‹ OEUVRES DE WALTER SCOTT (volume 2)Chapitre 136 sur 161 · MÉDIATION · texte numérisé non relu

MÉDIATION

... AUes-Toiifl-eii donc! Noai ne sonffrironi pas maintenant qu^on nous répUqae; nons tont fiiisoni bea jea , ayez la aagesse d'en profiter.

Shakspbabb. Hmri IV, première partie.

L'intention de Tyrrel , en se levant de bonne heure , avait été d'éviter une nouvelle entrevue avec M. Touchwood , ayant à s*occuper d'une affaire où Fintervention oiScieuse de ce personnage l'aurait probablement gêné. Il n'ignorait pas que sa réputation avait été attaquée aux Eaux , et il avait résolu d'en demander une réparation publique » convaincu que» malgré l'importance des autres intérêts qui l'appelaient en Ecosse , ils ne devaient passer qu'après le soin de son honneur. Il s'était donc décidé à partir sur-le-champ pour l'hôtel des Eaux , afin d'arriver à l'heure où la société serait réunie pour le déjeuner. Il venait de prendre son chapeau pour

Ml LES EAtJX DB 8AINTR0NAN.

•ortir quand il en fut eœpéobé par mtstreis Dod9 , qui toi amiraqn qu'on le demandait, et introduisit dans sa chambre un jeune homoie mis dans le dernier goût ^ portant un surtout militaire orné de broderies en soie et garni de fourrures , avec un bonnet militaire , eo^ tume aujourd'hui trop commun pour qu'on le remarque , mais qqi alors n'était adopté que par les gens d*un Ordre sup^ieur^ L'étranger n'était ni bien ni maU mais il y avait dans son extérieur une bonne dose de suffisançf , et cet air d'aisance fnMde qui appartient au grand monde. De son côté il eiamina Tyrrel. Comme sa mine différait peut-être de cf^ qu'il s'était imaginé en le îugeant d'après l'auberge où il était deioendui l'étranger rabattit un peu de Tair ht qu'il avait pris en entrant » et s'annon^ poHment pour le eapîtaine Jekill, servant dans les gardes de. ..

« Je présume que je parle à M. MaftigEf » dit-iU — A M. Francis TyrreU monsieur, » r^iqua Tyrrel en 9e redressant,,.., « Marti-

gny était le nom de ma mère Je ne l'ai jawiMs porté. — Je ne

viens pas ici pour discuter ce point » monsieur Tyrret , quoique Je n'aie pas droit d'admettre comme certain un Mt dmt mon commettant pense pouvoir douter. — Votre commettant ^t , je présume , 9ir Biogo Binks ? Je n'ai pas oublié que n^us avons une ipalbeureuse affaire à débrouiller ensemble. ^ Je n'ai p<^ l'bçpieur de oonnattre sir Bingo Binks. Je viens de la part du comte Étherington. »

Tyrrel garda un instant le silence , puis il dit : c J'ignore y en vérité , ce que l'individu que vous nommez comte Étherington peut avoir à me dire par l'intermédiaire d'un messager tel que vous. J'aurais cru , ayant égard à notre malheureuse parenté , que des hommes de loi eussent été des négociateurs plus convenables entre nous. — Monaieur , dit le eapitaioe JekîH , vous vous méprenez sur le but de ma mission. J^ ne Vf^em pas vous apporter un message hostile de h part de tord Etheritigton. Je connais les liens qui vous unissent , ^ qui rendrait nn pareil desttm Dion note «ontraire

aux lois de la nature qu'au sens eommon Jie veudeaiB , s'il est

possible , agir comme médiateur. »

Jusque-là ils étaient restés debMt. M. Tyrrd oftit §kbn » aiége à son hOte; et , après en avoir )^is un lui-même > ilronqilitie aliénée embarrassant qui s'ensuivit en ces terme» ; t St serais hettfenz nprès avoir éprouvé une si longue aHite d'iqiuitices et de peraéeutiens ée la p^irt de votre ami , da^prendre anjourd'lmi qMiqm obose qni pût me fak*e mieux p^tser de lui Ou de Ma intaitfiOBB » soit 1 mon égard , soit 4 l'égard de« aittres. *- M. Tyit^ » il faut que ? oua iM

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