‹ Œuvres de Walter Scott (volume 3)Chapitre 30 sur 91 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

Qae cette lettre soit ren|i»e au plut vile ; — • altoni, pars et court 'au gafep , i bride abattue , maraud •* il y yi( de ta vie / il 3^ va de ta vie. ,

Les Ltttres ^importance. >

Nous allons laisser M. Oldbnek se régaler avec son jeune ami duh poisson iq[u'il ayaitirarpayé , et nous transporter ayec nos lecteurs dans l'arrière''boutiqne de la maison de 1^ poste anx lettres deFairport; Le buralisiè était absent , et sa femme s'occupait à classer lés lettresc[ui.veni^ient' d'arriver d'Edimbourg y pour les remettre au facteur chargé d'en faire la distribution. Dans les villes de^promce , c'est souvent le morneut de la journée que les commères choisissent de préffijrence pour aller faire une visite à Vhonmie^xiii ih/emmede lettres y afin de pouvoir, en lisant les adresses > et quelquefois aussi 9 à'ïi fàutien croire les bruits publics, en jetant un coup d'oeil sur l'intérieur, se procurer des renseignemens , ou former des Conjectures sur les affaires de leurs voisins. A l'instant dont nous parlons , deux femmes de cette espèce, sWcupaientà aider mlstress Mailsett^r à s'acquitter de ses fonctions officieUes , ou pour mieux dire à les mal iremplir. .

— Eh mon Dieu! dit ia femme du boucher, /voilà dix^ onze^ douze lettres poùi: Tennant et compagnie 1 ces geus^làfont plus d'affaires à eux seuls que tout le reste delà TlUe ensemble.

-- Oui ; dit la boulangère,' mais faites attention qu'en voilà deux pliées en carré et fermées de deux cachets. Je serais bien surprise s'il ne s'y trouvait pas quelques traitesprptesiées. • .

— Est-il arrivé quelque lettre pour Jenny Caxon ? demanda la , boQcfaère. tl y a trois semaines que le lieutenant est parti.

— n en e&t arrivé une il y a eu mardi huit jours , répondit mis* , tress Mailsetter.

— Une lettre venant de l'étranger ?

— Oui, vraiment.

— C'était donc du lieutenant? Je ne croyais pas qu'il eût re<. tourné la tête pour elle.

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146 L'ANTIQUAIAE.

— Oh! oh! envoiciune aatre, s'écria mistress MiiilseUer, une lettre yenaiit dé Tétranger, avec le timbra de Sunderland.

Les deux commères Toulurent y porter la main en même temps.

-r- Non y non, mesdames 9^ j'âi eu bieti assez de cette besogne. Savez- vous que M. Maibetter a eu une fameuse réprimande du secrétaire de radminisiration à Edimbourg, à qui Aily Bisset avait fait des plaintes au sujet d'une lettre que vous avez ouverte, mistress Shortcake?

— Moi l's'écria l'épousçdu premier boulangerde Fairport; vous savez bien ^ madame , qu'elle s'est ouverte d'elle-même entre mes mains, Ensuis-je la cause? Pourquoi n'einplmé-t-'on pas dejueilleure fi^ à cacheter ?

. • — C'est bien vrai » répondit mistress Mailsjetter U mercière ; et nous en avons que je puis recommander en conscience, si voqs connaissez quelqu'un qui ep: ait besoin. Mais le fort et lé faible, e'est que nous perdrions la place s'il y avait encore de pareilles plaintes*

— Bon, bon, ma Gonmièi^> n'avez -vous pas le prévôt pour vous?

— Je ne me fie ni au prévôt ni an bâilîi. Cela n'enipêche pas foe je ne sois disposée à obliger des voisines, et vous pouvez examiner tant' qu'il vous plaira l'extérieur d'une lettre* Voyez, le cadiet porte une ancre. Je parierais qu'il a cacheté sa lettre avecim bouton de son habit.

— Montrez-la-moi I montrez-la-moi 1 s'écrièrent en même temps les deux (Commères. Et elles se jetèrent sur la prétendue lettre d'amour comme les trois sorcières de Macbeth sur le pouce, du pi* lote \ avec autant de curiosité et giière moins de malice. Mistress Heukbane, la bouchère, était une femme de grande taille ; elle saisit la lettre ia première , et la leva entre ses yeux et la croisée. Mistress Shortcake, petite femme grosse et ronde, se dressait sur la pointe des pieds pour tacher d'avoir sa part de l'examen.

— C'est ide lui, dit la bouchère , j'en suis sûrcj car je puis lire la signature^ Richard Taffril, et le papier rempli d'un bout à l'autre.

— Baissez-la donc, madame, s'écria mistress Shortcake d*un ton plus élevé que ne le permettait la; prudence exigée par leurs

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