CHAPITRE XYII
petit-fik de Roger Bigot» en lâOl. — Allons Aoac ! vons remontez au XIV* siècle » et je vous parle, moi» de ees Mowbray de Sarnt^ Ronan. .. Maintenant tftchez de ne pas vous rendormir avant d'avoir répondue ma question... Ne me regardez point comme un lièvre effaré... je ne vous dis rien qui seute la haute trahison. •
Le ministre garda un moment le silence... comme feit ordinal'» rement un homme distrait qui ressaisit le cours de ses idées , ou comme un somnambule subitement éveillé... £t il répondit ensuite, en hésitant :
« Mowbray de Saint-Ronan Ah ! oui! je connais cela... j'ai
connu cette Camille. — Us vont donner une mascarade , un bal paré, un spectacle de société , et quoi encore? > dit M. Touchwood en prenant sa carte.
« J'ai vu quelque chose de semblable , il y a quinze jours » reprit M. Cargiil ; j'ai re<2u moi-même une carte comme celle-là. J'en ai vu une du moins. — Et étesnvous bien sûr que vous n'avez point déféré à cette invitation? demanda le nabab. — Déféré à cette invitation! vous plaisantez, monsieur Touchwood. — Mais , en ètesvous bien sûr? > répéta M. Touchwood, qui avait remarqué, à son extrême amusement , que le savant théologien avait tellement la conscience de sçs distractions, qu'il n'était positivement sûr de rien.
« Bien sur , » répéta-t-il avec embarras : « ma mémoire est si mauvaise que je n'aime à rien affirmer. . . mais si j'avais fait une chose si éloignée de mes habitudes ordinaires , j'en aurais conservé le souvenir... on peut croire... et... je suis sûr que je n'ai point été à cette (fete. ^ Et cela vous aurait été bien difficile , » répliqua le nabab , riant de la marche que l'esprit de son ami avait été obligé de suivre pour éclaircir ses doutes... « car cette fftte n'a pas eu lieu... elle a été remise ; et voici la seconde invitation... il y aura une carte pour vous , M vous en. avez reçu une la première fois....; Allons , docteur, allons : il faut y venir; nous nous y rendrons ensemble... moi, sous le costume d'iman... car je puis dire mon bis mUlah aussi bien qu'aucun hadgi du monde. . . vous sous celui de Cardinal, ou tel autre que vous choisirez. — Comment? moi ! répondit le ministre ; cela ne conviendrait point à ma profession , monsieur Touchwood... c'est une folie qui ne s'accorde nullement avec mes habitudes. —Tant mienx !... vous changerez d'habitudes.
« Vous ferez bien d'y aller, monsieur Cargiil, dit mistress Dods, car ce pourra bien être la dernière fois que vous verrez miss Mow*
brfty... m tt qu'dte n se rtmitt > et aller deffleorèr en ÂDgte* terre atec juai de eès eouetos ^i «Mt là-bas atl borâ dé là marêi. m^ Mâirlée! s'écria le mifiiftre^ est-ce pessiMe ? — Qtfy a-t-il d'iiil^ poMible^ monsieur Cargltl ^ fttaod vom voyez des tom âe tDâfief chaque jour , et par ?etre eBÎreraiie encore ?«.. YcMs pewez ^eiit- Mre 4uela paante fiile n'ayaut pas ]a tète tottt-ii«fttit à elle... toais ai les sages seuM se nariaieDi , ce monde serait Mentdt SépëH^é: |e cr«kis que ee sont les sage» comme tous, monsietir Car^ill , et comme moi , qui ue se marient point. . . Dieu nous conservée ! . . . Yodi trôuvez-TOus mail.. voidezWous preifdre qtietqtie chose? -^ ResiHrea mon eau de rose ^ dit M. Tooctawood ; ce parfom ressuseiteraH ttfl mort... Cammeat , au nom du diable ! qu'est^^e que eeM yeut dire?... vous étiez parfeitement bien il n'y a qu'un instttDl. ^ Une doidenr subtte, > répondît M. CargiB en reprenant tei sefis; t mifs je tne sens rnieux âf présent. — OU î monsieur Garnit , r^ pondit mistf esf Dods , cela tlefit de f os kmgs jébnes. — Odi, bontN^ datoe^ intèroorpit M. TofMtrwÀod^ de^ 4^îl se cfourrit de M aigre et de mauvais pois. Le plus petit ffiOrceaii de Murriture thréti^ne esl alors r^^Jeté par l'estoflidfC^ cooMe mt pMtH gtMkbmtae refftse sa porte à un riebe f oisfo de peur de M Msser v6i^ M misère du pays. — Et paife-t^n rMlemeM à Saiat-Bôàaâ da mariage de miss Mowbray ? demanda le curé. — Oui, en vérité, tépo»dtt mistresa Doda; c'est tme notnelle de Nelty la trotteur, et ^pioiqu'eUé aime à bohre un coup , je m p%me pafs qtt'ette ^t «âpa^ Ûe d'en inventer de bosses ^ eu de aa'aor veadr rapporter, ïmot 4ii m^ une bonne pratipe. — €eci^ mérite téSniotti ' reprit M. Gatgill , coflMe se parlant à lui-même.
< Oui, assorémeety dit milstress Dods; ee serait un péébé et oa seandftie s'ils emj^oyaient cette cymbale retentissante qn^on iK>flnaéf Ghatterlt > quand il y a dans le pays une véritable trompette pr^s* bylérienae, comsné vous, M. Cargilt. «^ C'est vrar, c'est vrai, bonne mistresa DOds, dit le nabab. Les gants et les rnbans sont des ebe&ea de ^Ique importance , et M. Cargill t^a bien de venir avec aaoi à ces r^ouissances maudites pour veiller à ses nitérèts. — - Il faut que je parle à la jeune dame , > réplicpia le minisli'e avec un »r distrait. — Bien dit, mon ami , grand connaisseur en lettres gothiques, reprit le n<d)ab. Vous viendrez avec moi , et otms leiff apprendrons à se soumettre à notre sainte mère TEglise, je vousti garantis... Ah! Tidée de se voir ainsi couper l'herbe sous le pied tkerait un santon de seaeontenqplatimal... Quel eastome {feih
CfRÀf ITRE XYIIL 111
^m^\w% 7^ Uçn co^tumci ordinaire , n'^ doute^^ pas » » répo&di^ le tb^oiic^ieii siortant de &a râverie.
f Bk^y vaq^ diYez encore raison : iU pourront ^(Miloir foriner le 9(QBiHd eocyngal au moment mèo^e ; et qui voudrait être nparié par fm ecclésiastique en wiscarade? Quoi qu'il en soit, nous irons à ia fôte««. c'est une affaire arrangée. «
Le ininîstre donna son consentement, sous la réserve toutefois qu'il recevrait une invitation; et, comme il en trouva une à son retour au préshylère, il n'eut point de moyen de se rétracter , quan4 même il l'eut scmbaité.