mouvement et sans aucune voix. Quand il fut revenu, il dit qu'il entendait et qu'il voyait , mais imparfaitement ; et en effet, il rapportait une partie de ce qui s'était fait ; mais il ne pouvait ni articuler un seul mot, ni faire le moindre mouvement (1). Fernel observa deux cataleptiques : l'un fut saisi dans le moment qu'il était occupé délivres et d'écritures ; il resta assis très-ferme, gardant sa plume et paraissant lire, mais sans aucun mouvement et sans aucun sentiment. Quand il aborda l'autre , il le trouva couché comme s'il eût été mort, et privé de tout sentiment , mais respirant très-naturellement; quand on le leva, il se tint debout , et , dans quelque attitude que l'on mît son bras, sa main, sa jambe, ils y restaient fixes (2). — Le chagrin a occasionné celte première catalepsie ; la colère peut aussi la produire, et Dodonée en rapporte un exemple, mais trop peu détaillé pour le placer ici (3j. On en trouve un autre dans les Actes des Curieux de la nature (4), qui conftrjne que la colère peut avoir des efl'ets fâcheux, même dans

(1) Comment, in prorrlietic, , lib. i,

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