CHAPITRE II. U
4t69 tr^^»^ de route , msi&. . . t(ws poorriciz ménage tout mm bien TOUS eoiballer jpour un ImA ^ chemin de pli^ , jusqu'au t>as de la imotée. ~ Jç Tûte que vouf n'avez {»$ Feçu I» lettre ^u^ je vous âi^ Wm^j mi^tre^ D«d$* ~r ComKieQt TauFiiiHç i^Que, Tami? ilsi «cm ont ^evé U po»t« wx lettre^... Us Tçpt desi^eudue là-bas jusfu'^ Sf^Well^ coipme Us Tsip^Uept. -^ Babi ce u'e&t qp!^ ^m pM. — Vws n'y serez que jplus tôt arFhé. t- M^s si voys y aviez envoyé cbercber ma lettre;, vous juriez aj^is... ^ Jç n'ai besoin de rien apprendre à cpion âg^. $\ les gen$ ont q\ielq\ie chose Il m'éerire , ils peuvent donner h lettre à Job^ lI^lQp, le vojtwîer^ qui feit la ropte depuis^ quarante ans* Qu^t m^ lettre^ qui $e trouvent là-baii ob^ la maîtr^w de po^te, comute ils Tappellept, ^les peuvent rester 4ait$ la l^nètre de sa bputique, avec les pains d'épîee et les petits f^insi d'w «on, jusqu'à la Pentecôte * : elles ne me satiroiit jamais les doigts. Maîtresse de poste, ep effet ! la mi^érehle ûSr^mt^i je nie rappelle fort bien qu'elle lit pénitence |»our avoir, avant le mariage* ^ ^ ^
Tout en riant, rétraug^ interroo^plt Meg à temps pai^r la réfiutation de la maîtresse de poste : il lui assuré qu'il avait envoya sa ligne de péebeur et sa malle à ce m^e voittirier dont elle parlait eomme de son bomme de confiance ; bref, il espérait bien qu'elle ne mettrait pas une ancienne coppai^sance à la porte de sa maison , yu surtout § u'il lui serait impossible de dormir d^ns au- Qup lit à cinq milles à la ronde de Saint-Ronan , s'il.avait connaissance que sacbambi;e bleue ft^\> libre .^- Une ligne de pécheur! une ancienneconnaissance I , . , la chambre bleue ! » répéta Meg avec quel- 4itte surprise I et se retournant en &ce de rétrapger, elle l'examina avec quelque intérêt et curiosité. . . « Vous n'êtes donp pas porte-ballei après tout? ^ N<m certes , du moins depuis qufs j'ai déposé ma valise. — Bien! je ne puis pas m'empécher de dire que j'en suis contente. Je qe peu^^ pas supporte^ leur nmiière d^ m^ler leur baragouin d'anglais à chaque phrase qu'ils prpnonceqt. Ce n'est pas qu'QU ne puisse trouver des ^arçon^ comme il (i^ut parmi eux aussi. Pourquoi non? Lorsqu'ils s'arrêtaient |ci parfois , comme les autres braves gens , à la bonne h^ure ! Mais depuis que toute leur sequeHe, comme une bande d'ojes sauvages, va s'abattre sur le
1. Beîtanê , dit le lexle ; anciep mot écossais pour désigner la Pentecôte, a. v.
2, €<'He pénkence , <|tri a lieu sar 46 eutly-siood ou htack.'$tood (petU UtJbvQffrjet ou
^9 flMipc^as. à- #•
nouvel hdlel , j'ai entendu dire quïls fout des farces d'enl^r dans la salle des voyageurs , comme ils ont coutume de rappeler, au point qu'on la croirait pleine de jeunes lairds en goguette. — C'est qu'ils auraient besoin de tous pour les tenir en bride, mfstress Marguerite. — Oui-da, mon garçon, répliqua Meg; tous êtes un femeux flagorneur : et vous croyez que je me laisse enjôler de la sorte! • Alors,' se retournant en fece de son hôte, elle Thonora d'un examen plus approfondi et plus minutieux.
Tout ce qu'elle remarqua était dans son opinion assez favorable à l'étranger. C'était un homme bien fait , d'une taille plutôt au dessus qu'au dessous de la moyenne, et âgé en apparence de vingtcinq à trente ans ; car, quoiqu'au premier coup d'^il il pût passer pour avoir atteint ce dernier âge, néanmoins en l'examinant de plus près il semblait que le soleil brûlant d'un climat plus chaud que l'Ecosse, et peut-être quelque fsitigue de corps et d'esprit, avaient imprimé prématurément sur sa physionomie les marques des soucils et de la virilité. Il avait de beaux yeux et de belles dents , et les traits de son visage , sans être d'une régularité parfaite , exprimaient le bon sens et la finesse. Il montrait dans son extérieur cette aisance et cette retenue de manières également éloignées de la maladresse ou de l'affectation : manière d'être qui caractérise le vrai gentleman, l'homme de bonne compagnie. Enfin, quoique la simplicité de sa mise et l'absence de tout domestique ne permissent pas à Meg de supposer que ce fût un homme riche, elle en vint à ne point douter qu'il ne fût d'un rang supérieur à celui des personnes qu'elle logeait habituellement. Au milieu de ces observations, et pendant qu^elle était en train de les fiiire, la chère femme avait l'esprit embarrassé de souvenirs divers et obscurs : certes, elle avait déjà vu l'étranger; mais quand et dans quelle occasion? il lui était entièrement impossible de se le rappeler. Elle était particulièrement déroutée par une expression de physionomie froide et railleuse, qu'elle ne pouvait concilier avec les souvenirs éveillés en elle« A la fin elle dit avec autant d'aflabilité qu'elle put prendre sur elle d'en montrer : « Ou je vous ai déjà vu, monsieur, ou quelqu'un qui vous ressemblait beaucoup. Vous connaissez la chambre bleue aussi , vous qui êtes étranger dans ce pays ? ^^ Pas si étranger que vous pouvez le supposer, Meg, » dit le voyageur, prenant davantage le ton de l'intimité, « car je me nomme Frank Tyrrel. — Tyrl ! » s'écria Meg d'un air étonné , « ce n'est pas possible! vous ne pouvez être Francis Tyrl, le jeune étourdi qui sV