‹ Œuvres de TissotChapitre 131 sur 160 · SME · texte numérisé non relu

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maux qui sont le produit des erreurs de quelques années. Ils doivent s'altcndiie aux ennuis d'une cure longue, et s'astreindre scrupuleusement à toutes les règles du régime : si quelquefois elles paraissent minutieuses, c'est parce qu'ils ne sont pas en élat d'en sentir l'importance; et il faut qu'ils se répètent sans cesse que l'ennui de la cure la plus rigide est fort inférieur à celui de la maladie la plus légère. Qu'il me soit permis de le dire, si l'on voit des maladies curables qui ne guérissent point, parce qu'elles sont mal traitées, on en voit aussi un grand nombre que l'indocilité du malade rend incurables, malgré les secours les mieux indiqués de la part du médecin. Hippocrale exigeait, pour mieux s'assurer du succès, que le malade, le médecinetles assistants fissent également leur devoir : si ce concours était moins rare, les issues heureuses seraient plus fréquentes. « Que le malade , dit Arélée, » soit courageux, et qu'il conspire avec » le médecin conlre la maladie (l ) « J'ai vu les maladies le plus rebelles céder à l'établissement de cette harmonie; et des observations très-récentes m'ont démontré que la férocité même des maladies cancéreuses cédait à des cures ordonnées peut-être avec quelque prudence , mais surtout exécutées avec une docilité et une régularité dont les succès font l'éloge.

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