UNE MUT DE NOCES
.Vu bout de ipielqucs instants, notre poète se trouva dans une petite chambre voûtée en ogive, bien close, bien chaude, assis devant une table qui ne paraissait pas demander mieux que de faire quelques emprunts à un garde-manger suspendu tout auprès, ayant un bon lit en perspective, et tète à tète avec une jolie fille. L’aventure tenait de l’enchantement. 11 commençait à se prendre sérieusement pour un personnage de conte de fées ; de temps en temps il jetait les yeux autour du lui comme jiour chercher si le char de feu attelé de deux chimères ailées, qui avait seul pu le transporter si rapidement de tartare au paradis, était encore là. Par moments aussi il attachait obstinément sou regard aux trous de son poiirjioint, afin de se cramponner à la réalité et de ne pas perdre terre tout à fait. Sa raison, ballottée dans les espaces imaginaires, ne tenait plus qu’à ce fil.
La jeune fille ne paraissait faire aucune attention à lui ;