‹ OEUVRES DE WALTER SCOTT (volume 2)Chapitre 20 sur 161 · LA CHASSE · texte numérisé non relu

LA CHASSE

Lei piqueurs couraient k trayeri le bois pour faire leyer le cerf; les archers rlyalisaient d'ardeur ateé leurs longues flèches & la pointe brillante.

L« bmit eouralt à tlrtren la* boi» > ballot dani lo«â lee sens ; les ddeiM pénétraient dam les taUUft fwêt tuer lescerfii.

Ballade de Chevy Chaxe , Tieille édition.

La matinée dajour fixé était froide et sombre; le temps était gris comme il l'est toujours dans la Marche écossaise. Les chiens criaient , Aboyaient et glapissaient; les chasseurs » quoique animés et joyeux par l'attente d'un jour de plaisir , tiraient sur leurs oreit les leurs mawds, ou manteaux des basses terres, et regardatent d'un œil mécontent les brouillards qui flottaient à l'horixon» tantôt menaçant de s'aflPaisaer sur les ^mes et sur les flancs des hautei mcmtagnes , et tantôt d'aller occuper d'autres positions sous l'is* Ineiice de ces bouffées de vents incertains qui» s'élevant, puia toDriMHit aussitôt, balayaient la vallée.

Oependant , au total , comme U arrive d'ordinaire dns tous les départs de chasse , c'était un spectacle animé et joyeux* Une courte trêve searidait avoir été emi^dne entre les deux nations , ^ les pay-^ usski de l'Écone partiasaient montra en aanis les exercices de leurs BMHitagnes aux dievatiers accomplis et aux braves archers de fai vieille Aasleterre^ au lien de s'acquitta d'un service féodal peu aipréaUe , peu honoriMe , surtout quand il était requis par des voi* skis oaurpateurs. Les cavaliers se montraient tantôt à découvert à demi , tantôt eompléteoient ; tandis que ceux-^i , forcés de déployer^ au ndieu de œs routes périUeuses et de ces terraîBS brisés > toutea les ressources de leur art , attiraient Tatiention des piétom, eonr dmsant lea chiens ou batta&t les taillis , délogeaient les pidees de fpbier qu'ils rencontraient dans les blnssons. Us tenaient tixijoum leurs yeux fixés sur leurs compagnons, qui, sur leurs chevaux, étaient {dus faciles à distinguer , et qtti se faisaient rem^quer en*- ; "«re par la vitesse de leur course et par un mépris de tout accident ^^' ^ ^<^ , aus^ complet que celui dont peuvent se glorifier aujourn po88 pfv '^3gçm.g ^iç Melton Mowbray ou de toute autre bande d hui les ch<^.

fomeuse.

GHAFITRfi VIL fA

LW9iffk& q[fiî l^féiiâÉiaiit ani AaMf» aneièniies ma {MUitàtt aussi dîfférçûte» que possible de nos usage» liaoâeiiies. De fi<yê }otfr# , oa rei^-de un seul renard ou un {lautre Hè?re eomme téeùtapeà^ saxA bien la peine qœ se sont donnée , pc»dant tout un jour , quâ«- Vante ou einquante ehiens , et euTiron autant d'hcmnies et de ébe^ vaux ^ mais les diasses ancienne» ^ lors mèoie qu'elle» ne se terflil^ naient pas |«r une batmlle , eomme il arriraît souvent , pf ésentaieËt toujours une bien plus grande importanee et un intérêt beaucfdup plus vif. S'il est m ti^enre d'exereiee qu'on puisse eiter edmme te plus attra]faiit pour la pii^art des hommea » ^est à coup sAr cdui dé la ebasse. Le pauvre soufifre^douleor , qui a travaillé toutes s* vie, fini a usé toute aon àMrsie è servir ses send^aMes... rkfomme qftff a été pesdittt de loi^^nes années Tés^Te de^ l'asrl^iiMurifr, m, tpâ pis est y des asanufiieture»... qui ton» k» ans n# r)s<sue^ (pi?JÊtft& cbétive mesure de; grain , ott est ekuésw un pupitre par' uuf travail monotooe^.. tous penfenC diflfeilcnient rester insen^les' àf la^ IxAe ginérate. » lorsque h» cbaase passe pré» d'eux avec les dïfens et leii GO£s, etpouff unmeomnfc iftiressenteBUtnule Fardeur duptasbis^ cavaUar de lar troupe* Que les pe■smalles^Iuf ou* assisté àf ce specta^ de rappoUent àikur imagin(rtîân V^gitatien et PiiMrttlqu'el^sdnt vu se. TiégmAge danS' un village au passage d^uae chassés*, depuis Cs* pltts viaus jjusquiau^ plus jeune deshafaitante* Alors ausst qu'on se' souvienne des vers de Wordswoisth :;

DeDoiit , iirenA tim bfttoh , en ayant , TîmotUée , BSiiviictâikii» aovllbig» à prttoMit n*eftTAté«;. L«/Li^n» aidUtaDitton détenfr 1»; colM» ».

Et Ift mMte en.émolTa.coiiriK lA^Sk^ddam

Mais« eomparmi' oes' sens inspil*ârt6UPs aU' vacarme (fe tout uner populolAin Mudulu'sm livrait à un M< exercice, d'une populatfoiï doâibla^vde, au New de^ s'écouler dàns^ le»^ tt^avaux monotbnes de$~ pMift»8ioa»iUHidtm#s , ^étë^oontihuellernent agitée par les hasarda dfrtft goeiw et pap couk de lâ> cUasse, peu* dliffirentr entre eU3C ; et' vous supposerez naturellement que l'élan se communique commis untituasndie dévo«»t l«a ImqF^ira» aride», ^o ancienne partie de cbassevsanfiia imtoedu^carnaçe , ressemblait pretqueàtmebatànj^^ moderneii» lossqneliengagemenr a lieu sirun'tbri^ih inégalv*;^^ y^-^x danasvauisBior. llont un» distriMi v%r«ait ses Habitantl^ u^i ^^j mnanfr.un.aamuattidlune gmndn^étoidue ; puis" , av^^^ç^^^ ^^ rétré-* cisaand leur eotle par de^gnéss ils^ obassaient< ^^tanf eux toute espèee de j^ier. Ceranimau», lowqttïite èl^^ijîïiçaieût d'ùû Umu où

d'un marécage , étaient attaqués à coups de fléchés , de javelines , et d'autres projectiles dont les chasseurs étaient armés ; tandis que d'autres étaient poursuivis et déchirés par d'énormes chiens , ou plus souvent mis aux abois quand les personnages les pluis importants qui honoraient la chasse de leur présence réclamaient pour eux-mêmes le plaisir de porter le coup mortel , voulant courir le danger personnel qui résulte toujours d'un combat à mort j même avec le daim timide lorsqu'U est réduit à la dernière extrémité , et qu'il n'a plus de ressource que dans le courage du désespoir.

La quantité de gibier qu'on ti*ouva en cette occasion dans la vallée de Douglas fut considérable ; car , comme nous l'avons déjà remarqué, il y avait long -temps qu'une grande chasse n'avait été feite par les Douglas eux-mêmes , dont les infortunes avaient commencé, quelques aonées auparavant, avec celles de leur pays. La garnison anglaise ne s'était pas jusqu'alors jugée en nombre et en forces suffisantes pour exercer ces grands privilèges féodaux. Cependant le gibier s'était considérablement multiplié. Les cerfs , les taureaux sauvages , les sangliers s'étaient établis au pied des montagnes , et faisaient de fréquentes iiruptions dans la partie basse de la vallée. Cette partie ressemblait beaucoup à une oasis entourée de bois taillis et de marécages , de landes et de rochers , montrant des traces manifestes de la domination humaine , à laquelle les animaux sauvages s'efforcent toujours d'échapper.

Tandis que les chasseurs traversaient la plaine pour gagner le bois , il régnait toujours parmi «ux une stimulante incertitude : on se demandait quelle espèce de. gibier on allait rencontrer; et les tireurs, avec leurs ares tendus d'avance, leurs javelines mises en arrêt , leurs bons chevaux bien contenus par la bride et toujours ajguilionnés de manière à partir soudain , observaient attentivement les pièces qui allaient s'élancer du couvert. Ils se trouvaient toujours prêts à l'attaque, soit qu'un sanglier , un loup , un taureau sauvage , ou toute autre espèce de gibier , vînt à leur passer sous les yeux.

Le loup , le plus nuisible des animaux de proie , ne présentait cependant pas toujours la résistance intéressante que les chasseurs s'attendaient à rencontrer; il s'enfuyait ordinairement au loin* quelquefois à plusieurs milles , avant de trouver assez de courage pour attaquer ses ennemis , et , quoique redoutable alors, quoique donnant la mort aux chiens et aux hommes par ses terribles morsures , parfois cependant on le méprisait plutôt à cause de sa là-

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