CHAPITRE m. tn
Kf . WiBteAIoèsOBi $6 faisait aussi remarqua par la pomMfon de qtielqueê gravures curieuses et de plusieurs autres oiijets d'art , qu'il montrait de temps eu temps daus la salle eomiuuue peur tromper la longueur d'une matinée pluvieuse. Cette ediectiou avait été feite viis et modis ' , disait PHomme de Loi , autre meuAre dis* tingué du eomité , en lançant un eoup d'eeil d'inteiligenee 1 son plus proche voisin.
Quant à ce dernier personnage , peu de mots sidliroilt pour le dépeindre. C'était un vieillard à larges épaules , à voix de rtentor ; à figure enluminée , nommé Micklewham , écrivain ou pro<mreur de campagne, qui administrait les al&ires du laird , au grand profit de Tun ou de Tautre, sinon de tous les deux. Son nez se détachait du haut de sa ftiee large et vulgaire , comme le style d'un Tîeux cadran solaire , courbé tout d^im côté. Aussi entier et querdleur que si sa profession eût été militaire au lieu d*ètre civAe , il dirigeait arbitrairement la distribution et la conversion en bâtiments du Sainf s-Well-Haugh , objet des lamentations de mistréss Dods. Enfin il était au mieux avec le docteur QuacUeben , qui le mettait toujours en avant pour feire les t<âi6iments de ses malades.
Après rHonmie de Loi vient le capftaine Mungô Mac-Turc, depuis long-temps lieutenant en demi-solde, sorti des montagnes de l'Ecosse, préférant au vin le toddy • le plus fort, et consommant, arrangé de cette manière, ou froid et au naturel, environ une bouteille de whisky par jour, lorsqu'il pouvait scia procurer. On l'appelait l'Homme de Paix , d'après le principe qui assigne aux constables , à ceux qui courent dans Bow-Street et autres lieux , armés d un assommoir pour briser la tète des gens , continuellement et officiellement employés dans des scènes de tumulte , le titre d'officier de paix... c'est-à-dire , parce que sa valeur forçait les autres à se conduire avec modération. C'était à lui qu'on s'adressait généralement dans tous ces avortons de querelles qui , dans un lieu de cette espèce, sont si sujets à naître le soir et à être tranquillement arrangés le lendemain au matin. Quelquefois même il entamait de son propre chef certaines hostilités , afin de modérer l'ardeur trop belliqueuse de quelqu'un des habitués. Ces occupations assuraient au capitaine Mac-Turc le respect de tout ce qui fréquentait les Eaux ; car on trouvait justement en lui cette espèce de personnes qui s(mt prêtes à se battre avec tout le monde, à qui nul ne peut