‹ OEUVRES DE WALTER SCOTT (volume 2)Chapitre 92 sur 161 · LA RENCONTRE · texte numérisé non relu

LA RENCONTRE

Nooi ii»oi rencontrons comme des «mbres dans le roytnme des songes : elles n'y parlent qne par signes.

Anonyme,

Derrière Tun des chênes antiques , se cachant à tous les regards comme un chasseur qui attend le gibier , ou un Indien qui épie son ennemi , m^is avec une intention bien différente , Tyrrel était couché sur le sol , la poitrine en avant , Tœil fixé sur la route qui descendait en serpentant dans la vallée, et l'oreille attentive au moin* dre son qui venait se mêler au souffle de la brise ou au murmure du ruisseau.

« L'aborder au milieu de cet assemblage de brutes et d'imbéciles , c'eût été un acte de folie , pensait-il , une extravagance presque aussi notoire que la lâcheté qui m'a jusqu'à présent empêché de me présenter à elle lorsque notre rencontre solennelle eût pu avoir lieu sans témoins. Mais maintenant... maintenant... ma résolution est aussi fixée que le lieu même est favorable. Je n'attendrai pas que le hasard nous jette de nouveau l'un près de l'autre , entourés de regards malveillants qui nous épieront , de curieux qui interpréteront chaque mouvement que je n'aurai pu réprimer! Mais» écoutons... j'entends le pas d'un cheval... non... c'était le bruit inégal de l'eau qui roule à travers les cailloux. Assurément elle ne peut avoir pris l'autre route pour se rendre à SbawsCastle !... non... les sons deviennent distincts. . . je l'aperçois clairement qui s'avance rapidement

le long du sentier... aurai-je le courage de me montrer ? Je l'ai

l'heure est venue , le sort en est jeté. •

Néanmoins cette résolution à peine formée devint chancelante, lorsqu'il réfléchit à la manière la plus convenable de la mettre à exécution .^e montrer de loin pouvait! donner à la jeune personne

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