‹ Œuvres de TissotChapitre 73 sur 160 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

DE l'ÉPILHPSIE.

§ 1 . L'épilepsie est une maladie convulsive dont chaque accès fait perdre surle-champ le sentiment et la connaissance, et est accompagné de mouvements convulsifs plus ou moins violents, et dans lin plus ou moins grand nombre de parties (2j. — Quand on dit , en la définissant, qu'elle est accompagnée de convulsions violentes de toutes les parties, cette définition n'est pas applicable à toules les epilepsies, puisqu'il y en a dans lesquelles les convulsions ne sont ni fortes ni générales. — L'écume de la bouche et la forte contraction des pouces, que quelques médecins regardent aussi comme des ca-

(1) Il faut nécessairement qu'il y ait une proporlion enlre la digestibilité des alimenls et l'action de l'air : le monta-» gnard ne digère plus, dans la plaine, les alimenls lenaces, visqueux, laileux, dont il se nourrissaii habituellement et avec succès sur les hauteurs.

(2) Cette maladie a eu de tous temps plusieurs noms : on l'appelle encore aujourd'hui mal caduc, haut mal, mal de terre, mal Saint-Jean. Les anciens l'appelaient mal d'Hercule, mal des Comices, et surtout maladie sacrée ou divine, nom dont llippocrate a déjà fait sentir le ridicule, en prouvant que quelque terrible qu'elle soit, elle n'a rien que de très-naturel el qu'elle dépend des causes physiques tout comme les autres. De Morbo sacro, cap. iir. Charter, t. x, p. 478.

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ractères spécifiques de celle maladie , ne le sont point: j'ai vu, comme tous les médecins, des accès dans lesquels les malades n'écumaient point, et la contraction involontaire des pouces est , comme on l'a vu ailleurs, un symptôme de plusieurs maladies convulsives qui ne sont point l'épilepsie.

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