‹ OEUVRES DE WALTER SCOTT (volume 2)Chapitre 3 sur 161 · CHAPITRE n · texte numérisé non relu

CHAPITRE n

de Dickson , le fils du ménestrel n'exprimera pas un désir m vain. Maintenant youlez-yous être assez bonne pour dire à votre ami dévoué, à votre père adoptif, ou plutôt à votre fidèle serviteur, à votre loyal guide , quel est votre bon plaisir dans cette affaire? — Oh ! assurément nous accepterons l'hospitalité de l'Ecossais , puis- ^que vous engagez votre parole de ménestrel que c'est un homme digne de confiance... Vous l'appelez Tom Dickson, n'est-ce pas?— Oui , tel est son nom ; et la vue de ce troupeau m'indique que nous sommes en ce moment sur ses propriétés. — Vraiment? » dit la jeune femme avec quelque surprise ; « et comment ètes-vous assez habile pour le savoir? — J'aperçois la première lettre de son nom marquée sur ces brebis. La science est ce qui mène un homme par le monde ; elle vaut bien cet anneau par la vertu duquel les vieux ménestrels disent qu'Adam comprenait le langage des bëtes dans le paradis. Ah ! milady , il y a plus d'esprit sous une blouse de berger que ne se l'imagine une belle dame , ses magnifiques broderies à la main, dans son charmant boudoir. — Soit, bon Bertram. Et quoique je ne sois pas si profondément versée dans la connaissance du langage écrit que tu l'es toi-même , il m'est impossible d*en reconnaître jamais l'utilité mieux que je ne l'apprécie en ce moment. Rendons-nous par le plus court chemin à la maison de Tom Dickson. J'espère que nous n'avons pas loin à aller; et cependant, depuis que notre voyage est abrégé de plusieurs milles , cette idée m'a tellement remise de ma latigue, qu'il me semble que je pourrais foire le reste de la route en dansant. »

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