‹ OEUVRES DE WALTER SCOTT (volume 2)Chapitre 148 sur 161 · CHAPITRE XXXni. 3M · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXni. 3M

Vous avez voulu jouer , et ceux qui jouent doivent s*atlendre à perdre quelquefois. — Eteeux qui gagnent s'attendent àètrepayés, interrompit Mowbray : je sais cela comme vous , milord , et yous serez payé !,.. Je vous paierai. Dieu me damne !... Doutez-yous que je vous paie , milord? — On dirait que vous pensez à me payer en monnaie d'acier , répondit lord £therington , et cela ne conviendrait gu^e, ce me semble» aux termes où nous en sommes. — Sur mon âme , milord , je ne pourrais dire à quels termes nous m sommes y et pour sortir d'incertitude , je serais charmé de le savoir. Vous m'avez demandé la main de ma sœur , et malgré yos visites et vos assiduités à Castle-Shaws , je ne trouve pas que cette af&ire. avance... on dirait la toupie d'un en&nt qui tourne sur elle-même sans faire un pas. Vous pensez peut-être que vous me tenez la bride de si près que je ne puis faire un mouvement , mais vous reconnais trez qu'il n'en est point ainsi. Votre Seigneurie peut se former un harem si bon lui semble , mais ma sqeur n'en fera point partie. — Vous êtes en colère , et par conséquent injuste» répondit Etherington ; vous savez fort bien que c'est de votre sœur que viennent les délais. Je souhaite vivement de lui donner le nom de lady Etherington ; ses malheureux préjugés contre moi ont seuls retardé une union que j*ai tant de raisons de désirer. — Fort bien, répondit Mowbray, ce sera désormais mon affaire. Je ne connais pas de raison qui puisse lui faire refuser un mariage aussi honorable pour sa famille , et qui est approuvé par moi , qui en suis le chef. Les difficultés seront levées dans vingt-quatre heiu*es. — Cela me fera le plus grand plaisir : vous verrez bientôt combien sincèrement je désire votre alliance ; et quant à la bagatelle que vous avez perdue... — Ce n'est point une bagatelle pour moi, milord, c'est ma ruine... mais vous serez payé... Et permettez-moi de dire à Votre Seigneurie qu'elle doit plutôt remercier son bonheur que son habileté. — Ne parlons pas davantage de cette afPaire , pour le moment , s'il vous plaît. Demain sera un nouveau jour, et si vous me permettez de vous donner un conseil , vous emploierez plus de ménagements avec votre sœur. Un peu de fermeté est ordinairement utile avec les jeunes filles, mais la sévérité..... — Je prie Votre Seigneurie de m'épargner ses conseils à ce sujet ; quelque précieux qu'ils soient pour toute autre chose, j'entends parler^ à ma sœur comme je le trouverai convenable. — Puisque vous êtes de si mauvaise humeur, Mowbray , répondit le comte , je présume que vous n'honorerez pas de votre présence la soirée de lady Pénélope , quoique ce soit

as LES EADX DE SAimMUlNAJH.

probaUemdnt la dernière de la laiion. ~ Et pourquoi pesseï- vous cela» milord? • demanda Mowbray, que le dépit de sa perte portait à se ftcber et à contredire sûr tous les sujets. < Pourqiioi ne me présenteraivje pas chez lady Pénélope ou ebez toute autre personne de qualité? Je n'ai point de titres, mais Je suppose que ma lîimille.M -^ Vous donne le droit d'entrer dans le chapitre de Stradboory, sans aueun doute... mais tous paraissez dans des dispositions p^ dirétiennes pour recevoir les ordres. Je youlais seulement dire que TOUS et lady Pénélope ne paraissez pas être ensemble sur un pied fort amical. -^ N'importe ; elle m'a envoyé une carte d'iUTitation , J'ai l'intention de m'y rendre. Après avoir passé chez elle une demibeure, J'irai à Castlo-Sbaws , et vous étendrez parler demain de mon zèle à seconder vos projets.

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