‹ Œuvres de TissotChapitre 22 sur 160 · RÉTENTIONS · texte numérisé non relu

RÉTENTIONS

§ 39. Si les humeurs qui doivent être évacuées sont retenues , ou si celles qui devraient rester sont évacuées, il en résulte également plusieurs maladies, parmi lesquelles celles des nerfs sont les plus fréquentes et les plus nombreuses.

— La trop grande évacuation delà salive, en affaiblissant les difçeslions, conduit à l'hystérie et à l'hypocondrie (i j. M. Boerliaave, qui attribue à la mastication continuelle du bétel le nombre d'hypocondres que l'on trouve aux Indes , nous apprend que l'usage des pastilles aromatiques s'etanl introduit ;i la cour de France, dans le siècle dernier, il en était aussi résulté plusieurs hypocondries; et j'ai vu ici, en 17GG, un jeune libraire de Lyon à qui l'on avait conseillé les pilules de Keiser, pour des dartres, et qui ayant beaucoup salivé, eut le genre nerveux si fort aft'eclé par cette évacuation, qu'il éprouvait presque continuellement les mêmes suffocations que les femmes à vapeurs, et qu'il pleurait involontairement ; outre cela il se croyait à chaque instant prêt à mourir; il ne voyait autour de lui que des cadavres, et ce spectacle était accompagné d'un sentiment d'angoisse aifreux. On trouve dans Turner (2) une observation assez semblable, c'est celle d'un homme liypocondre qui, croyant êlre infecté , fut traité par un

(1) M. Burton, un des meilleurs auteurs diététiques, est persuadé qu'en trop crachant on peut se procurer tous les maux de nerfs. On îion-iiatitrals, p. 296.

(2) Traité des maladies vénériennes, t. i,p. 187.

charlatan qui le fit violemment saliver. Il sortit du traitement maigre, faible, et avec la tête entièrement tournée ; il est vrai que, diins ces cas-là, il faut ajouter au mal que f.iit la salivation celui qui résulte de la fièvre , de l'inflammation , des douleurs, de l'insomnie, et des autres circonstances maladives qui accompagnent une forte salivation ; on peut regarder ceux qui en sortent comme relevant d'une maladie très -grave; mais il n'en est pas moins vrai que l'abondance de la salivation est la cause principale du mal. Le libraire dont je viens de parler avait salivé prodigieusement , presque sans douleur et sans fièvre.

§ 38. La constipation est une cause occasionnelle très- fréquente des maux de nerfs ; quand on y est sujet , elle les aggrave ; les excréments retenus deviennent un stimulus pour des nerfs délicats, qui les irrite assez puissamment pour donner des accès de vapeurs, l'hypochoudrie, d'élouflfemenls; il est important de la prévenir, et il est d'autant plus nécessaire d'y faire attention, qu'elle est trèsordinaire chez ces malades; c'est un effet de la maladie qui , réagissant sur elle-mè me, en devient une nouvelle cause. Dans les maladies qui ont leur siège dans la tête , dans les épilepsies , les paralysies, les vertiges , les craintes d'apoplexie, il est également important de prévenir la constipation, qui agit non- seulement comme irritant, mais qui détermine une plus grande quantité de sang au cerveau, parce que la gêne de la circulation dans le biis venlre, produitnécessairement un reflux dans les parties supérieures. Mais si la constipation est souvent cause occasionnelle , il est rare qu'elle soit cause prédisposante , et si dans un corps dont les nerfs seraient bien constitués, la constipation venait à les déranger, ce ne serait qu'après avoir occasionné d'autres maladies qui en sont les suites plus immédiates , et qui détermineraient les maux de nerfs.

§ 39. La diminution et l'augmentation de l'urine sont aussi deux causes qui peuvent occasionner de» maux de nerfs.

Quand quelque vice dans les reins empêche cette sécrétion, ou quand l'urine retenue dans la vessie y devient acre, il en résulte , soit par l'irritation qu'elle produit sur la vessie même, soit par celle qu'elle occasionne dans d'aulres parties (1), il en résulte, dis-je , des irritations

(1) Urinae suppressio trcmores indu-

NERFS I

nerveuses que j'ai vu occasionner chez le même malade ( un tailleur allemand, âgé d'environ soixante ans, et assez sain, mais buveur) deux accès d'asthme convulsif et un accès d'épilepsie. On m'appela près ce dernier; je trouvai le malade profondément assouiii ; d'après tout ce qu'on me disait des accès précédents et de sa santé ordinaire, ne sachant à quoi attribuer ses maux, et voulant m'aider de tous les signes possibles , je demandai à voir l'urine; on en chercha inutilement, et il fut aisé de vérifier qu'il n'en avait point rendu depuis plus de deux fois vingt -quatre heures; je fis chercher un chirurgien qui, ayant introduit la sonde, en tira une grande quantité si fétide, que l'on fut obligé d'ouvrir promptemenl la chambre et de la parfumer; le malade revint bientôt à lui; quelques tasses d'infusion de tamarin le remirent parfaitement; et l'ayant revu quelques mois après, il m'assura n'avoir jamais eu aucun retour de mal. J'ai vu des mouvements convulsifs et une toux convulsive invétérée se terminer par de violentes ardeurs d'urine, et se reproduire quand elles cessaient; le changement était surtout rendu sensible par la cessation de la toux qui était presque continue, et qui cessait dans l'instant même où l'ardeur commençait, et recommençait dès que l'ardeur cessait, cette alternative dura pendant quelques semaines, mais les ardeurs d'urine ne duraient que trois ou quatre jours, et la toux douze ou quinze. J'ai vu souvent chez d'autres malades , que des urines très- chargées les mettaient à leur aise ; si elles étaient moins colorées sans être plus abondantes, tous les nerfs étaient dans un état d'irritation qui prouvait que l'urine chargée entraînait des parties acres qui les irritaient. Andrée cite un cas analogue à celui dont je viens de donner l'histoire, qui sera placé ailleurs; et M. Morgagni a aussi remarqué qu'une trop grande quantité d'urine, en laissant les sels moins délayés, augmente les convulsions qui dépendent d'âcreté (i). La quantité excessive d'urine nuit encore en jetant dans un véritable épuisement, et l'épuisement conduità lamobilité;aussi l'hypochonilrie est une des premières suites dudiabétès; mais en général celte cause est assez rare.

cere solet, materia ad çerebrum dilata.

Gorter comp., tr. 22.

(1) De sedib. et caus. morb. Ep. 9, S 7 et 11.

ET DE LEDRS MALADIES

§ 40. Si la Iranspii'alion , qui csl plus considérable que les urines, vient à se déranf;;er , et elle se dér.nise très -aisément, ce dcrangemeiit a des suites bien plus funestes ; son org.ine, conlinuelleiDent exposé à l'aclion de lotis les agents externes, souffre très- fréquemment, et dès que ses fonctions sont viciées , la masse des humeurs se trouve surchargée de parties acres et irritantes qui deviennent un stimulus capable de produire une foule d'effets fâcheux: niais pour nie borner à ceux qui inlércssent singulièrement le genre nerveux , il occasionne ou une mobilité générale, en tenant partout les nerfs dans un état d'irritation , ou des convulsions plus ou moins nîolentes de tout le corps ou de quelque organe particulier. L'accident qui en résulte le plus l'réquemment , c'est une espèce d'oppression convulsive , ou une angoisse sourde , que les malades ont peine ;i peindre, mais que j'ai vu souvent chez les femmes qui ont les nerfs fort délicats, et qui lonibent dans cet état dès que le grand froid, l'humidilé, une émotion, les veilles, ou quelque autre circonstance ont arrêté la transpiration. — C'est à la diminution de cette évacuation, sans cause apparente, qu'il faut sans doute attribuer des miiux de nerfs qui viennent peu à peu sans qu'il soit possible de démêler ce qui les occasionne ; un paysan, âgé de cinquante-six ans, qui Reparaissait point usé, vint me consulter en l'GS, ])onr des mouvements convulsifs dont il avait commencé à être attaqué depuis quatre ans , et qui , successivement, étaient devenus plus forts; il les éprouvait surtout dans les bras et dans les jambes, quelquefois dans tout le corps ; ils le saisissaient tout - à - coup , ordinairement quand il était en repos, ou diins une action très modérée, j^imais quand il marchait , plus souvent et plus fortement au lit, et durant plus ou moins long-temps, mais toujours sans douleur, sans que cela l'eut affaibli, et sans aucun dérangement dans sa sauté. Il ne s'était livré à aucun excès, il n'avait eu aucune miilddie , ni aucun chagrin , n'avait fait aucune chute, n'aviùt reçu aucun coup, n'avait rien changé à son genre de vie; en un mot , je ne pus découvrir aucune cause apparente de ce mal ; je ne vis qu'une transpiration diminuée, et piir-là même un sang un peu acre qui pût l'occasionner : les remèdes dirigés sur cette indication le soulagèrent assez piomptcmeiit. — Les coliques convulsives chez

les personnes qui y sont sujettes , sont une autre suite de la même suppression, qui se présente très-souvent. — Quand on est accoutumé h des sueurs abondantes, leur suppression occasionne des accidents plus prompts et plus violents que celle de la transpiration ordinaire. J'ai vu une paysanne forte et robuste, âgée de cinquante-trois ans, et se portant trèsbien, mais sujette, depuis la suppression des règles, à des sueurs considérables tous les matins, qui, ayant glissé dans un sentier au commencement d'une pluie qui la surprit, se fît assez mal au pieil pour ne ]iouvoir pas achever sa route seule, et attendit plus d'une heure, exposée à une grosse pluie, sans qu'il partit personne qui ]u^it lui aider ; les sueurs ordinaires ne revinrent jioinl les trois matins suivants ; elle passa le troisième jour dans un malaise et une faiblesse très -grande, et la nuit elle éprouva de violents mouvements convulsifs dans les muscles de la mâchoire, du cou, du dos, des liras, avec la plus grande gêne dans la respiration ; sa peau était , en même temps, de la plus grande sécheresse. Dne boisson abondante d'eau et de lait pendant quehiues jours, quelques bains tièdes , et , deux soirs de suite, une dose de laudanum li(|uide deSydenham, rétablirent entièrement les sueurs, et lui rendirent la santé. Villis a déjà fait une observation assez semblable (1); et l'on en trouve, dans leSe/iidchretumi\e Bonnet, deux très- frappantes: l'une est celle d'un jeune homme de quatorze ans, dont la sueur, à la fin d'un troisième accès de fièvre, fut arrêtée par imprudence, et qui tomba dans des convulsions de la bouche , du cou , et de toutes les autres parties; il eut un violent tétanos; plusieurs parties se paralysèrent; il perdit absolument la parole , et resta dans cet état plus de quinze jours; une lièvre continue l'en tira. La seconde est celle d'un homme masqué qui, ayant fort chaud sous la masque, ne put pas s'essuyer; la sueur se relroidil , et il eut des convulsions dans les muscles de la bouche (2j. La transpiration du poumon peut sans doute aussi être lésée, et une dame, dont je reparlerai plus d'une fois , qui était sujette aux maux de nerfs les plus fâcheux , et surtout à une gêne habituelle rie la respiration , qu'elle sentait être

(1) De morb. convuls., ch. v, p. G.

^flp SES 1

spasmodique , et qui était accompagnée d'un sentiment de sécheresse dans la poitrine, se trouva tout-à-coup singulièrenient soulagée par les vapeurs des bains publics de Plombières ; elle sentait le jeu de sa respiration devenir plus aisé ; elle l'eut ensuite plus facile, et la poitrine moins sèclie.

§41. Les évacuations trop abondantes par les selles mènent aussi aux maux de nerfs. En général, les personnes Irèsrobusles sont disposées à la constipation; des organes digestifs très-forts développent tout ce que les aliments ont de nutritif, et les vaisseaux absorbants ayant toute leur énergie en tirent tout ce qu'ils peuvent fournir; il reste très -peu de matière excrémentitielle , et les intestins n'étant ni trop sensibles ni trop irritables, ne sont pas stimulés par ce peu d'excréments, et ne sont pas obligés de les expulser trop souvent ; dans ce cas, les aliments sont véritablement utiles, et augmentent les forces; mais si, par des dispositions dilTérentes, on a de fréquentes déjections, les aliments nourrissent beaui oup moins, on est moins réparé, la fibre acquiert moins de force, les humeurs sont moins élijborées, elles restent crues et irritantes, lu séparation des esprits animaux est moins abondante, ils sont moins qualifiés; ainsi, la mobilité est plus grande , et il est très-ordinaire de voir les personnes trop relâchées avoir le genre nerveux fort délicat ; quoiqu'il y ait cependant aussi souvent une constipation opiniâtre dans les maux de nerfs. Quand le mal dégénère en véritable diarrhée, les maux de nerfs peuvent devenir très - considérables par le relâchement général et l'épuisement absolu dans lequel on tombe ; une diarrhée trèsforte a les mêmes dangers qu'une héniorrhagie ; et elle nuit aussi en dépouillant les intestins de leur mucosité , qui est souvent très-long-lemps à se réparer, ou ne se répare jamais ; les nerfs de ces parties restent par-là même dans un état de sensibilité habiluelle, qui influe sur celle de tous les autres. On voit souvent, après une diarrhée abondante, une mobilité si grande, que le jour, le bruit, les odeurs sont insupportables ; l'estomac ne supporte plus rien , et les intestins acquièrent une telle sensibilité , que tout ce qui y passe fait souffrir des douleurs vives , et occasionne des convulsions ; d'ailleurs , l'élat de langueur des nerfs de l'estomac et des intestins , entraîne celui de ceux de tout le. cprpsj le dé-

goût, les maux de cœur qui accompagnent souvent celle maladie; l'insomnie qui en est une suite , contribuent à jeter les nerfs dans un dérangement total; et on ne guérit jamais leurs maladies aussi long-temps que la diarrhée subsiste, à moins qu'elle ne soit critique et n'emporte la cause de la maladie , comme on le voit quelquefois.

§ 42. De toutes les évacuations, il n'y en a point, soit qu'elle soit excessive, soit qu'elle soit insuffisante, qui ait des suites plus funestes que celles des humeurs destinées chez l'un et l'autre sexe, à la reproduction de l'espace. J'ai donné, avec le plus grand détail, le tal leau de ces maux dans un ouvrage oii ces détails étaient nécessaires; ils seraient déplacés ici, et je nie bornerai à rappeler en peu de mots les principaux accidents qui sont la suite de ces excès vénériens, elà présenter quelques observations sur les suites de l'excessive conlinence. Je ferai ici une observation, c'est que le vrai sperme donné aux seuls mâles, étant bien plus travaillé et d'une bien plus grande importance que l'humeur que perdent les femmes , les maux qui résultent de ces excès, sont, en général, bien plus fréquents chez les ])remiers (1); mais cette humeur étant très - suscejjtible chez les femmes de devenir acres, les accidents qui en résultent sont ordinairement plus violenls que chez les hommes.

Les principaux symptômes qui sont la suite de ces excès, et qui dépendent et de l'évacuation même et des mouvements convulsil's qui l'accompagnent, sont l'extrême mobilité, l'affaiblissement général, celui de l'ouïe et de la vue, la diminution de toutes Us facultés, les vapeurs, l'hypochondrie, la paralysie, les convulsions, l'épilepsie même. M. Kimmerniann a vu une jeune femme qui s'était blessée plusieurs fois après des coliques spasmodiques très-fortes, et qui avoua enfin que ces coliques étaient la suite des devoirs conjugaux remplis trop souvent par son mari; ce qui lui occasionnait une extrême faiblesse, et ensuite ces douleurs atroces et insupportables (2).

Les désordres qui résultent de l'hu-

(1) J'ai cependant été consulté pour un mari et une femme chez qui les mêmes excès occasionnaient les mêmes accidents, peut-être même plus forts chez la femme.

(2) Exper., t. ii, p. 363. ,

ET DE LÏURS MALADIES

meur trop amass«fe, corrompue, devenue Acre, sont ordinairement plus prompts, plus violents, et poi tent singulièrement à la lète; ce qui fait qu'ils sont presque toujours accompagnés, ou d'une profonde hypocliondrie avec une pudeur excessive aussi long-lemps que l'on conserve la raison, ou d une folie déclarée avec l'impudicilé la plus effrénée, quand cette raison est perdue ; les accidonis dépendent et de l'irritation physique sur : les nerfs, et de ce que l'élat de désir continu dans lequel elle jelle le cerveau, entraîne tous les inconvénients qui ré- ! sulleiit de l'insomnie, de la tension d'es- ' prit soutenue, de l'inquiétude, de la lioiilc, du désespoir.

Les maux qui dépendent de celte dernière cause, plus secrets encore que ceux I qui dépendent des excès, n'en sont pas I moins réels, et n'en méritent pas moins les soins des médecins; les malades même ont d'autant plus de droit à intéresser, que c'est toujours le sentiment de lu vertu et du devoir qui les a jetés dans cet état, dont le tableau forme un argument si fort contre ces é'Mb'issements cil le premier engagement est de sacri- ' fter à jamais des désirs dont on ne con- I nail pas la force à l'âge où l'on promet l de les vaincre. On verra, dnnsie chapitre \ de la folie, l'histoire bien frappante d'un i curé de Guyenne, que la fougue du i tempérament réprimée par la force de la I volonté, jela dans le délire le plus com- ' plet. Les accidents sont cependant en général plus fréquenis chez les femmes, par la raison déjà alléguée, et jiarce qu'elles ont plus de mœurs. Sans parler des hisloires peut-être trop exagérées des femmes de Milet, et de celles de Lyon dans le quatrième siècle, on a une obiervation bien attestée que la fureur utérine peut être épidémique. Stegman la vit à Mansfeiti, « en juin, juillet, aoiit >) 1G98; il y eut des manies, des mélanj'colieset des fureurs ulérines, qui ré- » gnaient épidémiquement dans cette » ville ; je vis, ajoute t-il, dix huit de ces » dernières (1), » et les succès du mariage chez quelques femmes attaquées de maux de nerfs jjrouveiit l'existence de cette cause. Schmid vit une femme accablée de toutes sortC'^ d'accidents hystériques, qui avait été saignée cent soixante-seize

(1) Àmb. Siegman, Ilistor, epid. Mansfeld, ann. 1698. V. Sydenham, Oper.

Otùn., t. Il, p. 125.

Tissol,

fois, et avait pris Lesncoup d'autres remèdes inutilement, que le seul mariage guérit (i); mais on a abusé de ce petit nombre d'observations, pour en conclure que le mariage est le remède à tous les maux des jeunes personnes; on verra ailleurs qu'il n'y a rien de plus faux, et dans le même endroit où Schmid rapporte l'observation que je Viens de citer, il ajoute celle de l'inutilité du mariage chez une autre femme hystérique.

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