‹ Œuvres de Walter Scott (volume 3)Chapitre 82 sur 91 · I . Auteur des Àntiquitis populaires · texte numérisé non relu

I . Auteur des Àntiquitis populaires

3. Nous trouverons dans la Fiancée de Lammermoor de nouveaux détails sur lie Ijrkewahe. Cette obligation de veiller le mort est un devoir effrayant en Ecosse, à cause des idées snperstilieuses qu'on attache au Ijrke-wake, Dans l'intervalle du dernier soupir et de l'enterrement, on croit que l'ame voltige encore autoar du cadavre , et qu'elle peut élre rappelée momentanément sous son enveloppe mortelle par le moyen de certains rites ou par le simple oubli de certaines précautions et cérémonies d'usage. Par exemple, si on laisse seulement la porte de la rue entr'oiiverte, le don de la parole est rendu soudain au défunt ) il faut que la porte soit fermée ou grande ouVerle. On préfère la laisser ouverte pour exercer plus facilement rbospitalité. Les liqueurs ne doivent pas élre é(>argnées aux veilleuses. On ne doit pas non plas laisser le cadavre seul un moment , et il est dv^S^eux de le regarder si on Tabandonne, etc., etc.

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et j'y mettrai toute la diligence possible. Le capitaine Mac-tntyre peut monter cet animal lui-même , si bon lui semble.

— Je n*âi pas Tespoir de pouvoir être utile , mon oncle ; msds s'il est arrivé quelque malheur dans celte famille , je désire prouver tout l'intérêt que j'y prends. Je vais donc aller en avant, et j'annoncerai votre prochaine arrivée : prêtez-moi vos éperons , mon ami.

— Vous n'en aurez guère besoin , Monsieur^ repondit le doi^^çstique en les ôtant de ses jambes , et en les attachant à celles au, capitaine ; l'animal ne demande qu'à courir.

Oldbuck fut confondu de ce dernier acte de témérité : — Etesvous fou, Hector? s'écria-t-il, ou avez-vous oublié ce que dit Quinte-Curce ? Comme militaire , vous devez être au moins familier avec cet auteur , nobilis eqims umbrâ qmdèm virgœ regilur; ignaviis ne calcari qvddem excitaii potest * , ce qui démontre clairement que les éperons sont toujours inutiles, et je puis ajouter qu'ils sont quelquefois dangereux.

Hector , qui sur un tel sujet ne s'inquiétait ni de l'ppinion de Quinte-Curce ni même de celle de son oncle , se contenta de lui répondre d'un air d'insouciance : — Ne craignez ripn , ne craignez rien ; et il partit au grand galop.

Au courfier à ce» mOU il a lâché la brid e , De son talon armé pressant se» flancs poudreux ; Le voifa loin déjàt dans sa course rapide U n'écoute plut rien ; à peine si ses yeux Ont eu le temps de mesurer l'espace.

^^ V<Mlà un assortiment parfait, dit l'antiquaire en le regardant s'éloigner ; un cheval emporté et an jeune écervelé , les d«aj: créatures de la chrétienté les plus difticiles à gouverner > et tout cela pour arriver une demi-heure plus tôt dans un endroit où personne n'a besoin de lui : ce n'est pas un chevau-léger qui guérira la maladie de sir Arthur. Il faut que ce soit un tour de scélératesse de Dousierswivel , pour qui sir Arthur a tant fait; car je ne puis m'empêcher de penser qu'à l'égard de certains caractères Tacite a eu raison de dire : Bénéficia eo usque lœta sunC, ilàm vidcntar exsolvi passe; ubi maltàin anteven/tt, progratiâ odium reddîiur\

t. Un noble chevtl Mt coaAaK &T«eiVMabr« traie ë» U b ig— tl> t «i dMval M peat étK exdté mêiM p«r f^pa w .

1. Le» biearail» «ont reçut âTec plaiair tant qa'oa croit pouToir let p l y W > 44pM»é celle meiiire, U luiM ren^ce U recooBuiMDGe,

ce qui doit convaincre nn homme sage qu*il ne faut rendre à per-« sonne des services assez grands pour qu'on ne puisse les acquitter, de peur d'obliger les débiteurs à faire une banqueroute de reconnaissance.

Tout en se citant à lui-même de pareils lambeamx de philosophie cynique , notre antiquaire suivait le chemin de Knockwinnock ; mak U est nécessaire que noas l^jr précédions pour expli- ^erlesmotife qmj fiuâaieiit désirer sa présence.

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