CHAPITRE XVn
ment pour y réllécbir. -- Et moi, répliqua TumbuU, je ire puis TOUS aceorder qu'une demi-heure de réflexion pour une offre que vous devriez, ce me semble, accepter les yeux fermés, au lieu de demanda le t^emps de la méditer î Le cartel exige-t-il de tous chose fue f otre devoir comme chevalier [ne vous oblige pas implicitemMt de faire? Vous tous êtes engagé à devenir Fagent dii lyran EdooaM, en tenait comme gouverneur le château de Douglas au pr^ttdlce de la naltoii écossaise et du chevalier Douglas-Dale , qui jattiaiê^ ni comme nation ni comme individu, ne se sont rendus eoupaUes de la moindre injure envers vous ; vous suivez donc une fousse route , indigne d'un loyal chevalier. D'un autre côté, la liberté et là sârêf é de votre dame vous sont actuellement promises ; irile Y9US sera rendtie en tout honneur et respect, si vous consen* tel è quitter la ligne de conduite injuste dans laquelle vous vous Mes laissé fmprodetmnent engager. Si vous y persévérez , au contraire , vous placez totre propre honneur et le bonheur de cette noble dame entre les mains d'hommes auxquels tous avez fait tout ee qu'il était possible de faire pour les réduire au désespoir, et qui, irrités par ce dernier refkis, n'agiront plus qu'en désespérés. — Ce n'est pas du moins de toi, iSt le eheyalier, que j'apprendrai la manière dont Douglas explique les lois de la guerre ^ ce n'est pas de toi que de Walt^ doit recevoir ces explications comme des préeeptes« -^ AjÉsT, je ne suis pas veqn comme un messager de paix ? r^tqna TmUbuil. Adieu donc ! et songez que cette dame est loin de se trouver en des mains sûres pendant que vous méditerez à loisir sur mon message. Allons , madame , il faut partir. »
En pariant ainsi , il prit la main de lâdy Augusta , et la tira brusquement, somme pour la forcer à le suivre. La pauvre fille était demeurée immc^ile et presque privée de sentiment , tandis que des propos menaçairts étaient échangés entre les deux guerriers; mats quand elle se sentit entrahiée par Michel Turnbull , elle s'écria, comme si h firayeur la mettait hors ;^d'elle-mëme : « A mon secours, deWalton! »
Le chevalier , transporté soudain de fureur, assaillit le chasseur avec une rage terrible, et lui porta de sa longue épée , sans qu'il pèt se mettre sur ses gardes, deux ou trois bons coups, dont il fut «i rudement atteint qu'il tomba à la renverse dats le taillis. De Walton allait l'achever, lorsqu'il en fut empêché par un cri aigu de sa mfdtresse. « Héias! de Walton! qu'avez-vous fait? Cet homme ^tait «mbassadem*! et il await dd^tre à Fabri d« tQutç yioleoc^Q
tant qu'il se boma|t à remplir son message. Oh ! si vous Favez tué, qui sait combien peut être terrible la vengeance qsi seraiirée de sa mort. »
La voix de la jeune damé parut foire revenir le chasseur de Vé^ tourdissement causé par les] coups^ qu'il avait reclus; il se releva, disant : « Ne faites pas attention , et ne crojez pas que je vous garde rancune, à vous. Le chevalier, dans] sa précipitation, ne m'a ni prévenu ni porté de défi, d'où il a pris un avantage qu'il aurait^ je pense , été honteux de prendre de sang-froid. Je recommencerai le combat à armes plus égales, ou j'appellerai un autre champion, comme le chevalier voudra. » Sur ces mots il disparut.
« Ne craignez rien, reine de mes pensées , dit le chevalier; mais croyez que , si nous regagnons ensemble l'abri du château de Douglas et la sauvegarde de la Croix de saint George , vous pourrez rire de toutes ces menaces. Si vous consentez seulement à me pardonner un crime que je ne serai jamais capable d'oublier moimême, à savoir l'inconcevable aveuglement qui m'a empêché de reconnaître le soleil pendant une éclipse temporaire , il n'est pas de tâche si dure,ii difficile au courage humain que je ne doive mitreprendre volontiers, pour effiaçer une faute si grave* — • N'en parlons plus, répliqua la dame ; ce] n'est pas dans un moment comme celui-ci, où notre vie est en danger, qu'il faut songer à se quereller pour de si futiles motifs. Je puis vous dire, si vous ne le savez pas encore, que les Ecossais sont en armes dans les ^environs, et que la terre même s'est entr'ouverte pour les dérober aux yeux de vos soldats. — Eh bien ! qu'elle s'entr'ouvre encore ! dit sir J<An de Walton; que tous les démons qui habitent l'abîme infernal sortent de leur prison et aillent renforcer nos ennemis... A présent, ma toute belle , que j'ai reçu en vous une perle d'un prix [inestimable , puissent mes éperons m'être arrachés des talons par le dernier des goujats , si je fais détourner la tête de mon cheval pour reculer devant les forces les plus'redoutables que puissent réunir ces bandits, tant sur terre que dessous. En votre nom, je les défie tous, et surle-champ , au combat. »
Comme sir John de Walton prononçait ces derniers mots d'un ton assez animé, un cavalier de haute stature, revêtu d'une armure de la forme la plus simple, sortit de l'endroit du buisson où TurnbuU avait disparu. « Je suis , dit-il, James Douglas, et votre cartel Cit accepté. Moi, comme provoqué, je choisis les armes, et les armes que je choisis sont nos épées de chevalier que nous por-