‹ Œuvres de Victor Hugo NotreDame de Paris 1482Chapitre 100 sur 114 · I.E PETIT SOüUER · texte numérisé non relu

I.E PETIT SOüUER

étaient iMicore fort près du péril. Les édifices les plus rapprochés d'eux étaient l'évcclié et r('<;lise. Il y avait visildcnient un firand désordre intérieur dans l’évèché. Sa niasse ténéhreuse était toute sillonnée de lumières (jui y couraient d’une fenêtre à l’autre; comme, lorsqu’on vi(*nt de liri'iler du papier, il reste un sonilire édifice de cendri' où de \iv(‘s étincelli'S font mille courses hi/arres. A côté, les énormes tours de Notre-Dame, ainsi vues de derrière avec la lon;,me nef sur lacpielle elles se dressent, découpées en noir sur la roufte et v.aste lueur ipii emplissait le Parvis, ressem filaient aux deux clienets gijfantesques d’un feu de cyclones.

Ce (ju'on voyait de Paris de tous côtés oscillait <à l’œil dans uneomfire mêlée de liimiire. Reiiilirandt a de ces fonds de tafileau.

L’Iioinme à la lanterne marclia droit à la pointe du Terrain. Il y avait là, au fiord extrême de l’eau, le défiris vermoulu d’iiiie haie de pieux maillée de lattes où une fiasse vif^ne accnK'fiait quelques maij^res liranclies étendues comme les doij^ts d’une main ouverte. Derrière, dans l’onifire ipie faisait ce treillis, une petite fiaripie était cacliée. L’Iiomme fit si^me à (îringoire et à sa eompa^fne d’y entrer. La chèvre les y suivit. L’Iiomme y descendit le dernier. Puis il covqia l’amarre du fiateau, r('loif,nia de terre avec un lon;{ croc, et, saisissant deux rames, s’assit à l’avant, en ramant de toutes ses forces mts le lar;;e. La Seine («st fort rapide en cet endroit, et il eut assez de peine à quitter la pointe de l'île.

Le premier soin de liriii^'oirc en entrant dans le fiateau fut de mettre la chèvre sur ses |i:enoux. 11 prit place à l’arrière, et la jeune filli', à ijiii rinconnii inspirait une inquiétude indéfinissafile, vint s’asseoir et se si'rrer contre le poète.

Quand notre philosophe sentit le fiateau s’éfiranler, il fiattit des mains, et liaisa Djali entre les cornes. — (lli! ditil. nous voilà sauvés tous quatre. 11 ajouta, avec une mine de profond penseur ; — On est ofili<>é, quelquefois à la fortune, quelquefois à la ruse, de l’iieiireuse issue des ;;raiu!es entreprises.

I/C fiateau vof,niait lentement vers la rive droite. La jeune fille observait avec une terreur secrète l’inconnu. Il avait relvoucfié soif;neusement la lumière de sa lanterne sourde. On l’entrevoyait dans l’ofisciirité, à l’avant du fiateau, lonime un spectre. Sa carapoiie. toujours baissée, lui faisait une

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