‹ OEUVRES DE WALTER SCOTT (volume 2)Chapitre 64 sur 161 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

UNE HÔTKSI^E I^E L'ANCIEN HONDE.

Hais pour actifer mon réck, elle brassait de bonne de et la Tendait à merTeille, Skeltok.

Paemi les contrées de i-£uF(q>e , aucune peut-être, pendant le demi-siède qui vient de s'écouler, ne s'est accrue aussi rapidement que rÉcosse en richesse et en eiyitisation : et néanmoins las hiboux du sultan Mahmoud' * auraient encore trouvé dâois la Calédonie ^ durant tout le cours de cette période brillante, plus â*un village Euiné a dioisîi* pour leur douaire ou leur apanage. Des avantages accidentels ou locaux ont, en plus d'une occasion, déterminé les habitants des «ndeiis hameaux à quitter les situations que leurs prédécesseur^ avaient choisies dans rmtérét de leur sécurité plutôt qo^ de leur eimvenance -, et ils avs^nt transféré leur nouveau sé-> jour dans des lieux propres au développement de leur industrie croissante et de lem* commerce toujours plus étendu. De là vient que les villes citées avee distinction dans l'histoire d'Ecosse, et qui igurent dans Texcellente carte historique de David Macpherson , Bt s% distinguent plus maintenant des marais sauvages , si ce n'est p«f la verdnre qm embcM le site qu'elles occupaient, ou tout au phis par quelques nues éparses , semMables à des pares de bre^ bis , dernières traces d'une existence anéantie pour jamais.

Le petit village de Samt-Konan, sans être encore tombé dans 06 complet oubli , il y a environ vingt années penchait rapidement vers se mâie. Vb site vraiment romantique provoquait le pinceau de chaque touriste *, et nous tâcherons de le décrire en un langage qui ne pourra guère être moins intelligible que certaines de leurs esquisses. Nous éviterons touteibis , pour des raisons qui nous pa-

f . Al|i^|i#n^ i^n ÇQi^le qf)eD(4}. 4. p.

S. Paiting tourisi,Ciii ie texte , mot-aogtkis qut exprime lei Toya|eari en Carnée fr^osnt* ) tantôt d'un cOté , tantôt de l'autre. At m.

2i)4 LES EAUX DE SAINT-RONAN.

raissent de quelque importance, de donner une indication trop exacte de la situation du lieu : nous nous bornerons à dire qu*il est au sud de la rivière de Fôrth \ et qu'il n'est guère éloigné que d'environ trente milles des frontières d'Angleterre. Une grande rivière roule ses eaux à travers une étroite vallée , qui varie en lar* geur depuis deux milles jusqu'à un demi-mille , et dont le sol, étant composé de terrains d'alluvion , se trouve depuis long-temps partagé en enclos, habité par une nombreuse population, et cultivé avec toute Thabilelé de Tagriculture écossaise. Chaque côté de cette vallée est borné par une chaîne de collines qui , particulièrement sur la droite , pourraient s'appeler montagnes. De petits ruisseaux descendent de ces hauteurs , et , se frayant une route vers la rivière, offrent à l'industrie du laboureur autant de petites vallées bien fertiles. Quelques unes sont ombragées par de grands et beaux arbres , qui ont jusqu'ici échappé à la hache , et sur les bords des ruisseaux on voit, de distance en distance, des bouquets de bois taillis autour desquels règne durant la froide saison une apparence d'aridité : pendant Tété, au contraire , le sol se décore de la bruyère pourpre et du genêt doré. C'est un genre de paysage particulier aux contrées qui, comme TÉcosse, abondent en collines et en ruisseaux : le voyageur y rencontre à chaque pas , dans quelque retraite d'abord inaperçue , une beauté simple et agreste qui lui plaît d'autant plus qu'elle semble lui appartenir comme l'ayant découverte le premier.

Dans une de ces solitudes , et presque à son entrée , d'oii la vue domine la rivière, la partie la plus large de la vallée et la chaîne opposée des collines s*élevait, et, à moins que l'abandon et l'oubli n'aient complété leur ouvrage , s'élève encore l'ancien village de Saint- Ronan. La situation du bourg était singulièrement pittoresque : la principale rue suivait une colline escarpée, et de chaque côté s'élevaient , sur de petites terrasses , les chaumières qui composaient le village : ainsi que dans les villes de la Suisse ou des Alpes , elles semblaient grimper par échelons les unes au dessus des autres pour atteindre les ruines du vieux château qui occupait la crête de Féminence , et dont la farce avait sans doute engagé les habitants du voisinage à se réunir sous l'abri de ses murailles. Et en effet , ce donjon devait avoir été une place farmidable ; car , du côté opposé au village , les murs s'élevaient perpendiculairement sur les bords d'un affreux précipice ^ la base du roc était lavée par

t. RiTiéred'ÉcoiM.A.ii«

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