‹ Œuvres de Walter Scott (volume 4)Chapitre 110 sur 134 · LA DAME DU LAC- gb. ti · texte numérisé non relu

LA DAME DU LAC- gb. ti

tendre de nooTean leurs aigres miiniiiires. Révetllé par cebniiti on captif lève péniblement «a tête aa-dessas de sa eonehe : le ménestrel regarde et reconnaît avec surprise, an lieu de son maître, le redoutable Roderic. Gomme Allan était Tenu des lieux où le elaa d'Alpine et les troupes du roi s'étaient livré bataillé, les soldats avaient cm, par. une méprise naturelle, ^e c'était le Chef des montagnes que demandait le ménestrel.

Tel qu'un vaisseau dont l'orgueilleuse proue ne sillonnera plus les oades, et qui, abandonné par son équipage, demeure engraté an milieu des brisans, tel était Roderic sur son lit ée dookor. Souvent , dans les accès de sa fièvre, il agkait soudain ses membres avec un mouvement convnlsiC, semblable jau navire quand il est soulevé par les vagues qui ne cessent de le battire et de Tébranler sans pouvoir le transporter plus loin... Est-ce bien là ce Roderie qui parcourait naguère les montagnes et les vallons d'un pas si agile et si assuré ?

Dès qu'il aperçut le ménestrel , il s'écria :

— Quelles nouvelles de ta maîtresse , de mon clan, de ma mère, de Douglas? Dis*>moi tout , ont-ils été entraînés dans ma minePOoi sans doute ; sinon que viendrais-tu faire ici ? Parie toutefois, parle avec hardiesse ; ne crains rien.

(En effet Allan, connaissant son humeur farouche, était trooblé par le chagrin et par un sentiment de terreur. ) — Quels sont ceux qui ont combattu avec courage? Sois bref, vieillard , poursniTit Roderic : quels sont ceux qui ont pris la faite ? car il en est qui ont pu fuir ; ils n'avaient plus leur Chef. Quels sont les lâches qui survivent et les braves qui ont péri?

—Calme-toi, fib d'Alpine, dit le ménestrel; Hélène est en sûreté. — Le ciel en soit loué] — Nous pouvons espérer pour Douglas. Lady Marguerite non plus n'a rien à craindre; et, quant à ton dan , jamais la harpe des bardes n'a chanté de combat plus fécond en exploits. — Ton pin glorieux est encore debout, quoique dé* pouillé de plus d'u^ noble rameau.

lie Chef se leva sur son séant : le feu de la fièvre étincelait dans ^ ses yeux ; des taches pâles et livide^ donnaiient un aspect horrible ■^' à son front et à ses joues basanées.

-^ Ecoute , ménestrel : dans cette île solitaire où le barde ne v«#hannera jamais plus les loisirs du guerrier, ta harpe nous fit en*

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