‹ Œuvres de TissotChapitre 77 sur 160 · ARTICLE VIII. — DES CAUSES QUI DETEKMINEMT LE SANG A LA TETE · texte numérisé non relu

ARTICLE VIII. — DES CAUSES QUI DETEKMINEMT LE SANG A LA TETE

§ 51. Je viens de faire une longue énumération des causes de l'épilepsie qui ont un siège fixe dans quelques parties du corps, et qui paraissent tenir au vice des solides; mais elles ne sont pas les seules. Souvent cette maladie est produite uniquement par le vice des humeurs qui irritent le cerveau, ou par leur quantité, ou par leur àcreté. Hippocrate a déjà rangé la pléthore parmi les causes les plus fréquentes de cette

(1) Ibid., sect. xn, addifam, obs. 5, p. 295.

(2) Celle épilepsie produite par un coup sur l'os pariétal , en rappelle une lie Langius, qui vit et guéril une jeune fille qui reçut à la tempe un coup de poing d'un fou, qui lui occasionna plusieurs accès. Langii, Eplstol., l, i, ep. 10.

(5) Observntions takcn from dissection of morbid, bodies, secl. j, obs, 9, p. 17.

maladie , et il n'y a aucun médecin qui n'ait eu bien des occasions de s'en convaincre. Une pléthore très-forte peut irriter assez le cerveau le plus sain pour produire un accès, et faire naître cette disposition épileptiquedont j'ai parlé plus haut, qui, étant une fois formée, se renouvelle alors par une pléthore bien moins considérable ; et l'on verra dans la suite de ce chapitre combien les saignées sont utiles dans cette maladie, en diminuant la pléthore , qui est si bien attestée par tous les observateurs et par toutes les oliservations. — Drelincourt, professeui à Leyde , parle d'un jeune homme fort, robuste et très-sanguin , qui, jouant à la paume au sortir d'un dîner fort abondant, fut attaqué d'une épilepsie violente qui, récidivant après quelques moments de calme, le tua au bout de quelques heures. Au premier coup d'œil, ditil, le cadavre nous offrit un spectacle horrible; le visage, le cou , la poitrine étaient livides ; le sang coulait de la bouche et du nez , et quand j'ouvris le cerveau, je trouvai les artères des membranes et celles du cerveau gorgées d'un sang noir et épais, dont une partie même avait crevé ses vaisseaux et s'étnit épanchée (l). Wepfer ouvrit le cadavre d'un garçoa boulanger, sujet pendant quelque temps à la catalepsie, ensuite cpileptique , qui périt dans un accès violent , et dont les vaisseaux des membranes, du cerveau et du plexus-choroïde étaient excessivement engorgés ; il y avait outre cela près d'une livre de sang épanché. Excepté la tension des vaisseaux du cerveau , on ne trouva ni dans l'un ni dans l'autre de ces cadavres aucun autre vice dans cé viscère qui pût êire regardé comme cause de la maladie (2). Le cuisinier et 1* porte-faix dont parle M. Morgagni , em^ portés l'un et l'autre par un accès d'épilepsie, ne laissèrent non plus apercevoir aucun autre vice dans la tète qu'un trèsgrand engorgement des vaisseaux (3). Lè docteur Johnstone, en ouvrant le cadavre d'un jeune homme de dix ans , mort aussi dans l'accès , trouva les vaisseaux de la pie-mère, du cerveau et du pU xuschoroïde prodigieusement pleins et plus

(1) Sepulchr., ibid., additam, obs. 6, p. 294. L'exercice violent de la paumè contribua sans doute beaucoup à cet accident.

(2) Wepfer, p. 305.

(3) Epist. IX, 5 12 et l 4,

distendus de sans f|u'il ne les avait jamais vus dans d'autres dissections; en coupant la substance du cerveau, il en coulait des gouttes de sang beaucoup plus abondamment qu'à l'ordinaire (I).

Et W. Meckel, qui a ouvert tant de cerveaux , déclare positivement qu'il ne l'a jamais trouvé engorgé d'autant de sang que dans le cadavre d'un épileplique mort à l'hôpital des fous à Berlin (2).

§ 62. J'ai vu un homme fort et robuste , âgé de quarante-quatre ans, sujet à l'épilepsie depuis sept ans, et qui avait sept ou huit accès toutes les années, chez lequel l'examen le plus attentif pendant onze mois ne me laissa soupçonner aucune cause possible d'cpilepsie idiopathique et sympathique que la pléthore; à l'aide des saignées et du régime, il fut six mois sans accès. Après avoir beaucoup marché et bu beaucoup de vin, dont il ne faisait presque plus d'usage, un jour de St-Jacques , il prit un accès en entrant au lit : l'accès de convulsion fut violent, mais court ; il dégénéra en apoplexie, et le malade mourut au bout de cinq heures. Le sang ruisselait presque par le nez, la bouche, les oreilles; il avait le visage et le cou plutôt noirs que livides; et il me paraît qu'il n'est pas possible de se refuser à croire que la pléthore était la seule cause du mal ; il a diminué, quand on l'a diminuée par les saignées et le régime; et quand, après cette diminution, la masse du sang a tout-à-coup été augmentée et raréliée par beaucoup de vin et déterminée au cerveau par la chaleur du soleil , elle a produit une attaque mortelle. Celte observation me rappelle un étranger qui me fit consulter depuis, à Montpellier, au mois de mars 1708 , et dont le mémoire, qui offre des fails rares et intéressants, ne sera pas déplacé ici : on y verra les mauvais effets de tout ce qui augmente la raréfaction des humeurs et les détermine à la tête. — Dès les premiers mois de son enfance, le malade, qui a actuellement trente ans, avait eu des cautères au cou , apparemment pour remédier à quelques accès coavulsifs :

(1 ) Médical, obaervat. and inquh'ies, vol. Il, n. 6, p. 115. Il trouva aussi une liydatide de la grosseur d'une balle de pistolet, adhérente au plexus choroïde.

(2) Recherches analomico physiologiques stii- les cituses de la folie. Mémoires de Berlin, 17C0, cbs. 10.

ces premiers furent fermés, et quelques années après on en fit un autre au bias qui a subsisté jusques à l'âge de dix huit ans. A cette époque, le malade alla à l'Université : pendant qu'il y fut et les années suivantes, pendant près de dix ans, il eut à essuyer quelques chagrins, des contradictions, peut-être il buvait trop, et il fut obligé d'embrasser un genre de vie qui lui déplut. En entrant dans sa trentième année, il a été attaqué des accès qu'on va décrire.

Au mois de mars 17G7, étant à souper, l'on s'aperçut que sa bouche était de travers et ses yeux hagards ; il fit tout-à-coup une violente contors'on avec une espèce de rugissement, et il allait tomber à terre quand on le soutint; le visage devint fort rouge, il fut plus d'une demi-heure dans de très-grandes convulsions et toute la nuit dans un étal de stupeur et d'assoupissement ; ensuite il se remit jusques au

10 de mai, qu'il eut vraisemblablement un accès pendant la nuit , puisque sa langue avait clé mordue et qu'il était ensanglanté. On lui donna le matin un émétique, et il resta fort mal.ide tout le 10; le 1 1 il parut bien ; mais le soir, après avoir fait un tour de promenade, il parut tout-à coup slupide et hébété ; on le fit asseoir un instant sur la porte de sa maison ; quand on voulut le faire entrer,

11 tourna la tête de côté et perdit toute connaissance; il resta plus de deux heures dans cet état, regardant ses mains; tout-à-coup il entra dans un accès beaucoup plus fort que le premier qui dura plus d'une heure ; et, dès cet instant, il fut pendant six jours sans connaissance et sans mémoire. — Le 26 juillet, étant à Bagnères, il but les eaux de bon matin, se baigna à neuf heures, se remit au lit, et se relevant h onze heures et demie, il se sentit mal, se plaignit du froid; son nez et ses pieds avaient le froid d'un cadavre. Après s'être chauffé, il rentra au lit, et resta tout heOete jusques à six heures du soir, qu'il se trouva bien et se releva ; les jours suivants il fut fort abattu. — Le 3 août, il .se portait bien et était fort gai; il l'est ordinairement avant l'attaque; peut-être qu'alors, comme dans une légère fièvre ou dans un premier degré d'ivresse, le commencement d'engorgement dans le cerveau produit cette gaîté maladive, qui est un léger délire; mais à neuf heures du soir, on s'aperçut que la parole lui manquait; il voulut se coucher, demanda avec ])eine à boire, perdit enticiemcnl la. parole , et

ET DE LEURS MALADIES

fut fou et frénétique toute la nuit; le lendemain à huit heures du matin , il commença à se remettre en pleurant prodigieusement, sans recouvrer cependant la parole jusqu'à quatre heures du soir. — Le 1 2 septembre , étant à Cauterets , où il avait pris pendant quatre jours les bains les plus chauds, il monta à cheval à siï heures du matin pour aller à Barèges. Il faisait fort chaud , le soleil était fort ardent, et il eut un mouvement de colère très-vif; une demi-heure après son arrivée à Barèges, il perdit entièrement la parole, mais prit du papier, un crayon , et écrivit : « je me porte bien , mais je ne puis parler. » IJieniôl il perdit la connaissance, et resta ainsi quelques jours sans parole et sans connaissance, lu bouche toujours ouverte et les jeux bagnards ; alors il reconnut un peu la personne qui le soignait toujours ; mais ses sens et sa mémoire n'étaient point dans leur assiette. Il quitta Barèges le 29, sans aucune présence d'esprit, ubattu et assoupi; ]ieu à peu il revint à son état naturel. — Le 25 novembre, environ neuf heures du soir, il eut une courte attaque d'épilepsie, mais il fut pendant deux heures et demie sans parole et sans connaissance. — On ne détaille point les autres accès; l'on ajoute seulement que, dans la première attaque, il eut des marques très-rouges au front et dessus le nez, qui ne se dissipèrent parfaitement qu'au bout d'un mois : il est aussi à observer qu'il a toujours eu les mains et les pieds extrêmement froids. — Ce sentiment de froid aux extrémités est assez commun à toutes les personnes sujettes aux maux de nerfs ; je l'ai surtout remarqué très-souvent chez les cpileptiques qui sont toujours d'autant mieux qu'ils l'éprouvent moins, et il n'y a point de médecin qui n'ait pu observer que souvent l'afFaiblissement des jambes chez les vieillards est un présage d'apoplexie: cet aftaiblissemenl est, aussi bien que le sentiment de froid , l'eflét de la compression des nerfs à leur origine. J'examinerai plus bas quel devait être l'effet des bains sur le malade dont je viens de parler, et je donnerai le traitement que je lui conseillai.

§ 6-3. Chez un grand nombre d'autrts épileptiques , j 'ai vu également les preuves les plus marquées de la pléthore, et je réitère que c'est une des causes les plus fréquentes ; mais lors même qu'elle n'est pas la seule, elle devient très-fréquemment la cause occasionnelle qui déler-

mine l'action de la cause prédisposante , comme on le verra dans la suite de ce chapitre. J'ai vu un jeune homme de trente ans, qui était sujet à cette maladie depuis trois ans, et chez qui tous les accès étaient suivis d'une hémorrhagie, aussitôt l'accès passé , ou dans l'espace de trente-six heures ; elle ne manquait pas une fois sur dix accès.

§ 54. C'est en augmentant la pléthore que la suppression des hémorrhagies habituelles occasionne cette maladie : on voit cela arriver assez souvent chez les jeunes personnes du sexe, à qui cette suppression, si elles ont les nerfs sensibles, donne (piel(|uelois des accidents d'une violence étonnante; d'autres fois leur procure des convuisionssimples, non épileptiques, qui sont moins fâcheuses, mais bien plus douloureuses. J'ai vu cette su|)pression occasionner des accès d'épilepsie fréquents et irréguliers, et j'ai encore sous les yeux une personne de vingt-trois ans , qui , n'ayant point ses règles depuis dix- sept mois , a eu , depuis treize, un accès de véritable épilepsie, précisément à toutes les époques où elles devaient revenir. Le premier arriva après un usage assez long d'emménagogues chauds, dont elle a malheureusement continué l'usage trop long-temps ; je les ai absolument supprimés, et j'attends avec confiance son rétablissement d'une cure bien différente. — Quand la suppression se joint à une épilepsie qui dépend d'une autre cause, elle l'aggrave constamment, et, quoiqu'en guérissant la suppression on ne guérisse point l'épilepsie , on ne peut cependant point espérer de guérir l'épilepsie aussi long-temps que la suppression durera. — Avant que de quitter cet article , je crois devoir faire observer que la suppression des règles occasionne l'épilepsie , non seulement en produisant une pléthore, mais aussi en ce que l'engorgement de l'utérus est un vice qui devient un principe d'irritation, et rentre dans la classe des épilepsies sympathiques dont j'ai parlé § 20 et 27.

On trouve dans le Journal de Médecine (1) l'histoire d'une fille de vingt-un ans , dont les règles se supprimèrent au printemps : elle essuya fréquemment des douleurs de tête , des saignements de nez, des éblouissemenls, des vertiges, des maux de gorge passagers ; huit jours avant la Saint-Jean, elle sentit, pendant quel-

(1) ï. XXX, p. 440.

ques minutes , sa vue s'affaiblir ; les objels lui parurent tourner; elle saigna du nez , et tomba dans un accès d'épilepsie ; ils revinrent constamment tous les jours et même deux fois par jour, très-l'orts, et ils duraient toujours au moins un quartd'heure , jusqu'à ce que M. du Boueix, son médecin, eut commencé à lui donner des remèdes qui la soulagèrent d'abord, et la guérirent radicalement en rappelant les règles.

§ 65. Les épilepsies sont plus rarement une suite de la suppression des hémorrhoïdes que des règles, et il y en a plusieurs raisons : la première, c'est que les hcuiorrlioïdes sont une évacuation maladive, bien moins essentielle par là même que les règles: elles sont une habitude de santé dérangée , les règles un caractère de bonne santé; la seconde, c'est que les hémorrhoïdes altaquen t plus souvent les hommes qui, comu)e je l'ai dit, sont moins sujets à l'épilepsie que les femmes; la troisième, c'est que les suppressions d'hémorrhoïdes sont plus ordinaires chez les hommes d'un certain âge, peu convulsibles, et les suppressions des règles chez les jeunes filles qui le sont beaucoup. On voit cependant des épilepsies héuiorrhoïdaires , si l'on peut leur donner ce nom. Zacutus Lusilanus en cile un exemple chez une femme hémorrhoïdaire dès long-temps, que les hémorrhoïdes supprimées rendirent épileptique, et que leur cours, rélabli par l'application des sangsues, guérit (Ij. Rliodius cite une épilepsie guérie par le flux des hémorrhoïdes (2). J'en ai vu une chez un jeune homme de quinze ans, occasionnée par la suppression d'une liémorrhagie des narines , qu'il éprouvait très-fréquemment et très-abondamment; il la supprima totalement parl'application d'une eautiu' un vieux domestique lui donna; quelques semaines après, il lui ])rit de violents maux de tête , et, au bout de trois mois, des accès d'épilepsie trèsforts, qui revenaient à peu près tous les quinze jours, et qui, joints aux maux de tête continus et à une petite fièvre, avaient si fort affaibli ses facultés et son corps, que, quand je le vis, je jugeai qu'il n'avait guère que quelques semaines à vivre. — Hippocrate compte l'épilepsie parmi les maladies du printemps (3), et

j'ai observé moi-même que plusieurs épilepliqui's sont plus mal dans cette saison; on peut regarder cela comme un eiîet de la pléihore, qui existe presque toujours à celte époque. Les humeurs s'accumulent pendant l'hiver par l'inaction et la nature des aliments; la chaleur les raréfie au printemps, et le cerveau étant irrité par la quantité et par l'âcreté , les accès redoublent.

§ 6G. Quelquefois l'épilepsie est occasionnée par la pléthore des vaisseaux de la têle, sans que le malade ait trop de sang; mais il se forme une pléthore particulière dans cet organe , comme cela arrive souvent dans d'autres, et cette pléthore particulière peut dépendre de ])lusieurs causes , que j'examinerai ailleurs, en parlant de la difficulté qu'il y a à la détruire ; mais on en trouve, dans les Actes des Savants de Leipsick une bien singulière, indi(iuée par M. Spon (f). Un homme de quarante-deux ans menait depuis long-temps une vie valétudinaire, et depuis trois ans il était sujet à de fréquents accès d'épilepsie, et avait eu une hydropisie de poitrine; enfin, au mois de juillet 1652, il eut six accès depuis six heures du matin jusqu'à midi : le premier lai fit perdre la i>arole qu'il ne recouvra plus ; le dernier le tua. On trouva le lobe droit du cerveau enflammé et beaucoup de sang épanché, et les veines jugulaires internes en grande partie obstruées par une humeur durcie ; cet embarras , gênant le retour du sang, produisit des accès d'épilepsie qui , de légers et rares dans les commencements, dit Spon , augmentèrent à mesure que l'obstruction fit des pioijrès. Il n'est pas vraisemblable qu'Hippocrate se soit instruit par la dissection de l'obstruction des veines jugulaires ; mais il avait bien connu ces pléthores particulières des diH'érents organes , et avait bien vu que l'épilepsie pouvait en être l'effet. L'épilepsie se forme, dit il. lorsqw. les veines s'obstruent de di^e'rente^ focons, et que le moui>emenl du sang étant ^êné , il ira\-erse plus dijjirileincrtt certains vaisseaux, ou s'y ai rête (2).

§ 57. L'on comprend par le paragraphe précédent que tout ce qui peut augmenter la quantité de sang ou le déterminer à se porter plus abondamment à la tête,

(1) Praxis admir., lib. i, obs. 25.

(2) Observ., cent, i, obs. C5.

(3) Apfior., lib. lii, oph, 20.

(1) Act. eruditor., Leips., ann, 1682; et Sepulchr., p. 299.

(2) De Flalibus, Focs, t. i, p, 300.

ET DE LEURS MALADIES

doit occasionner l'épilepsie, et cela n'est que trop vérifié par l'événement. Brassavolus, médecin de Ferrare , nous a i conservé , dans ses commentaires sur [ Hippocrate, l'observation d'un malade que l'usage du vin de Crète rendit épileptique , et qui en eut plusieurs accès en très-peu de temps. J'ai vu un homme de vingt-trois ans , que le seul excès de vin avait jeté , dès l'âge de vingt ans, dans un tremblement général ; à vingt-deux ans, il fut épileptique ; à vingt-trois quand je le vis , il avait un accès d'épilepsie à peu près toutes les semaines, il était presque paralytique de la cuisse et de la jambe gauche, et il devenait rapidement imbécille.

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