‹ Œuvres de Walter Scott (volume 3)Chapitre 15 sur 91 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Oui , par Woden , de% Saxons r9||»ct(i , D^ù rtm dM jnon cle la semaine Tire son boa d ori|iqQpaï«iiii9 a, Ricii n*est beau que la v^rit^ , fit j'y tiendrai , malgré l^nYie y Jjittqu'an dernier jour de ma tit.

La Table d'hôte de Cartwright.

J!>(q7^9 jeune ami Lovel» qui avait aussi reç^ un billet d'inviter .^on^ §ri*iy2L ponctuellement àMonkbarnsle 17 jui^ety environ fiu^ minutes avant qi)ai.re heures. Il avait f^it uue çhalenr éUwlfante, et il était tombé quelques grosses gouttes de pluie, quoique Forage dont on était menacé eût éclaté plus loin.

M. Oldbuck le reçut à la porte (lu Pèlerin, en habit complet de 4r9p brun , en bas de soie gris, et en perruque poudré^ où briUi^t tout le savoir-faire di^ vétéran Caxofi , qui, ayant flairé le dînes, âyait eu soin de ne finir son opératiop qu'un instant auparavant, afin d'être invité à faire une station à la cuisine.

-^ Ypus êtes le bienvenu à mon symposium , monsieur Lovel ; et in^ilitenant il faut bien que je vous présente à mes fainés^i^fes de la gent femelici mala bestiœ, n^onsieur Loyel.

— Je serais bien trompé. Monsieur, si je trouvais qu'elles méi^iteut de pareils sarcasmes.

— TlUey-VaUey I monsieur Lovel , — mot que, par parffud^e» un copotmep^teur fait dériver de TïUvilUcium, et |m autrç de Tçlley. ho, — mais Tilley-Valley^ , dis-je, et trêve de Votre, poli-

I . Wensdajr ou wednes dajr , mercredi , venant de Jf^odeTCs-dajr , jour de Woden.

1. TiUêj'Vallef est une exclamation anglaise pour interrompre celai quiparle^et répond a notre phrase de: Sornettes que tout cela. Il paraît que c'est une corruption de mots de • èbaise iataut et 9aittex -^ qu'an trouve dàds |e Traité de tëoerie de Jécqiies FbùiHiux ^ in 'fol. , |5S5.

L'ANTIQUAIRB. M

tesse. Vous ne troayerez en elles que de yrais «obanttUMS 4e ht gent femelle; mais les voici. Monsieur Lovel, jevons pr^sentQ» suivant rordre convenable , ma très discrète sœur Griselda» <pâ dédaigne la simplicité et la patience dont l'idée se.ratl^cbe w pauvre vieux nom de Grizzy, et ma très exquise nièce IMlariat dont la mère se nommait Marie et quelquefpis MoUy ^

La sœur de notre antiquaire, en robe de soie, portait sur I4 te^ un édifice dont on peut trouvçr le modèle dans le Souvenir des Dames pour tannée 1770 ; un superbe monument d'architeptur^ une espèce de château gothique moderne, dont les crochets pouL<yaieut représenter les tours, les épingles noires les chevaux dç frise, et les barbes les banhières. Sa figure, aussi, couronnée 4^ tours, comme cel{e des anciennes statues de Vesta, et aussi large que longue, offrait de^ixéminences remarquables en forme de ne? et de menton, et avait , sous les autres rapports, une ressemblance si grotesque avec la physionomie de M. Jonathan Oldbuck, que s'ils n'avaient point paru ensemble, comme S^astien et Viola dans U dernière scène de la Soirée des Rois ^ y Lovel aurait pu crok^ qne la figure qui se présentait à ses yeux était son vieil ami dé- .gaisé en femme. Une robe de soie autiqi^ à grands ramages cou- . Trait cettjB personne extraordinaire^ à laquelle le frère disait souvent, que le turban^ d'un musulman siérait mieux que la coiffure d'une chrétienne et d'une créature raisonnable. Deux longs bras décharnés, terminés aux coudes par des manchettes de blonde à triple rang, croisés sur son estomac et décorés de longs gants, d'un vermillon vif, ressemblaient assez à deux homards monstrueux. Des souliers à talon haut et un mantelet de soie, jeté sur ses épaules . avec une aimable négligence, complétaient la parure de iniçs Grisdda Oldbuck.

Sa nièce, que Lovel avait aperçue un instant lors de sa première visite, jeune et jolie personne, mise avec élégance «suivant la mode du jour, avait un air d'espièglerie qui lui allait fort \\j^u^ , . et qui prenait peut-être sa source dans cette humeur caustiq^epafticalière à la famille de son oncle, mais dont les traits étaient adoucis en elle. •

M. Lovel salua respectueusement les deux dames, qui lui répondirent, la tante par la révérence prolongée de 1760, époque

Page 1