‹ Œuvres de Walter Scott (volume 3)Chapitre 28 sur 91 · I. Probablement le decteur HnttOD , célèbre féologitte · texte numérisé non relu

I. Probablement le decteur HnttOD , célèbre féologitte

9. lUont de Tart sans art , uoe partie tans partie (un. artguin^^ f»t pat 411, é$s ki*^' ^lui n^existent pas) \ leur moyen est le mensonge; feur vie est daller mendier.

L'ANTIQU'AIRE. 1 3 1

L'antiquaire ne pnt s'en^p^cher de reconnaître cette préférence pur nn salutrévérencieux.

— Je préaome que vous avçz fait connaissance avec ce jeune homme à Edimbourg ?

Oldbuck lui raconta les circonstances qui le lui avaient fait connaître.

— Ma fille connaît donc M. Lovel depuis plus long-temps quf vous?

— Oui-dà l j'étais loin de m'en douter.

— Le hasard m'a fait rencontrer M. Lovel , dit Isabelle en rougissant un peu, lorsque j'étais chez ma tante , mistress Wilmot , le printcumps dernier.

— Dans le comté d'York ? et que faisait^il alors? que disait-on de lui ? pourquoi avez- vous eu l'air de niç pas )e connaître quand je vous l'ai présenté ?

Isabelle répondit à la question la moins difficile et laissa l'autre sans réponse.

— Il avait upe commission dans l'armée » et il avait , je crois , obtenu de la considération. Il était fort estimé , et passait pour un jeune homnie aimable et qui promettait beaucoup*

— Mais> la chose étant ainsi , pourquoi l'avoir traité en étrangler quand vous Tavez vu chez moi ? Je vous aurais crue , miss Wardocff 9 moins entichée du misérable orgueil de votre sexe.

— Elle avait de très bonnes raisons pour agir ainsi , dit sir Arthur d'un air de dignité. Vous connaissez les opinions, vous direz peut-être les préjugés de ma famille; mais n'importe, nous attachons l^ plus grand prix à une naissance sans tache. Or il paraît que ce jeune homme est fils illégitime d'un homme riche. Ma fille ne voulait donc pas renouer connaissance avec lui avant de savoir si j'approuverais une pareille liaison.

— S'il se fût agi de sa mère , j'en pourrais voir une excellente raison. Le pauvre garçon I voilà pourquoi il paraissait si confus et si distrait pendant que je lui expliquais le motif de la bande de bâtardise qui se trouve dans ces armoiries sculptées au-dessus de la porte d'une de vos tourelles.

— Sans doute, dit le baronnet d'un air content de lui-même; ce sontles.armes de Malcolm l'usurpateur, comme on l'appelle. La tour qu'il fit construire porte son nom ; mais on rai)pelle plus fréquemment la tour de Baltiard, ce que je regarde comme une corruption pour la tour du Bâtard. Dan^^ h généalogie latine de inia

famille » il est nommé MUcobimbas Nothas, II s'empara temporai* liment de nos biens , essaya d'établir par la Tiolénce sa raceiOégitime dans le domaine de Knockwinnock, et fit naître par là des querelles de famille et nnc longue suite de malheiirS qui ont pro* duit en nous un sentiment d'horreur et d'antipathie pour tout ce qui n'est pas fils de bonne mère , sentiment que mes respectables ancêtres m'ont tï*ansmis avec lemr sang.

— Je connais cette histoire, dit Oldbuck, ainsi que les sag» maximes qu'elle a inspirées à TOtre famille, et j'en faisais le récit à Loyel il n'y a qu'un instant. Pauvre jeune homme ! il doit s'être trouTé blessé. J'attribuais son inattention à la négligence, et j'en étais piqué ; tandis que ce n'était que l'eflet naturel d'une susceptibilité portée à l'excès. J'espère, sir Arthur, que tous ne tiendrez pas moins à votre vie, parce que vous en êtes redevable à on honune dont la naissance est entachée ?

— Et je n'en serai pas moins reconnaissant peur mon libérateur, s'écria le baronnet ; ma porte et ma table lui seront toujours ouvertes, comme si le sang le plus pur coulait dans ces veines.

— Je suis charmé de vous entendre parler ainsi. S'il lui manque jamais un dîner, il saura où le trouver. Mais que fait-il dans ces environs? Il faut que je le catéchise, et si je trouve qu'il ait besoin d'avis...» Qu'il en ait besoin ou non , je ne l'en laisserai pas manquer.

Après avoir lait cette promesse libérale , l'antiquaire prit congé de sir Arthur et de sa fille , tant il était empressé de commencer ses opérations sur Lovel. Il lui dit que miss Wardour lui faisait ses complimens et était restée près de son père ; et lui prenantle bras, il sortit avec lui du château. *

Knockwinnock conservait encore en grande partie les attributs extérieurs auxquels on reconnaissait autrefois les châteaux habités par des barons : il avait un pont-levis, quoique toujours baissé; il était bordé par un large fossé sans eau, dont les deux rampes avaient été plantées en arbres verts. Le bâtiment s'élevait partie sur un rocher de couleur rougeâtre qui descendait vers la mer> par^ tie sur la terre ferme, à peu de distance du fossé. Nous avons déjà parlé de l'avenue ; d'autres bouquets de grands arbres s'élevaient dans les environs , comme pour réfuter le préjugé qui prétend que les arbres croissent mal dans le voisinage de la mer. Nos voyageurs s'arrêtèrent et se retournèrent vers le château quand ils furent parvenus sur une hauteur au milieu de la grande route ^ car on juge

bien qu'ils ne yonlnrent pas courir le risqne de s'exposer à la marée ea s'en allant par les sables. L'édifice jetait son ombre épaisse sur des bosquets qui étaient à gauche, tandis que les fenêtres en face réfléchissaient les rayons dn soleil. Cette yue ne leur iuspi« rait pas les mêmes idées. Lovel, avec tonte l'ardeur de cette passion qui se nourrit de bagatelles, comme on dit que le caméléon -vit de l'air ou des insectes iuTÎsibles qui s'y trouvent , cherchait à deviner laquelle des nombreuses fenêtres qui s'offraient à ses yeux était celle de l'appartement embelli en ce moment par la présence de miss Wardour. Les réflexions de l'antiquaii;e étaient d*un genre plus sérieux , et il en donna la preuve ^quand, se retournant brusquement pour continuer^sa route, il s'écria: Ciio pcfùuml Lovel, sortant de sa rêverie, le regarda comme pour lui demandeir ce que signifiait cette exclamation. Le vieillard secoua la tête, -r^ Oui , mon jeune ami , di t*il , je crains , et c'est avec un vrai chagrin que je vous le dis, je- crains que cette ancienne famille ne soit à VinstanLde sa chute. /, i

— Vraiment I s'écria Lovel ; vous me surprenez beaucoup. ; • . .

— C'est en vain , dit Fantiqnaire poursuivant le cours de sesxér flexions , que nous cherchons à nous endurcir le cœur, pour«voir avec une juste indifférence les changemensquisur^vieniient dans ce monde trompeur et périssable ; c'est ^ vain^que nous, nous «f^ forçons de deviner l'être invulnérable qui se sufRt àrlin^niénie^le Ufts afque rolundus ^ • du poè te ;'tette exemption des ' peines «t des misères de la vie h«mAine',"que"le' stoïcien se "tapte de j>o^tséd/Qr^ est aussi imaginaire que l'état de quiétude i^iystiqueet de perfection auquel prétendebtqUelqueëeBtliiottôiasteâé' - I. ..),... ^M..

-—Et à^Diieil' ne j^ldiae qu'il en soit 'autrement l* dit 'LoveLni^

chaleur f^ Dieu ne^^plaise qu'ilexiste'iunte'pUlosophie'Gapablede

now> eodurdrJei oceur^an poiotqn^il ne puissO'étrf^iémaqueipar

ce f<il4unr&ppol% dit^et ànèostmêmes! J'mmeFais^auiaBit.dési-

"Par que Mapniain devînt caUense* comme te etimevpowri n^avbir/pas

4<si^aindré le-davg^ d'4ineeouptire'eud^mieégriitignnre, que d'am-

"bifioiiner'Un 'Stoïcisme^ qui ferait de meO' ccém? 'Un bloa^de. pienre.

' ' 'li'afitiqllidl» regarda son 'jeune coibpàgnon dfcin airqulannen-

'^4 Fintérêtet la '«^nptettsîoaé -«t. /AttendeB'^ rloi dit^ily attendexqoe

vc^re^bttrque'ait'ététeuuesoîauintealiis par>la tempête descvicis-

^àSànixA ham«HM8V^t.¥Ms apprendrec alors h éarguw ifos^ voiles

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pour qu^eOe paisse obéir au gouremail ; on , poilr TOtis puriér ié langage du monde , vous aurez enduré et il tous restera à endnrar assez de détresses pour donner de l'exercice à votre sensibilité y sans prendre à la destinée des autres un intérêt plus vif que cdni qu'il ne vous sera guère possible de leur refuser.

— Cela peut être , monsieur Oldbuck ; mais comme en ce moment je me sens plus disposé à imiter votre pratique qu'à adopter Vôtre théorie , je ne puis m'empêcher de prendre un vif intérit att sort de la famille que nous venons de quitter.

— Et ce n'est pas sans raison. Depuis quelque temps les embarm de sir Arthur se sont tellement multipliés et sont devenus si prèssans , que je suis surpris que vous n'en ayez pas entendu parler. Et puis les opérations ruineuses que lui a fait («ire ce corsaire dé terre , ce vaurien d'Allemand , ce Dousterswivel. ...

'* — Je crois avoir vu ce personnage dans un café de Fairport A je 'vais quelquefois! Un homme de grande taille , k gros sourcils ^ l'air gauche et lourd , parlant d'objets scientifiques , autant qu'il est permis à mon ignorance d'en juger , avec plus de présomption ijde'de connaissances réelles , et mêlant d'une manière bizarre des \ëtûïè^ de science à un jargon mystique. Il semblait prononcer des ib^àUés' èti débltaill: ses opinions. Un jeune homme me dit sTOe MiTiVèté que e'ëtttit Ùii iHuMiié; et qu'il avait commence avec le •tiofldè itiVîsIblé. :

' ^G'ëst 1ùf,'e^est lui-^émë. Il; a M^eK'de connaissainces pntiljtlibsr pttùf b'ëii^fft4nM*'Éfiivà«A«neht eraved hm sens en présenèe de lééÀi^ Hëkv il i<rAltfCl'itit«litg^eié>; bt, ^Mf Vftitt dire la vérité, cette sorte de sagaeittf qttll pbfi^dfr^ jointe à bue knpud^ice sans ^^'àléV'^lh^ 'rfn^^Sé qiiïl^ftaè tèmpk ^Mkd f^' ftliv^ia connais- '^âkèr; !ittàiëj^tti'im'â^iii»iqtfë> lôl^(]il'il ae'rit}irt« HVéi Âes fous, on 'VàhS'dhé'é«iiripii^tod«|eiiiefté0jiP s« montre un» pJb^il'iihitt-ltfian, '^i\ë àti magijmûsiii, àt sympathies et 'd^hnftiputWèsiv àé^i»' ''bïlè^; àèitt b«gtiBit«^ivîris{toit«/ en iiti UuHy d^uttitM^ktôMimiestQs

nKfih» éélhi^hâl fet qdlyi «iél»«i bk(t« éèeMfètte V Mi^ièiii; VénèttvéMs flé^lé^ iioti«èi''ll6ii atiti |âl«^^ ^«aràiËgèï^i 6adii^^Mit>iiu« >i'(nié'^chiâ»qMle^«giilidOd»mi^«U

--Mè^sîa^^' dé 'éii^of^tvm 'îÊliïtf^ Mk >ftdwMridi^' 8ob^vfiti>iMM^tf(!KAt«-

*'Jlb^sA«féMelriOKUtte fMMb lii|{jfiWv:il<IMitfei4et'd<Mllri«1'lMfa^ Aboul Hassan , je chasserais du pays tous ces jongleurs avec un fouet de scorpion. Ils détraquent l'espritHBto»«er^MBi ilifeles et

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^^ules f^F leuin réyenea mystiques » aussi bien que s'ils atta# «paient leur raison* par des liqueurs fortes ; et alors ils vident leurspoches avçc la piéme facilité. C'est pourtant ce vaurien , ce vagabond y ce misérable >. qui port.e le dernier coup pour achever la ruine d'une ancienne et honorable famille.

— Mais comment serait-il possible qu'il en imposât à sir Arthur' au point, de le ruiner ? ,

— Je ne sais trop. Sir Arthur est un brave homme , un homme respectable ; mais^ comme vous ayez pu le remar<}Uer d'après ce qu'il noua a dit sur la langue des Pietés , le bon sens n'est pas son fort. Une partie de ses biens est grevée d'hypothèques , et il a toujours été gêné. Ce Iripon lui a promis des montagnes de cuivre, et une compagnie anglaise s'est chargée d'avancer des sommes considérables sur la garantie de sir Arthur, ce qui me donne de grandes craintes. Quelques personnes , et j'ai été assez âne pour être de ce nombre » ont pris de petites parts dans cette entreprise, et le baronnet a déboursé lui-même des sommes assez fortes. Nous f&mes leurrés par des apparences spécieuses et par des mensonges encore plus spécieux , et maintenant , comme John Bunyan ' ,'nous nous éveillons , et nous voyons que nous n'avons bit qu'un rêve.

— Je suis sàrpris que vous , monsieur Oldbuck , vous ayesrf^noûuragé sir Arthur par votre exemple. P'^^

— Ma foi, répondit l'antiquaire en baissant les yeux, j'en suis Ifiè^ même surpris et honteux. Ce n'était pas l'avidité du gain , UM^^ n'existe pas un homme sur la terre, j'entends un homme prudeîit,-T]ui soit plus indifférent que moi sur Fargent. Mais. . . je crus pouv6i^i46A qnercettebagatelle.Ons'attend, quoiquejene sache trop pouKtuoi , que je donnerai quelque chose à quiconque aura la bontéde mé^d^M^ rasserdecebrin de femelle, ma nièceMarieMac-lntyre;etpèi(ti<étre on pense aussi que je dois faire quelque chose pour avanetfrN^tflâl l'armée son garnement de frère.Dans l'un et dapsl'autre ca6,4lhmise triplée m'aurait donné un coup de main. D'ailleurs, j'avai^^^iltl^ idée que les Phéniciens avaient eu autrefois une fabrique de ^^liÎM ptécbéâient à l'endroit où l'on faisait la fouille. Cedi(!ftle^<sAiiîtri- Iftut de Douâterswivel qiie le ciel confonde, trovifiB^mÊmii^^ hMël il me bei^ d6 sotstiontes, prétendant avoir ftromré ècp miiMSfVVku

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I. AWMir dfci'àaa^orwmyiti^îlie tolitttlée £«^lt^4^ji>/*/WWi1M|«*Vifet«4tti^cl# »r«ge duift ia Prison d'EJUmbourg. *^x ^ ';'>••• a ([ tJ 1 *îli «> y

ymi qpfoa avait autrefois exploité cett» mine « et qae ce genre de traVaiix se conduisait alors d'une manière toute différente ;qiie de nos jours , et je.... en un mot , je fus un vrai fou , et ce mot finit tout. Ha perte ne vaut pas la peine qu'on en parle , mais je sais que sir Arthur a contracté des engagemens très considérables, et mon coeur saigne pour lui et pour la pauvre fille qui doit partager sa détresse.

Cette conversation n'alla pas plus loin. Nous verrons dans k chapitre suivant celle qui lui succéda.

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