CHAPITRE XIX
à côté de lady Âttgusta, échangea avec elle» par un serrement de main, une féUcitation réciproque. A un signe du ménestrel, ils se retirèrent dans l'intérieur de Téglise, de manière à n'être point re* marqués dans la foule, chose qui leur fut d'autant plus'iacile qu'il régnait une ombre assez épaisse dans certaines parties de l'édifice.
Le corps de l'église, dévastée comme elle Tétait, et pour ainsi dire tapissée des trophées d'armes des derniers seigneurs de Dou* glas, ressemblait plutôt à des ruines profanées par le sacrilège qu'à l'enceinte d'un lieu saint : cependant l'on pouvait voir que des préparatifs avaient été faits pour la cérémonie du jour. A l'extrémité de la nef était suspendu le grand écusson du comte de Douglas qui était récemment mort prisonnier en Angleterre. Autour de cet écusson étaient placés seize autres écus plus petits , appartenant à ses ancêtres , et une épaisse ombre noire était répandue au loin par l'ensemble de ce trophée , où ne brillaient que l'éclat des couronnes et le reflet de certaines armoiries moins sombres que les autres. Je n'ai pas besoin de dire que, sur tous les autres points, l'église était tristement délabrée , car c'était l'endroit même où sir Aymer de Valence avait eu une entrevue avec le vieux fossoyeur, et où maiatenant , après avoir réuni , dans un coin séparé , quelques unes des troupes de soldats épars qu'il avait rassemblées et amenées à l'église , il se tenait en alerte et semblait prêt à repousser une attaque. Cette vigilance était d'autant plus nécessaire que sir John de Walton paraissait occupé à promener ses regards d'un lieu à un autre , comme s'il ne pouvait découvrir l'objet qu'il di^rchait : et cet objet, comme le lecteur le comprendra aisément, n'était autre que lady Augusta de Berkely qu'il avait perdue de vue au milieu de la foule. Dans la partie orientale de l'élise était élevé un autel temporaire , à côté duquel , revêtu de ses ornements sacerdotaux , l'archevêque de Glasgow avait pris place avec les prêtres et les différentes personnes qui composaient son cortège épiscopal. Sa suite n'était ni nombreuse ni richement habillée , et le costume du prélat lui-même n'était guère propre à donner une haute idée de la richesse et de la .dignité de l'épiscopat. Cependant depuis qa'il avait déposé sa croix d'or à l'ordre sévère du roi d'Angleterre , celle de simple bois qu'il avait prise en place n'avait pas moins d'autorité et ne commandait pas moins le respect parmi le clergé et ie peuple du diocèse.
Les différentes personnes. Ecossaises de nation, alors rassem^ blées autour de lui , semblaient épier ses mouvements, comme ceux
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ttt LE CHàTKàH dangereux.
tf un Mittt diicêiidii du oiel ,^ «t les Anslak attaidiient » fri^^ <t^ Himt ^famnem^nt ^ comme s'ils eussent enkA qu'à qiMlqtte si|piM ifidpiné une âttaqoe M lût tentée contre eux , soit par lee pirissttoli de la terre ott du eiel, soit par les unes et parles autres riniiee. En eitot, tel était le dé?oftnient des neoibreedu haut elergé d'fr» eosse aui intérêts du parti de Bruce » fue les Aurais ne leur perfluettalent qu*à peine de prendre part même aux oérémonies de FKi^ise 4Ui étaient de leur domaine particttUer \ aussi la ptésenot de Tar^f êque de Glasgow , oHeiant un jour de si grande IMo dans réglise de Douglas^ était une ciroonstanee asset rare ^ et qoA ne poufait manquer d'exciter la smivise eties soi|p(|ons« C^pendanl un eoncHe de l'iglise était récemment enjoint ai» premMm prélate écossais de remplir leur deipoir le Jour delà lète des Rameaux, el ni les Anglais ni les Ecossais ne voyaient cette oérànonie avec in»^ diflérenee. Le silmice Inaccoutumé qui régnait dans l'égUse rem^ plie, à ce qu'il sembtait, de personnee dont les vues , les espéran» ces f les 4^1rs et les Tssnx étaient si diiKrents ^ ressemblait à un de ces calmes solennels qui souvent précèdent le cboc des élâSMUts , et qiaA sont bien connus pour être les présages de quelque terrttde eonmlsion de le nattée. Tous les Mimaux » suivant leun instinct» divers^^ ex|Hriment leur prévision de la tempête qui api^rocbe : lee boues , lee daims et les autres hidrttants des fcrêts se retirent dan* leurs retraites lee plus prcrfendes; lee brebie a'empress^t de r^pK gner leur parc, et la loittde stupeur de toute la nature» soit ani» mée soit inanimée» présage qu'elle 9e réveillera bientôt par un bocK leversementetuncbec général, quand l'éclair livide sflltmnera la nun de manièro à précéder dignement lee sourds rouiemenls dutonnemu
C'était ainsi que, [dengée dane un iH<ofMid sUenee , ceux qui s'é^ tuent rendue à l'église en «rmes h Rappel de Douglas épiaient et attendaient à ebaque instant un signal d'attaque, tandis que lee s<dâats do la gMnisoa anglaise, convaincus des mauvaises dispos!» ii&m des Ecossais ft leur égard, croraîent à chaque instant qu'tfe allaî^t entendre le cri bien connu de « Ares et Bills! • donner )e signal d'un combat général f et les deux partis, se regardant Tuii F autre avec fierté , semblaient préparés à la lutte Citale.
Malgré la tempête qui paraissait à chaque montent prête à étkt^ ter , rar<^vêqiie de Glasgow continuait de s'acquitter avec la [due grande solennité des cérémonies particulières à la fête ; il s'arrêtait de temps à autre pour regarder la multitude, comme calculant si les turtmlentes passions de ceux qui l'aattoureient pourraient être
CRA»ITRB ZIX. m
CMtemia» amm lMg4efl(ips pcmr qu'il lui fAt petsible de remplir Jusqu'au beut 9é% ftmctloiid â^une manière ceiiyeiMèle «u lieu et à la eireonitittee.
Leprâât veMtt«biifi.d'âelteter TeflBee lorsqu'un laïque , s'avan* tpt&t ?ers lui d'un air êolennel et s^ubre, demandé au rétérend père s'il ne pom^rait pas cousâK^rer quélqdee instante à porter seè eMidattatie spirituelles à un homme (j[Uf, non loin delè^ gisait mourant des itrites d'une blessure.
L'eeelëyastique aequiesçà âussilftt à eette demande, au mflieu d*mi silenee morne qui ^ lorsqu'il examinait les soureib froneA d^une partie au moMs deé assistante , lui hki\i eraindre que eettë IMale journée ne finit pas d'une manière paisible. Le père lit signe au messager de lui montra* le ehemin^ et alla nmidir son devoir î accompagné dé quelques hommes qui passaient pour être partisans de DougMs.
Il j eut quelque ehpsé de très frappant , sinon de suspect , dans l'entrevue qui suivit. Sous une voûte souterfaihe était déposé te eorps d'un homme grand et vigoureux , dont le sang coulait en idwndaneo par deux ou trois lArges bfcssiires ; et se rt^andait sur les bottes de paUle qui lui iiertaient de Ht , tandis q^ ses traité exprimaient mi miHange de courage et de ffirOcité, prêt à se changer en une passion plus sauvage.
Sans doîite le lecteur aura déjà pensé que lé personnage en ques* tien n'était autre que Michel Turfldimll qtti , blessé dauD la rencontre du matlB , avait été déposé par quelques ^s de ses amis sur là paille qu'on toi avait arrangée en ferme de lit, pour j vivre ùù j mourir^ comme il plairait à Dieu. Le pMIat^ dès son mitrée sous la voAte y se hftta d'appeler l'attcfition du blessé sur l'état de ses affiiires spirituelles , et de lui administrer les secours que l'Église ae^ corde aux pébbenrs mourants. Les paroleè qu'ils échangeaient avaient ce caractère grave et sévère que doit prendre la conversa^ tien d'un père spirituel et d'un pénitent , quand tout un monde disparaît aux yeux du pécheur, et qu'un autre monde se développe devant lui dans toutes ses terreurs , montrant aux yeux du cotipable le châtiment que méritent les fautes dont il a souillé sa vie mor^ telle. C'est un dce plus solennels entretiens que puissent avoir ensemble deux êtres de la terre , et le caractère intrépide de l'habitant de la ftrrèt de Jèdwood aussi bien que l'expression bienveillante et pieuse du vieil ecclésiastique augmentaient beaucoup le o«*aetère touchant de eette scène.
« Turnbull , dit Ihomme de Dieu , j'espère que tous me eroirez si je vous dis que le cosur me saigne de vous voir dans un tel état : car, c'est mon devoir de vous le dire, vos blessures sont mortelles^ — La chasse est*elle donc finie ? » répliqua Thomme de Jedwood avec un soupir. « Peu m'importe , bcmpère, car je crois m'ètre comporté comme il convient à un brave chasseur : la vieille fi^t n'a point perdu par ma fkute de sa réputation pour l'art de poursuivre le gibier et de le réduire aux abois ; et même , dans cette dernière aflaire , il me semble que ce beau chevalier anglais n'aurait pas remporté un pareil avantage si le terrain où nous avons combattu e.ùt été égal pour l'un et pour l'autre , ou si j'eusse été prévenu de son attaque. Mais il sera reconnu par tous ceux qui prendront la peine de Texaminm*, que le pied du pauvre Michel Turnbull a glissé deux fois durant le combat , et qu'autrement il ne serait pas ici gisant dans l'agonie de la. mort : au contraire, cet homme du sud serait probablement, en ma place, mort comme un chien sur cette paille sanglante. »
L'évèque répliqua en engageant son pénitent à renoncer à ces idées de vengeance et de mort , et à tâcher plutôt de réfléchir au grand voyage dont le moment ne tarderait pas à venir.
« Oh ! répondit le blessé, vous , mon père , vous savez indubitablement mieux que moi ce qu*il coii vient de faire ; cependant il me semble que j'aurais été en laute si j'avais différé jusqu'à ce jour l'examen de ma vie, et je ne suis pas un homme ài nier que la mienne a été sanglante et dése^rée. Mais je n'en ai jamais voulu à un brave ennemi de ce qu'il m'a fait souflirir : je suis un de ces hommes qui , nés en Ecosse , et enflammés d'un amour bien natu* rel pour leur pays , n'ont point dans ces derniers temps préféré au casque de kr la toque et la plume , et les livres de prières aux lames des épées nues. Or vous savez vous-même, mon père, si, dans notre résistance à l'usurpation anglaise , nous n'avons pas toiqours eu l'approbation des fidèles prélats de l'Église écossaise , et si on ne nous a point exhortés à prendre les armes et à nous en servir pour rhonneur de notre roi d'Ecosse et la défense de nos propres droits. •^ Assurément, dit le prélat, telles ont été nos exhortations à nos compatriotes opprimés , et je ne vous enseigne pas à présent une doctrine contraire ; néanmoins, aujourd'hui que j'ai du sang autour de moi et un homme qui se meurt sous mes yeux , j'ai besoin de souhaiter de ne pas être sorti de la véritable route, de n'avoir pas ainsi contribué à égarer les autres. Puisse le ciel me pardonner si
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Je Tai fait ! car je ne saurais alléguer que ma sincère et bonne intention en excuse du conseil erroné que je vous ai donné , à vous ainsi qu'à d'autres, touchant ces guerres. Je reconnais qu'en vous excitant à teindre vos épées dans le sang , j'ai violé jusqu'à un certain point le caractère de ma profession , qui défend et de répandre le sang et de faire que d'autres le répandent. Puisse le ciel nous mettre à même de remplir nos devoirs et de nous repentir de nos erreurs , particulièrement de celles qui ont occasioné la mort ou le. malheur de nos semblables ! et surtout puisse le chrétien mourant reconnaître ses fautes , et se repentir avec sincérité d'avoir fait à autrui ce qu'il n'aurait pas voulu qu'on lui fit ! — Quant à cette affaire , répliqua Turnbull , je n'ai jamais vu le temps où je n'aie pas été prêt à échanger un coup avec l'homme le plus brave ; et si je n'ai pas toujours manié l'épée , c'est parce que j'avais appris à faire usage delà hadie d'armes de Jedwood, que les Anglais appellent pertuisane , et qui ne differe guère , suivant moi , de l'épée ni du poignard. ^ La diflërence n'est pas grande , sans doute, dit l'évèque; mais je crains, mon ami , que la mort donnée avec ce que vous appelez la hache de Jedv^'ood ne vous vaille aucune préférence sur celui qui commet le même mal avec toute autre arme. — A coup sur, digne père, répliqua le pénitent, je dois convenir que l'effet des armes est le même , en ce qui concerne l'homme qui reçoit le coup j mais je demanderai à votre science pourquoi un homme de Jedwood ne se servirait pas d'une hache de Jedwood, qui est, ainsi que le nom l'indique, l'arme offensive propre à son pays. — Le crime de meurtre , répondit l'évêque , ne consiste pas dans l'arme avec laquelle le crime est commis, mais dans le mal que le meurtrier fait à son semblable , et dans le désordre qu'il introduit au sein de la création paisible et régulière du roi des cieux. C'est en vous repentant de ce crime que vous pouvez fléchir le ciel irrité de vos offenses , et en même temps échapper aux conséqu^ces que doit avoir, suivant les saintes Écritures, l'effasion du sang. — Mais , bon père , répliqua le blessé , vous le savez aussi bien que personne, dans cette compagnie et même dans cette égh'se, il y a des vingtaines d'Écossais et d'Anglais sur le qui-vive, qui ne sont pas tant venus ici pour remplir les devoirs religieux de ce jour, que littéralement pour s'arracher la vie les uns aux autres, et donner un nouvel exemple de l'horreur des guerres que se font l'une à l'autre les deux portions de la Bretagne. Quelle conduite doit donc tenir un pauvre homme comme moi? Ne dois-je pas lever contre
ni» LE CH4TEAD ftAM&ÇREUX.
l'AngUli œU^ maio ^p^ je ppis êUGorçt W im S6«^b)e» r>6B4re pifl^ ^ablement redoutable— ou faut-U, pour la prenaière fois de ma Vi0 f que j'eoteude pousser le cri de guerre sans que mm <pée prenne sa part de carnage? I) me semble qu'il me s^ait diffieile, p^ut"ètr6tout*à-ftiituiW9^4^^âe m'y résoudre I mais si telle est la volonté du ciel et faire avis , tr^ révérend ptee , il vaut incoo^ t^ta^m^t mieux céd^r i; vos conseils i comme à ceux d'un hfixsmf qui a l'autorité ^ la puissance de nous tirer d'embarras daui^ \fiê occasions critiques , ou » comme l'on dit , dans les cas de conscience. *- C'est indubitablement mon devoir i répliqua l'arche^ véque, comme Je vous l'ai d^^ dit, de ne pas donner lieu en ea jour à ce qu'il y ait effusion de sang ou infraction de faix ; et je dois vous recommander» comme à mon pénitent , sur le salut de votre àme, de ne pas occfisioner ces deux grands malheurs, soit personnellement , soit en excitant les autres à le fsire ; car , en suivant uuft autre route, vous et moi, j'en suis certain, nous agirions d'uM manière indigne et coupable. ~ Je tâcherai de penser ainsi , rêvée rend père , rendit le chasseur : néanmoins j'espère qu'au ciel oa se rappellera en ma feveur que je suis le premier homme portant 1^ surnom de Tumbull , et en outre le propre nom du prince des archanges lui-même, qui aitjamaisété capable de supporter l'amont de voir un Anglais tirer une épée ca sa présçnce, sans av<nr été par là provoqué à dégainer aussi la sienne et h ccwir sur lui. -- Vf^ ne^ garde , mon fils , répliqua le prélat de Glasgow, et remarquer qu'en ce moment mMe vous n'êtes pas fidèle aux résolutions qu« vous venez tout à l'heure de pren^, après da sérieuses et }ustes considérations. Ne ressemblez^donc pas, 4 mon fils I à la truie qui s'est vautrée dans la boue, et qui, après avoir été lavée , oourt sd souiller de nouveau , et revient plus sale qu'elle n'était auparavant* -^£h bien! révérend père, repartit lebtessé, quoiqu'il semhto presque contre nature q«e im Ecossais et des Anglais le rencoih trent sans faire un échange de coups , je tâcherai néanmoins tiré» sincèrement de ne fournir iwune occasion de querelte , et , s'il est possible, de ne pas saisir celles qiU piw^i*<><it m'ètre fburnia^ pa^ d'autres, -tt En agissant ainsi i répUqua l'évèquei vom péparereK autant qu'il est en vous la violationii de la loi divine dpnt voua voi^ êtes rendu coupable ; voua préviendrez de nouvelles causes de qtf^ relies entre vous et vos^ fipères du Sud , et vous éehapperejs à cette tentation de répandre le sang, si commune è nobre ^[lôque et è no* (re génération. Et ne pensez pas que je vous impose , par^eei adilMh
C»AFITOS SIX» m
nHioas» «a defoir trappéaible è remplir eomm hem» H oommt chrétien. Je suis moi-même homme » Boossais» et^ eman» td » ji^ ne «eiM ûff^Asé de riojiistfi oonduite des Anglate eûvers itotre patrie et ipMre ftourerain i et pensant eomme voua péages » je Mi èombiea tçm def ez souffHr quand vow ^tes obligé, de vous sQuinetlre à des ta^qltee nationales sans vengeanee ni représailles* Maïs ne mus imai^ons pas être les agents de cette légitime tengeanee que le eiel a ipéeialement d^c^ée être son attribut propre» doublions pa« f tmùis que nous ïoj^ons et sentons lee iiyustiees dont notre pays est aeeablé , n'oubliona pas que nos prcq^res invasions ^ nos iwAuieadei^, nos suriHHises ont été aussi fatales aux Anglais que l^irs attaques et leurs taieursions Vont été pour nous : en i«n matt que les malheurs infligés au nom des eroiie de Sainte André et de Saint-George ne soient plus eonsidérés comme des motift de guerre pour les habitants des deux pays limitrophes , au moins pendant les (Mes de la religion; mais comme elles sont Tune et l'autre des si^ gne& de rédemption , que, de méme^ elles indiquent plutèt l'oubK et la paix de part et d'autre. «^ Je consens , répondit TurnbuU ^ à ei^ibstenîr de toute oAnse envers autrui > et je m'ei^rcerai mtase de ne point garder rancune de ceUea qui me sunt ftites > dans Tes» péranee d'am^er en ce m<mdd un état de efaeses heureux et traa«> qtnlle, tel que vos pandes^ révérend père^ kae le font augurer* > Tournant dors sun visage vers la minraille, Th^tant de» fron*tièrea attendît avee fermeté l'arrivée de la mort^ et Vévdque la lui laissa contempler.
Lee paeifiquea diftpeeîtfoiis que le prélat atait ftispîrées à Midiel Tumbidl a'étainit en quelque sorte répauduee parw les assistait fui avaiml écouté avec une crainte rriigicine son esdMirtali<»i spirltueUe ; mm le cirt avait décrié que la querelle natioMte, daa» lequiMc tant de sang avait dé^èété versé ^ eecasianerait encore dane eejowr UB combat à mert.
D'éclatantes ianfiares de Pompettes , pamdssittt venir de dessous terru^ retentbiettt al9V» daÉ»Téfl^« et éiveilèViÉl Fattcnlioa des soldais, et de» fidJIse qui s'r trouvaient réun*. La {dUpâit dèe«s qui «tatdireiit eee éoneb^Hquettx portèrent l^maAn à leuiv âmes^ paMant qu'il était inuttte tf attendre M seeMd signala Ses toîs grossière»^ db midee eiMamatioiis ^ le trotteaMni de» ifteè mrum dea feurrean , m leur eliq«etfe eontre Tes auCres pnees des afaur» les^ ppésagàreot #iH|g aianlire terrAle Tattefie qui, ndaBBiéiae^ tii retitfdée dru»iMi«tttfarlii uÉtertRt^
second bruit de trompettes retentit , et la voix d*un bérafut fit en* tendre la proclamation suivante :
«... Attendu que beaucoup de nobles poursuivants de chevalerie sont présentement assemblés dans l'église de Douglas; attendu qu'U existe entre eux des causes ordinaires de querelles et de débats pour leur mérite comme chevaliers ; en conséquence , les chevaliers écossais sont prêts à combattre tel noiid)re de chevaliers anglais qui pourra être convenu , pour soutenir soit la beauté supérieure de leurs dames , soit la querelle nationale dans toutes ses branches , soit tout autre point de contestation qu'ils peuvent avoir à vider , et qui sera jugé, par les deux partis, motif suffisant de querelle. Les chevaliers qui seront assez malheureux pour succomber dans cette lutte renonceront à poursuivre davantage leurs querdles ou à porter désormais les armes , outre les autres conditions qui pourront être déterminées , comme conséquences de la défaite , par un conseil des chevaliers présents dans la susdite église de Douglas. Mais surtout un nombre quelconque d'Ecossais , depuis un jusqu^à vingt , soutiaidra la querelle qui a déjà coûté tant de sang, relativement à la mise en liberté de lady Augusta de Berkely , et à la reddition du château de Douglas à son propriétaire ici présent. Cest pourquoi on requiert des chevaliers anglais qu'ils donnent leur consentement à ce qu'une pareille épreuve de courage ait lieu; et, d'après les règles de la chevalerie , ils ne peuvent refuser sans perdre entièrement leur réputation de valeur et sans s'exposer à voir diminuer, sous tous les rapports, l'estime qu'un courageux poursuivant d'armes doit vouloir se concilier, tant de la part des braves chevaliers de son propre pays que de ceux des autres contrées. »
Ce défi inattendu réalisa les craintes les plus exagérées de ceux qui avaient vu avec méfiance la réunion extraordinaire des parti* sans de la maison de Douglas. Après un court intervalle de silence» les trompettes sonnèrent encore bruyamment , et la réponse des chevaliers anglais fut Mte en ces termes :
• A Dieu ne plaise que les droits et les privilèges des chevaliers anglais et la beauté de leurs damoiselles ne soient pas soutenus par les en&nts de l'Angleterre, ou que ceux des chevaliers anglais qui sont ici rassemblés montrent la moindre hésitation à accepter cette offre de combat , fondée soit sur les prétentions à la beauté supérieure des dames , soit sur les causes de dispute qui existent entre les deux nations : pour l'un ou l'autre desquels motifs , ou pour tous les deux, les chevaliers d'Angleterre ici présents sont prêts à