DES VERTS
celle qui est produite par une irritation qui , ayant son siège hors du cerveau , commence par irriter les nerfs dans celte partie; ils transmettent cette irritation au cerveau , et quand elle y est parvenue, le malade tombe dans l'accès.
Cette division de l'épilepsie en idiopathique et en sympathique a été connue très anciennement ; l'on voit déjà dans Hippocrate des convulsions qui attaquaient singulièrement la tête , et qui avaient évidemment leur cause première dans l'estomac , puisque des vomissements bilieux les soulageaient sur - lechamp (1). Aretée est positif sur cet article : Chez les uns , dit-il , le siège du mal est dans la tête ; chez les antres , il commence par des nerfs fort éloignés (2). Galien a indiqué trois différentes épiiepsies : Le cerveau , dit-il, est affecté dans toutes, mais dans la première la cause de l'irrilation se produit dans le cerveau même; dans la seconde , elle vient de l'estomac; dans la troisième, qui est la plus rare, de quelques-unes des parties extérieures du corps (3). Alexandre de Tra/Ze^ a adopté la division de Galien (4), qui a été suivie ensuite assez généralement ; mais elle n'est pas complète, et les observateurs ont vu l'épilepsie naître de plusieurs autres organes. Les parties de la génération sont celles qui , après l'estomac, contribuent le plus souvent à produire cette maladie, et il n'y en a peutêtre aucune oii elle ne puisse avoir son siège ; mais , pour plus d'ordre , on peut diviser les épilepsies sympathiques en celles qui ont leur siège dans quelque partie interne , et celles qui l'ont dans quelque partie externe.
ARTICLE IV. DES ÉpiLEPSIES SYMPATHIQUES