‹ Œuvres de TissotChapitre 18 sur 160 · OES · texte numérisé non relu

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pitre prtfcédent des maladies des nerfs mêmes, et de celles des esprits animaux, c'est-à-dire que j'ai examim- quel est cet état des nerfs qui fait qu'incapables d'exercer leurs fonctions régulièrement , il en résulte ces lésions dans les fonctions auxquelles ils concourent, que l'on appelle maladies nerveuses. Il reste à recherclier quelles sont les causes qui produisent ces dispositions maladives dans les nerfs et dans les muscles dont j'ai parlé plus haut , ce sont les causes prédisposantes; et quelles sont celles qui, quand la cause prochaine existe, en déterminent les accès , ce sont les causes occasionnelles , qui sont presque toujours les mêmes que les prédisposantes:

ainsi je ne les séparerai point, et je me contente de les diviser en deux classes , les physiques et les morales (1).

Si je présentais ici le tableau des causes de quehjues autres auteurs , on verrait que , sous des dénominations et des divisions un ])eu différentes , les mêmes causes principales se retrouvent chez les «ns et chez les autres , et cela ne peut pas être autrement; mais il peut y en avoir de moins considérables, auxquelles *.es uns ont fait attention et non pas les autres. Je crois que l'on peut les rapporter aux classes suivantes qui ont leurs sous-divisions : a la constitution , b les choses non naturelles, c la douleur, d la pléthore, e les évacuations trop abondantes et les évacuations supprimées, f les irritants , g les maladies aiguës , h les maladies chroniques, «les accidents externes. Dans la première division , je comprendrai : 1° les vices d'hérédité ; 2° ceux des nativités; 3° les dérangements d'organisation ou de contiguialion, ou généraux ou particuliers ; 4" une crue trop prompte ; 6° et enfin les erreurs de l'éducation qui ne dégénèrent que trop souvent en vice de constitution, et que je place ici par cette raison, plutôt que d'en parler dans les différents articles de la classe suivante.

Les choses non naturelles , quand on en retranche l'article des passions , sous lequel je comprendrai toute action trop fiOutenue de l'âme , se réduisent à cinq ,

(1) On aurait pu n'en faire qu'un chapitre et parler des causes morales, qui -ne sont que les passions, à leur article, parmi les choses non naturelles; mais elles sont si importantes que j'ai cru devoir en faire un chapitre à part.

qui sont : l'air, les aliments et les boissons , le sommeil et la veille, l'exercice et le repos , les excrétions et les rétentions , sous lesquelles on comprend les plaisirs de l'amour. A l'article de l'air , je parlerai de l'influence des climats, des saisons , des heures. — Dans l'article des excrétions et des rétentions, il sera question des influences de la suppression des règles, et par-là même de la grossesse ; de la cessation des règles à l'âge critique ; des dangers du nourrissage ; des excès vénériens. Je passe ensuite aux effets de la douleur, article important, comme je l'ai dit dans la préface. Je viens après cela aux effets de la pléthore , à ceux des hémorrhagies , des autres évacuations maladives trop abondantes en général , et des perles blanches en particulier.

J'examine les suites fâcheuses des irritants quelconques, celles de l'àcreté des humeurs, celles des irritants placés dans quelqu'organe particulier; et c'est ici que je parle des effets des poisons et des remèdes violents; celles des humeurs âcres répercutées ; les accidents externes, l'électricité , l'aimant , les maladies aiguës; les effets des maladies chroniques, surtout des mauvaises digestions , considérées comme causes de maladies , me fournissent autant d'articles. En traitant de toutes ces causes , je les envisagerai comme causes prédisposantes , et comme causes occasionnelles; mais comme les unes tiennent à la diététique , les autres à l'histoire des maladies, on ne doit point croire que je me propose de dire sur chacune tout ce que l'on peut en dire ; ce serait fondre dans cet ouvrage des matières qui en sont très-distinctes, el sortir de mon plan : dans plusieurs endroits, je serai obligé de répéter ce que j'ai dit dans d'autres ouvrages fort répandus : je suppose partout que l'on est instruit des parties fondamentales de la médecine.

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