‹ Œuvres de VoltaireChapitre 176 sur 182 · MANIFESTE DU ROI DE FRANCE · texte numérisé non relu

MANIFESTE DU ROI DE FRANCE

le dessein et clans l'assurance de pacifier par-là l'Angleterre et l'Europe, pleinement convaincu que le sérénissime prince Edouard met sa confiance dans

leur bonne volonté; qu'il regarde leur liberté, le maintien de leurs lois, et leur bonbeur, comme le but de toutes ses entreprises; et qu'enfin les plus grands rois d'Angleterre sont ceux qui , élevés comme lui dans l'adversité, ont mérité l'amour de la nation.

C'est dans ces sentiments que le roi secourt leur prince, qui est venu se jeter entre leurs bras; le fils de celui qui naquit l'héritier légitime de trois royaumes; le guerrier qui, malgré sa valeur, n'attend que d'eux et de leurs lois la confirmation de ses droits les plus sacrés; qui ne peut jamais avoir d'intérêts que les leurs, et dont les vertus enfin ont attendri les ames les plus prévenues contre sa cause.

Il espère qu'une telle occasion réunira deux nations qui doivent réciproquement s'estimer, qui sont liées naturellement par les besoins mutuels de leur commerce, et qui doivent l'être ici par les intérêts d'un prince qui mérite les vœux de toutes les nations.

Le duc de Richelieu, commandant les troupes de sa majesté le roi de France, adresse cette déclaration à tous les fidèles citoyens des trois royaumes de la Grande-Bretagne, et les assure de la protection constante du roi son maître. Il vient se joindre à l'héritier de leurs anciens rois , et répandre comme lui son sang pour leur service.

Page 1