‹ OEUVRES DE WALTER SCOTT (volume 2)Chapitre 125 sur 161 · CHAPITRE XXV. . 34t · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV. . 34t

nir qu'avec le tiHnbeau. Si mon frère vous amène ici, je ne peux m'y opposer .>.... Mais vous n'y viendrez pas de mon consentement ; et, si j'en avais le choix, j'aimerais mieux devenir aveugle pour la

vie que de pouvoir ouvrir les yeux pour vous^oir j*aimerais

mieux que mes oreilles fussent bouchées avec la terre du tombeau que d'ent^dre encore votre voix ! »

Le comte d'Etberington sourit fièrement, et répliqua: « Je puis, madame, endurer même ce langage sans ressentiment; si inquiète, si jalouse que vous soyez d'ôter toute grâce et toute bonté à votre cons^tement, j'accepte la permission de vous visiter qu'impliquent vos paroles. — Ne les interprétez pas ainsi, répliqua-t-elle; je me soumets seulement à votre présence comme à un mal inévitable. Le ciel m'est témoin que, si ce n'était pcnir éviter un mal plus grand et plus terrible , je ne pousserais pas même la condescendance si loin. — Que condescendance soit donc le mot, dit*il ; et reconnaissant de votre condescendance, miss Mowbray, je ne divulguerai rien de ce que vous désirez tenir secret; et, à moins d'y être absolument forcé pour ma légitime défense, vous pouvez en

être sûre, je n'emploierai la violence ccmtre personne Je vous

délivre de ma présence ! »

En parlant ainsi il quitta Tappartement.

Page 1