‹ Œuvres de TissotChapitre 68 sur 160 · DES FLEUKS DE ZINC. I · texte numérisé non relu

DES FLEUKS DE ZINC. I

§ 130. L'usage de la fumée du zinc dans les inflammations chroniques des yeux est connu depuis trente-cinq à quarante ans, et on en a l'obligation aux médecins hollandais ; mais ce n'est que depuis huit ans que M. Gaubius a fait i connaître l'usage intérieur des fleurs de zinc comme un remède qui a eu quelques j succès dans les maladies convulsives. Ce 1 remède était un arcane de charlatan. M. Gaubius, l'ayant examiné , le reconnut, et sur ce qu'il avait appris de quelquesuns de ses effets, il crut devoir l'essayer, et il eut à s'en louer plusieurs fois. L'effet le plus marqué fut sur une jeune fille de dix ans.fortdélicate, et qu'une frayeur ' avait jetée dans des maux de nerfs trèsfàcheux : les tremblements, les douleurs, les convulsions, les spasmes , les délires de touîes les formes , les erreurs des sens, les tétanos , se succédaient depuis plusieurs mois, et l'on avait tout essayé- M. Gaubius étant consulté, et ne voyant rien à ajouter à ce que l'on avait fait, crut devoir conseiller les fleurs de zinc , à la dose d'un demi-grain, trois fois par jour. Bientôt le mal s'adoucit, et enfin la ma-

(1) Medicd transacCiom, t. i, çh. xix, p. 442.

ET DE lEtJRS MALAMÈS.

lade se r^taWil loiit-b-faît. M. Gaubius s'en est servi d'autres fois avec des succès aussi très-inarqiu's , mais il n'en a jamais éprouvé aucun dans l'épilepsie. Son ouvrage détermina quelques médecins à l'essayer, et il y en a eu quelques - uns qui en ont obtenu quelques succès, d'autres aucun ; ainsi on peut dire que l'on n'en sait encore que ce que M. G:!ubius nous en a appris. Il ajoute à ses observations que quelques femmes délicates ne peuvent pas en supporter un grain entier sans vomir; et il remarque que la chimie démontre qu'il ^st absorbant, et que ses effets dans l'inflammation des yeuxdémontrent qu'il est astringi nt; mais il n'entreprend point d'expliquer la façon dont il agit; et en eflet, une médiocre RStriction et la vertu absorbante ne suffisent pas pour expliquer d'aussi grands effets, et surtout la qualité émétique.à de si petites doses (1).

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