LA CHANSON DU SOLDAT
~Iforre Ténérable Tîcaira ' A tiMidft*l9 j«s lifiloiiiiMirs
Chaque dimanche dans sa chaire <• n proche poor les bovrurs fl'eali :
- QùvbK à aïoi , je suis, s«r H troitte»
De l'aVis d« grand âalomon.
^i flOMa ditqOB Ife bMMRlfe
Met en gaieté mieox qu'on sermOD '.
Notre' cnré mandit encore
P'^nrfcen^fcté l'Élr etUUnléli» , '
Qnand on doux baiser la col^ve
Dn-Termillon de la |»adeUrt
Il dit que soos sa ccfletette
Tient se tapir Tespnt malin t
Sons lé fidMi de mê- ffi— tte .
Je veux l'exorciser demain*
. Anx Trais enfans de la VIctoifn L^aour n%!timu t réAuar; Sous les çtendardA deja Oloire , i beauté vfeui i^a)»pHT<rf«er'.
Laissona prêcher notre vicaire ; Kafs qtf'n non* dbb fraitchement 7 Que mainte foi» aa f«»nd d'an e^tn Il trouva l'aH a*élre éloquent. •
^ LmymKûn hl sentineHe^ qe^on entendit elt Wt ilirtant> iÊ^Êêt^ râmpitles joyenx refrains des soldats ^ nn.d'entire eox conmt à la
' «.Noua attoB» donner iei «ne idée delà «hanaon 4a<a(Mat,'tell« qtt'elle eatènsi roriginalt pend- Are-Ia tnmv«rn»t>ondéplacée dans «ti poëme; c'est l'opiniûn de qnelqves critiques* Cependant elle •e ebaMedans ttB«<Mrpa'«le<garde-; oe n'est peat-étre pas le cas de dire i Airia ttmtMs hètu.
«t Koire vicaire ptéAm tonjours q«e Pierre et Paul ont maudit le verre plein; il prétend qu'il « n'y a que coUre et désespoir Uaneun broé, e% que ièe sept pédiés mortele sont tous renAiruiés « diCns an flacon cb vi» des Canaries i niais» Samabé, vene tti llqnenrt bnvoos <ec{ et an dlaM» « le vicairel
« Noire vicaire dit qnec'estae damner que'tle pomper ta raiige roté#q«ri oolore la- jolie boadie « d'une femme; II dit que Béelzébuth se cache en tapinois «ons son Sdiu , et qn'Appoll^a-lane^ des • tr«ita<par son «eil noir i mèiè, Jacques ^ n'en dom^eque pins vitenu iMiaer è'6iltetle,-j««qu'à ce «» qa'ellc'flfllaffiase comme une rose , et au diable le Ticalrel
«c Notre vicaire ne cefcsede prêcher...» Et (ionrquoi ne prédMiaH-fl -pasf il reçoH les' hono- « miveadéaa «ure pour prêcher. C'est son devoir de blItaMf les laïques qui violent les 'lois de « notre nMlre l'Bf Use. «Allons ,■ mes braves «vidon» noe Imct, bavons à la tendv» Medtolcinei etftu « diable le vicaire! M
420 LA DAME DU LAC. ch. ti.
porte, et dit : — Voici le yieiu Bertram de Gand; que le tambour batte poar le receroir, car il nous amène une jeune fiUe et on joaear de harpe.
Bertram, Tienx Flamand ooiiTert de cicatrices, entra dans le corps-de-garde; ayec lai étaient on ménestrel et une fille des mon* tagnes, enveloppée d'an large plaid : elle se tenait à l'écart pour éviter les regards de tons ces soldats livrés aax brnyans plaisirsde la déhanche.
— Qn'y a-t-il de nonvean ? s'écrièrent^ik. * — Tout ce qne je pois Tons apprendre , dit Bertram , c'est qne nous nous sommes battus depuis midi jusqu'au soir avec un ennemi aussi sauvage que les montagnes qu'il habite : des deux côtés le sang a coulé par torrens; aucune des deux armées ne peut guère se vanter de h victoire. .
—Hais quels sont ces prisonniers, l'ami? C*est une captnre qoi va te récompenser de tous tes travaux. Tu te fais vieux; la gaerre devient pour toi un métier trop rude ; maintenant que tu as une donzelle et un musicien, achète un singe, et parcours la contrée à la tête d'une troupe de jongleurs ^