LÀ VICTOIRE EST A CELUI DES DEUX PARTIS
QUt LE PREMIER FERA COULER LE SANG ^
— Brian, ditRoderic, je te sais gré de ton zèle, et detafidélité; ton augure est heureux pour nous I Jamaià le clan. d'Alpine. n'at« tendit l'ennemi: toujours nos glaives ont frappé les premiers coups; mais il est une victime plus sûre qui s'est offerte d'ellemême à notre fer vengeur : uvl espion est venu ce matin Q|bserv€fr notre camp ; il n'y aura plus de retour pour lui dans sa terre natale; mes vassaux gardent tous les défilés, â Test, au sud et au couchant. Murdoch , choisi pour son guidé, a reçu l'ordre secret d'égarer ses pas jusqu'à ce qu'il puisse le précipiter dans quelque ravine profonde.
Mais qui vient à nous? C'est Malise... £h bien I quelles non* velles de l'ennemi?
— Deux orgueilleux barons , répondit Malise, ont arboré leurs bannières à Donne. Autour d'eux étincellent les lances et les glaives de nombreux vassaux ; j'ai reconnu l'étoile d'argent de Moray, et le pal noir du comte de Mar.
X. Cet oracle da Tagbairm a été soaTent nn aos^are qui a décidé, dans riBagiaatiofkk des cornbattansy da succès d'une bataille. Les soldats de Montrose égorgèrent so as ce iirétextenn paurre berger , le matia de la bataille de Tippermoor. -
3KK LA DJ^MB BU LAC* ch. it.
— Par Pâme d'Alpine^ dit Roderic, ces ndoyellM me réjmdsjMit ; j'aiine à combaure des ennaiiis digim de moi**. Quand se mettroBt-ib en marche ?
* -^ Demain Us Tiennent nous défier an combat.
— Iblronverent des glaives prêts àr les recevoir!...» Mais, dis-moi , n'asHu rien appris des clans alliés d'Eame ? Sootenns par en, ttons pourrions attendre Tènnemi snr les revers du Benledi... Tes y«nx' me disent qu'il ne , t'est parvenu aucun rnppoft fidèle; c'est bien! Les guerriers du dan d'Alpine défendront les défilés des Trosacfas ; nous combattrons dans les gorges da lech Katrine, à la vue de nos mères et de nos filles, chacun de nous pour ses foyers domestiques, le père pour son enfant, le fils pour son père, Famant pour sa maîtresse... Mais est-ce l'air vif de la fcrise qui fait couler cette larme de mes yeux, ou serait-elle ira triste présage de terreur et de doute? Non , non! la lance saxonne ébranlera plutôt le Belendi sur sa base, que le doute et la terreor ne pénétreront dans .le cœur de Roderic! Il est impénétrable comme mon fidèle bouclier. Que chacun demeure a son poste; mes ordres sont donnés.
Le pibroc résonne, les rangs se forment, les claymores étincéllent , les bannières se déploient ; tout se ment au seul regard du Chef. ' '
Eloignons-nous du tumulte de la guerre, et retournons à la caverne de Goir-Uriskin.
Où est Douglas? — Il est parti;.... Hélène, aœise sur tm rocher près de la grotte, gémit tristement, et semble à peine écou* ter le vieux barde, qui chiche à la consoler par de .flatteuses paroles.
— Ma, fille, disait AUan-Bane, tn peux m'en croire, Douglas réviendra ; il reviendra -plus heureux. Il était temps qu'il allât chercher plus loin un asile contre les datagers dé la guerre, quand l'essaim belliqueux, des guerriers .d'Alpine es% intimidé par l'approche de l'orage; La nuit dernière j'ai vu les navires de Roderic flotter long-tem{^s à la lueur des torches, et fendre avec rapidité l'onde paisible^ tels que ces éclairs lancés par les feux étincelans du nord; J'ai remarqué ce matin tons ces bâtimens, amarrés en rangs pressés dans la baie de l'île solitaire, comme une famille d'oiseaux aquatiques tapis dans un marais , quand le vautour plane dans les cienx. Si cette race farouche n'ose pas braver le péril sur
latcnelmM^ loiiiKiblapàreiieâoil-ilpaiaToirlaiiréYoyaaoède te préparer BBtjrefiige attoré ?
— Non, Allan-Baney non , un prétexte semblable ne pest enier Bttîr mes eraîntes. Douglas m'a dmmé sa bâiédiction en prononçant ses adienx avec nn accent tendre et' solennel : lalarme qmt est TenM mouiller sa jpanpière n'a pa le éétonmer de sa réMhtion inaltérable. Je ne sois «pi'ane femme ; mais mon ame, tonte faible qnfelle est 9 peut retracer l'image de la simney comme le lac- dont la* pins légère brise trooble la sérénité, mais qui réfléchit dans son cristal le rocher inébranlable.
Dooglas apprend que la gnerrè va tout embraser ; il se croit la caase.de tons les malheurs qoi menacent TEcosse. Il a rougi, Al« lan^ quand» tu nous as raconté ce ffonge mensonger quitta fait voir Maloofan Graeme chargé de fers attachés par moi-même à ses bras. Penses-tu .^pie ce triste augure a effrayé Douglas? Non, AUan;^ mais son ame généreuse s'est alarmée pour ce vaillant jeune honmie, et pour Boderic lui-même,. cet ami si fidèle*.. Je dois lui rendre cette justice : ils-sont tous deux dans le péril, et pour notre cause. Douglas n!a pu résister à cette cruelle pensée... Je devine le sens de ses paroles solennelles : — Si nous ne devons plus nous revoir sur la terre, ce sera dans le ciel. — pourquoi m'aurait-il recommandé, si ce soir ne nous ramène pas mon père, d'aller au temple de Gambus-Kennetts et de m'y faire connaître ? Hélas I il se reiid anpied du trône d'Ecosse, pour y racheter la liberté de ses amis au prix de la sienne..» ..Il va faire ce que j'aurais fait moi^ même si le ciel avait donné à Douglas un fils an lieu d'une fille*