‹ OEUVRES DE WALTER SCOTT (volume 2)Chapitre 78 sur 161 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

que M. Meredlth se vit forcé d'aller prendre le lait de chèvre à une dizaine de milles de distance , et d'y rester en quelque sorte caché jusqu'à ce que Fafliaire fût arrangée par ses collègues du comité.

Tels étaient les honnêtes personnages qui dirigeaient les aifeires de cet établisssement naissant avec autant d'impartialité qu'on en pouvait attendre d'eux. Ils n'étaient pas » à la vérité, sans leurs secrètes prédilections ; car l'homme de loi et le militaire inclinaient en particulier vers le parti du laird , tandis que le ministre y M. Meredlth et M. Winterblossom , étaient plus dévoués auï intérêts de lady Pénélope. Le docteur Quaclcleben seul, n'ignorant pas que les hommes sont sujets aux douleurs d'estomac comme les dames aux maux de nerfe, ccmservait dans ses discours et ses actions la plus exacte neutralité. Néanmoins , les membres de l'honorable conseil ayant fort à cœur les intérêts de l'établissement, et sentant que leur bien propre, leurs plaisirs et leur bien-être y étaient attachés , ne^ souffraient pas que leurs aflfections privées intervinssent dans l'accomplissemait de leurs devoirs publics ; mais chacun d'eux agissait dans sa propre sphère pour le plus grand bien de toute la communauté.

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