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ijîCausa levissima in prœlernaluralem agi possunt motioneni. » De alTecl. spasin.
'Iiypocond. inveler., § 5. Opéra omnia, t. ;..vii, p. 218.
Y (1) A D'usserlalionuponthenerves \n-%o.
..Lond., 1768.
, (2) ïopi. Il, p. 163.
a très-bien vu les deux causes opposées , mais il n'entrait pas dans son plan de s'occuper d'une énumération exacte des causes qui peuvent influer sur l'action même des nerfs ; et Allen est proprement le premier qui ait indiqué positivement la différence des causes et des traitements: L'essentiel du traitement, dit-il, c'est de connaître si le sang est trop lâche ou trop élastique (1). Il indique fort bien les symptômes qui caractérisent l'un et l'autre de ces étals, et il fait connaître les deu\ espèces de cures opposées; mais il se trompe dans l'application.
§ :j. Chcyne est positif : Depuis le bâillement ou la pandiculation, dit il, qui est le plus léger de tous les maux de nerfs, jusqu'à l'apoplexie, qui en est le plus fâcheux , tous ne paraissent que les difl'érents degrés d'une seule et même maladie, qui est la faiblesse, le relâchement et le manque d'élaslicilé des parties solides (2). Il faut après cela une observalion à laquelle beaucoup de médecins n'ont pas f.iit assez d'attention, mais qui en mérite beaucoup , parce qu'elle est bien vraie , c'est qu'il est bien rare que l'àcrelé des humeurs ne se joigne pas au vice des solides. Il distingue ensuite trois classes de maux de nerfs : 1° ceux dans lesquels le principal symplôme e!>l la diluiiiulion de la faculté de sentir, depuis la stupeur jusqu'à l'apoplexie; 2" ceux qui consistent dans l'affaiblissement ou la perte totale des mouvements volontaires, de[)uis le plus léger tremblement jusqu'à la paralysie; 3° ceux qui consistent dans le spasme ou la convulsion. — M. Kloeckof. drtiis un excellent ouvrage sur les maladies de. l'esprit (3) qui dé'pendent de L' (iffaiblissement duccrveau, établit aussi (jue c'est à cet affaiblissement que l'on doit les inalavlies des nerfs. Lcseflcts prochaiiis,dil-il,de cet affaiblissement sont une trop facile flexion des fibres , qui f lit qu'elles cèdent trop à l'impression, et quelquefois en sont altérées; leur dilatation trop aisée, d'oiiil résulte qu'elles admettent trop de fluide, et un
(1) S'/nopsis, § 404.
(2) Clieyne. De fibra, § 7.
(5) De morbis animi ex iiijirmato tenore mcdnlœ ccrcbri. Iii-S". Utrecli. , 1753. il appelle alfaibli^sement ce degré de forco dans la libre qui est au-dessous de celui qu'elle devrait avoir rehiti vement à l'âge, aux sexes et aux autres circonstances , p. 15.
fluide mal (^laborcfl); trop de facilité à <'tre comprimées ou à s'aft'^iisser sur ellesmêmes , ce qui fait ([u'elles ne reçoivent point ou ne reçoivent qu'en partie les liqueurs qu'elles devraient transmettre ; leur trop f.iible action sur les liquides, ce qui fait qu'ils s'amassent et croupissent; leur trop ou tiop peu d'aptitude à recevoir et à rendre le mouvement. Je ne détaillerai ni n'examinerai ces différentes divisions , mais j'ajouterai une autre observation de iVl. Kloeckof, qui confirme ce que M. Clicyne dit de la possibililé qu'il y a que les humeurs soient viciées , c'est que les vices des liqueurs séparées du sang , quoif(u'eiles échappent à nos sens, doivent cependant cire semblables à ceux du sang dont elles sont séparées (2) , et l'on peut regarder cette vérité comme un théorème , qui nous fournira des connaissances siires dans la suite de celte partie.
§ 4. M. Pome , trouvant bien peu de choses véritablement salisfaisantes sur les maux de nerfs . voyant que l'incertitude sur leur caructère et leur cause rendait l'effet des traitements très-incertain, ayant trouvé des malades chez lesquels l'indication des remèdes relâchants et adoucissanis était très marquée, et ayant fait , à l'aide de cette méthode, les cures les plus belles , conclut avec raison que là oii les relâchants réussissaient , il n'y avait pas relâchement, mais un vice opposé. Tout est exact jusque-là; mais, rappelant un très-ancien système (3) , qui lui paraissait justifié par ce qu'il voyait , il crut qu'il n'y a de maux de nerfs que ceux qui sont produits par la sécheresse, la raideur, la tension, le racornissement : c'est nier une chose parce qu'on ne l'a pas vue, et cette conclusion est vicieuse , en ce qu'elle exclut tout
(1) M. Lobb, en parlant de l'action de ; nerfs dans son Traité des fièvres {Rational method of curing fevers , § 141), établit que le trop grand diamètre des tuyaux nerveux occasionne des faiblesses, des défaillances, et toutes sortes d'accidents hystériques et nerveux, et il se plaint de ce que l'on n'a pas donné assez d'attention aux effets de cette trop grande dilatation pu constriction.
(2) Cbeyne, Défibra, § 7.
(5) Galien, De loc. affect., liv. m, ch. IX, Charf., t. vir, p. 458, a déjà rejeté cette idée, que les membranes et les nerfs se sèchent comme un parchemin.
un çenre de causes de maux de nerfs, et me les observations les mieux attestées des maladies de nerfs traitées par de trèsgrands médecins, et guéries par des méthodes entièrement opposées a la sienne; il résulte nécessairement de là, qu'en suivant uniquement son système on classerait dans les maladies hystériques des maladies qui en sont totalement indépendantes (ij. Ce n'était point un ininconvénitnt pour l'auteur, qui a trop de génie et de lumières, et qui est trop observateur, pour n'avoir p.is su se conduire en pratique indépendamment de tout système ; mais ce serait un inconvénient pour d'autres, et il est très-important d'apprécier exactement chaque cause et de n'en exclure aucune.
L'ouvrage de M. Pome , très bien fait et rempli de très-belles observations , a fait époque en médecine , et l'on aura toujoursà cet habile médecin l'obligation d'avoir développé une cause très-puis sanle des xtiim\ de nerfs, d'avoir assigné ses caractères , d'avoir fait connaître la vraie méthode du traitement , et d'avoir montré jusqu'à quel point on pouvait en porler la force et la durée ; mais il serait fâcheux qu'il persuadât à quelqu'un que tous les maux de nerl's dépendent de leur dessèchement et du racornissement des membranes, et les excellents ouvrages de fllAl. Whytt, Boerhaave, Lorry, qui parurent à peu près dans le même temps que celui de .\L Pome, et qui ont bien assigné les autres causes et décrit les traitements qui leur conviennent, sont les garants irrévocables de leur existence (2). D'ailleurs , dans les cas même où le dessèchement était le plus marqué, et oîi les relâchants ont opéré les plus heureux
(1 ) On en trouve, si je ne me trompe, des exemples dans les articles Flux hémorrhoïdal , Jaunisse hypocondriaque. Luimême parait avoir été hypocondriaque avec matière, et non pas simplement vaporeux , puisqu'une diarrhée bilieuse le guérit, p. 230. L'hémiplégie spasmodique dont il parle, p. 257, paraît, parles causes qu'il lui assigne, paralysie d'engorgement et non de spasme ; et p. 565, en assignant la syncope comme le caractère de l'hystérie, il la trouve dans la femme qu'Hippocrate guérit par de l'eau froide : c'était une femme forte et robuste qui avait pris un remède trop violent, qui agissait comme un poison.
(2) Atonia admodum fréquenter spasmos invehit. Lorry, t. ii, p. 160.
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ET DE LÉÙBS MALADIES
ets , il faut bien faire attention que, oiqiie les nerfs participassent aux vii généraux de la constitution , qui lient en effet trop de raideur et de séeresse, ils sont cependant toujours la rtie qui en est le moins susceptible, ms les corps les plus secs, on les trouve ijours mous, flexibles, flasques; aussi . Portai, qui a tant ouvert de cadavres, 3 toute tension , crispation , raideur , !., dans les nerfs (Ij : ainsi il faut fendre ces expressions dans leur vrai is, et les borner à désigner plus de usité dans les membranes des nerfs 'elles ne devraient naturellement en bir ; l'épiderme est la seule parlie du rps liumain à laquelle la crispation et
dessèchement puissent proprement nvenir. Mais il peut, sans doule , y oir une grande différence dans i'état 5 solides et des licjuides de toutes les rties, et ces différences doivent avoir 5 effets différents , et exiijent des seurs différents. — M. llill (2) met le ge des maux de nerfs dans la moelle
cerveau; il les divise en ceux qui :nnent d'un manque et ceux qui viennt d'un excès de sensibilité; et il a luvé des moelles du cerveau qui para'isent abreuvées d'une humeur trop aisse , et d'autres d'une humeur trop lire. Les maladies qui viennent du mque de sensibilité, et dépendent de nmeur trop visqueuse, ne sont d'abord e de légers maux de nerfs, mais elles viennent ensuile des maux très-fàeux ; elles commencent par de la peiteur et un sentiment de froid à la e, une confusion d'idées, du penchant sommeil, à la rêverie, à la tristesse ; luvais appétit, estomac faible, respiran difficile, abattement d'esprit, trou- ; de la vue, paresse. Dans l'iiutre esce (on voit que c'est celle de M. Pome), fréquentes palpitations, des défaillan- 3, des maux de tête violents, mais pasjers; des insomnies, pendantlesquelles nagination tiavaille continuellement, it les premiers symptômes. On voit ici différence marquée de deux causes ; lis cette distinction ne répand point core tout le jour nécessaire sur cette rtie importante de la pathologie , que
(1) Voyez ses remarques sur l'Anatoie de M. Lieuiaud, t. i, p. G8Ô.
(2) The construction of tlie nerves and uses of nervous disorders. In-S". Lond., 58, p. 21, 29, 38.
l'on ne peut se flatter d'éclaircir qu'en la ramenant aux principes Its plus simples de vaisseaux ou de fibres, et d'un fluide renfermé.