‹ OEUVRES DE WALTER SCOTT (volume 2)Chapitre 72 sur 161 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

WeU-Head. Ohlmcm garçon, Thonnéte M. Biadloose vous tira proprement d'affiuredans cette circcHistance. Non, ce n'est pas cet honnête homme , mais son fils Johii Mowbray... Il y a six ou sept ai» que l'autre repose dans Féglise de Saint-Ronan. — Et n'a-til laissé, » demanda Tyrrel d'une voix tremblante, « aucun autre eU'* font que le laird actuel? — Pas d'autre fils, répondit Meg, et il y en a bien assez, à moins qu'il n'eût pu en laisser un meilleur. — Ainsi donc , il est mort sans autres enfants que ce fils? — Non pas, avec votre permission ; il y a sa fille , miss Clara , qui tient la mai* son du laird , si on peut appeler cela tenir maison , car il est pi^es* que toujours là-bas aux eaux.... Ainsi il ne leur fout pas grande cuisine aux Sbaws. — Alors miss Clara doit y passer une triste vi« pendant l'absence de son fi*ère, dit l'étranger. — Oh ! que non... Il la mène souvent sauter et cabrioler avec tous leurs beaux étour* neaux là-bas ; et elle leur prend la mam et se mêle à leurs danses et à leurs folies. Je souhaite qu'il n'en arrive rien de mal ; mais c'est une honte de voir la fille de son père frayer avec toute cette canaille d'écoliers, d'apprentis écrivains, de commis marchands, et de toute la séquelle qui se trouve là-bas aux eaux. — Vous étés sévère , Meg , répliqua son hôte ; sans aucun doute , la conduite de miss Clara mérite qu'on la laisse entièrement libre. — Je ne dis rien contre sa conduite, et il n'y a rien à en dire, que je sache; mais je voudrais voir les gens frayer avec ceux de leur sorte , monsieur Francis... Je n'ai jamais trouvé à redire au bal que la bonne société afvait coutume de tenir dans ma pauvre maison , il y a bon nombre d'années , lorsque les vieilles gens venaient dans leurs voitures , avec des chevaux noirs à longue queue, les jeunes égrillards sur leurs chevaux de chasse , mainte dame comme il fout en croupe derrière son mari, et plus d'une jeune fille gaie et jolie sur son petit cheval. i. personne de plus heureux que tout ce monde-là!.... et pourquoi non? Il y avait ensuite le bal des fermiers, avec les beaux garçons en habits bleus et pantalons de peau de daim. C'étaient là des assemblées honnêtes , mais alors il n*y avait que des gens de même espèce qui s'y rencontraient ; chacun se connaissait : les fermiers dansaient avec les filles de fermiers dans un endroit, et les fils defomille avec leurs semblables dans rautre ; à moins peut-être que quelques uns des membres du club de Kilnakelty, comme il arrivait parfois, ne me fissent foire le tour delà salle en dansant, par manière d'amusement et de plaisanterie, et je n'étais pas en état de suivre la danse, à force de rire. Certainement je n'ai jamais trouvé à redire à ces

LBS BAUX DB lAllIT-BONAir. 15

^ LES EAUX DB SADiT-RONAN.

Umoceatsi^aisirSy quoiqu'il u'aH &U^ çi^elcpieftiî» i3u9 d'miMr ppiaioie d^ iiray ail pour rétablir .Voi^dre di^mU to$i9. ^ litw MeS) reprit Tyrrel, cçUe étiqpA^Ue serait ua p^ dDpr^^poHr 4(^& étTOWW ^omme moi : coouaent en effçl trouterioaMious. 4^ dw^afs^^ d4M ^0» parties de fajnille? — Ne vai^ eiabanfa^»^. pia» d^ ^a, Mfr» ^eur Francis, % ^époodil r];i<Me^» w ac^^m^ajfiwit ses pv^ks 4*ua coup, d'œii d'ûitelU^ence... % Çimvok tr^i^vep» toi|î6iir% •$ cfaacuAe» qae le monde ajOÛl^ ^(^ao^e iA ¥wdM) et , au pis atter^ il vaut mieio; épi^ouv^r quelque difiicuU^ à troit?^ iiUEie dansent^ pouiC la soirée, que d'eu a?(ûr uu^. siur 1^» bra^ àmi oa m pwt m débarrasser le lendemain au matin. — £st-«e>que cela w^ite f urir ^uefois? — ' Si cela arrive ! ]^-ce parmi les gens, q/^i son^^i^ ew9 fue vous djçm^ez si cela arrive? £h. fnoî ! pas plus ^fd fH^ In dernière saiisou» comme iU appellent cela, sîtir 9^4^ 9wk^.% le jeune Anglais à. Vh^bjt rouge ^ qp a, u^e malle-po^e qp'il c<pdj9iK lui-même» ue s'e$t-iJl pas trouvé ha^ par m^s ftacbdi9oBwnHgi^« Ia fille aj^ Longues |ambes d^ 1^ vieille lady toup^ngirtb? Ua dmt* surent si lon^-tea)ips ensemble ^'ou en dit pl(UiL qu'on n'awailb àfl^ e& dire : le jeune bomnve aurait volontiers battu en retfs^e, maM la vieille lady ne làcb^apes prise, et lacwr d^ eowKiiis«aire^ % aidée de quelques a^l^ires perso wes^» la U lady Biuks y w> iév^ d» sir Bingo. Il u'a jamais osé la cooçdujre^ à ses amis^ ^ AM^etenre-; mais depuis. Us ont toiyoursp^é Téti ^ rbiver mf^ eam. £1 voilà à quoi tout cela est bon! ^ Est-ce que ÇianiM. je veip; ijn miss Mowbray ^fréquente de paireillesfiemmes? » dit T];n»eiia.vee w ton d'intérêt qu'il réprima dès-Ies preoilier^ uH^ts de si^ questhw*

« Que peut-elle &ire » pauvre fille !..... . répondit; TbOtosse^ Il tat

bien qu'elle, fréqpie^te la compagnie de son frère,, ^s^ ^ est é«^ demment djépendante de lui. IMUis à propos, je m^a raw[)eUetoi|t ee que j'ai à faire avant que la nuit arrive ; et certes^ ee n'ei^t p4ts peu de chose. Je suis irestée à, bavarder avec vous par trop loogh* temps 9 monsieur Francis. •

Sur ce I elle sortit d'un pas résolu » et bient4^ la, iMJLson retenitt des octaves aiguës dje sa voix qiU a^elait et gouff^Diandait lea m^ vantes*

Tyrrel resta un ngioment absorbé dan^ uiie pri^de rêverie»}, easuite il prijt son chapeau et fit une visite à Véeurie ^ où soft e^véd raccueiÛit en dressant les oreilles, et en piMissant ce &iMe heunis-

f • CommitMwry towé, cour fpà pNpioM« iwr H$ dliforcet H Iw promeniei de nuh

GBàf ÏRiK ni. Itt

$i«Miit par toqael vu ii^le cD«*sier saine f ifproelM d*u $SaÀ 91'B chérît et dont il est estimé. S'était aasuré 91e le fidèle fiiimal ne Bwoquait de rien , notre héros profita du protongement du erëpiuh ente pcMur visiter le tieux ebàteaii qui y dans d'antres circonstanee»» avait été aa promenade fuyorite dn sw. Il demeura tant que le jour le Uii permit , admirant le tableau que nous avons essayé de déêriro dans le premier oluipitre , et eomparant , eomme dans sa première rêverie , les couleurs mourantes du pajpsage qui s'effaee à eeUea de la vie humaine , lorsque la jeunesse et Te^N^ir ont cessé de leur prêter leur éelat

La eourse qu'il fit pour regagner raubeirge, et un léger souper composé, de pai» et de fromage rdtis * f arrosé avec de k b^re brassée par Meg , lui inspirèrent des pensées pins gaies , on a» moins plus résignées... et La chambre bleue» aux honneurs de Ue quelle il avait été enfin a^is, eut en hii uft hôte sincm joyeux du moins assez tranquille,

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