‹ Œuvres de VoltaireChapitre 171 sur 182 · LETTRE CRITIQUE, ETC · texte numérisé non relu

LETTRE CRITIQUE, ETC

La molle volupté, le luxe de nos villes.

Filent ces jours sereins, ces jours que nous devons

Au sang de nos guerriers, aux périls des Bourbons.

(Vers 140, elc)

C'est moi , sans doute, et toute ma société, qu'il a eue en vue; mais nous le perdrons à la cour de Hanovre. Nous ferons voir à toute la terre que son ouvrage est plein de mensonges.

Il y a un jeune officier dont il dit dans ses notes (note3o) que le cheval a été tué sous lui, et nous savons de science certaine, par le gazetier de Cologne, que ce cheval n'a eu que trois halles dans le corps, et qu'un maréchal a promis, foi d'homme d'honneur, de le guérir. Il y a bien d'autres impostures pareilles, qu'on relèvera, aussi bien que l'insolence de faire cinq ou six éditions de cette pièce ridicule, pour faire plaisir à son libraire. Encore je lui pardonnerais s'il avait dit quelque petit mot de moi, et s'il avait parlé de ma beauté à propos de la bataille de Fontenoi. Il pouvait très bien dire qu'un de ces jeunes officiers, dont il vante les grâces, a été amoureux deux jours d'une de mes cousines, et qu'il voulut même lui faire une infidélité pour moi, le premier jour : et assurément on peut dire que ma cousine ne me valait pas; elle a trois ans et demi de plus que moi, et elle est tout engoncée. C'est de quoi je veux vous entretenir ce soir à fond; car, en vérité, je suis très fâchée contre ma cousine.

Adieu, monsieur; le ( a va g noie m'attend.

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