‹ Œuvres de Walter Scott (volume 4)Chapitre 113 sur 134 · LE LAI DU CHASSEUR PRISONNIER · texte numérisé non relu

LE LAI DU CHASSEUR PRISONNIER

Mon favcoa regrette la chasse t J'eDtends nnrnrarer mon limier:

D« tyept moa.«oiirsier se lassa^M* Plaif nés le chasseur priaonnier!

Wlasl ^and po«irrt't*t4 eaemtf , Anne de4'afc et da carqvoia»

•Aller, an lever de Fanrarv, So«ffa«ivr« le cerf dans Icatheôftf

L'airain d» ee clocher gothique Marque pour moi tous les ins|«ns| Jfmrmmtf de e»«iurialilifne Je compte encor les pas du temps I Mais l'ai»uecte«»nHib Peut seule réjouir ason cœur & Cumliiiin , dan» cette fur irtiHt, h^ iouBs M>9t long* pour le riiMMUlil

Jon» helknnx ^ ai oonsltllapv^llMi^.

A^iamaii TOUS ai-je periloiil liteB «aabellia>par aio»«niiu»

Re vous reverrai-je 3ooc plus f . 4)«Maddu8Biri»da(uev«asé»

Aux Talions rendait leur fraidunir , Béièwa> acpsptaia <mw »ot<hée> Souriait à l'heiumix chasseur I

■ ■ ' ■ XTfé

Ce lai m£lahcoliqae était à peine fini / Hélène attentive h^ayait pas encore toarné la tête , une larme brillait au bord de sa paa*. pièrOy lorsqu'elle entendit le brait d'an pas léger ; c'était Taimable chevalier de Snowdoan qui s'apprediait d'elle. Hélène s'empressa dA^'élaiguer'd^la isnâ&na, éBffemt^fOûlm pria— aier neaaofiÉn* nuMifât soBvchaat.

— Obi soyez le bienTena, brave Fii»-Java«s, di!l««Ile. GoiiK: meDtaaefMtuvre <^rphalÎDepoiirKa4-elles'a«qiiitlere»iier8 vons?.». -r- CSessea ce lahigage , iaterroBipit le chevalier ; ee n'est point à moi^pie tratra gaponaaissappe est dae $ H ae m^appardent pasde

4S2 LA DAME DU LAC. gh. ti.

TOUS accorder la fay^ir qae tous désirez, et de conserver h m de votre noble père ; je ne puis qn'étre votre guide , chère Hélène , pour implorer avec vous le roi d'Ecosse. Jacques n'est pas un tyran , quoique la colère et son orgueil blessé loi fassent oublier parfois son bon cœur. Venez, Hâène ; venez I... Il est temps; le prince tient sa cour de bonne heure.

Le cceur ému et palpitant de crainte , Hélène prit le bras da chevalier comme celui d'un frère. Fitz-James essuya avec douceur les larmes de la fille de Douglas, et lui dit tout bas d'espérer et d'avoir bon courage. Il guida ses pas chancelans, à traversée riches galeries et sons de hautes arcades, jusqu'à un portique dont les deux battans s^ouvrirent aussitftt que sa main les eat touchés.

L'appartement oii ils entrèrent était étincelant de lumières et rempli d'un cortège brillant. Les yeux d'Hélène furent éblouis, comme lorsque le soleil couchant embellit l'hprizon du soir de mille couleurs que l'imagination transforme en chevaliers aériens et en dames fantastiques.

Hélène restait immobile auprès de Fitz-James ; elle fit ensnite quelques pas timides , leva lentement la tête , et promena ses regards craintifs dans la salle, pour chercher celui qui tenait le sceptre, ce prince redouté, dont la volonté servait de loil... Elle vit plusieurs chevaliers dont l'aspect était digne d'un mpnarqne, et bien fedts pour présider la cour; elle vit maint vêtement splendide ; et puis elle se retourna surprise et comme effirayée ; cartons avaient la tête découverte , et Fitz-James seul gardait sa toque et son panache. Les yeux des dames et des courtisans étaient tournés vers lui. Au mÛiende tous ces riches joyaux , de ces costumes magnifiques, Fitz^ames, vêtu de simple drap yert de Lincoln, était le centre de ce cercle brillant : le chevalier de Snowdonn est le roi d'Ecosse lui-même {g)l

xxvn.

Comme une guirlande de neige se détaché du rocher qui loi se^ vait d'appui , la pauvre Hélène abandonne le bras du monarque, et tombe à ses genoux. Sa voix étouffée ne pronolBice aucune parole. •• elle montre la bague et croise ses knaitis. Le prince généreux ne put souffrir ce regard suppliant; il la releva avecdoa* ceur, et fit cesser d'un coup d'oeil le sourire de sa cour. Rempli de

LE œRPS-DE-GARDE. 43S

piae, mais coBservaiit sa granité» il déposa on baiser sur le firo&t d'Hélène et loi dit 3e bumir tout effroi.

— Oai, dit-il y le pauvre Fitz-James est le roi d'Ecosse! Racontez-loi yos malheurs , exprimez^lai yos vœux , il rachètera son gage. Ne demandez rien ponr Donglas ; hier soir le roi et loi ont beaoconp pardonné. La calomnie loi à été faneste, et moi j'tft sooffert de la révolte de ses amis. Noos n'avons pas vonla accorder à la pc^nlace ce qu'elle demandait par de broyantes clameors ; nous avons entendo et jugé sa caose avec calme. Notre conseil et les lois ont décidé ; j'ai terminé les dissensions fatales de votre père avec Devaux et le vieux Glencairn : noos rec<«naîtrons désormais le seigneor de Bothwell pour l'ami et le bouclier de notre trône. Mais, aimable incrédule, qu'esl-ce donc? quel nuage obscurcit ton visage, où le doute se peint encore? Lord James de Donglas , aide-moi à persuader cette fille méfiante.

xxvin.

Alors le noble Douglas s'avance , et sa fille se jette dans ses bras. Le monarque, dans cette heure de bonheur, savoura la plus douce volupté que puisse goûter la puissance, celle de dire avec un accent céleste: — Vertu naalheureuse, lève-toi, et triomphe! Cependant Jacques ne voulut pas que les transports de la nature servissent long-temps de spectacle à sa cour ; il se mit entre le père et la fille.

— Allons , Douglas, dit-il , ne m'enlevez pas ma protégée ; c'est à moi de lui expliquer l'énigme qui a hâté cet heureux moment. — Oui, Hélène, lorsque je me déguise pour errer dans les sentiers plas humbles mais plus heuredx de la vie , je prends un nom qui cache mon rang et ma puissance : ce nom n'est point un nom emprunté , car la tour de Stirling s'appelait jadis la tour de Snow- . dounS et les Normands me nomment James Fitz-James. C'est ainsi qae je veille sur les lois outragées, et que j'apprends à redresser l'injustice. — Et il ajouta à part , et d'un ton plus bas : Petite traîtresse, cAicundoit ignorer que ma folle illusion, une pensée plus frivole , une vanité chèrement payée , et tes yeux noirs, m'at*

I. William de Worc^ter^ui écrivait aa miliea du qaiDzième si^lfl^ appelle Stirling^ le cliAteau de Snowdoun.

Comme oa l'a ra dans la note précédente, le véritable nom que prenait Jacques dans ses excarsioDS était celui du fermier de Ballangui&b *; j'ai préféré y substilner celui du cbevalier de Snowdoun , comme ploi propre à la poésie, et parce que l'autre jiurait annoncé trop tâtledé> nouement à plusieurs de mes compatriotes qui sont familiers avec touties les traditions que je vieas de citer.

Boilmguisk est le nom d'un sentier escarpé qui conduit au cbâlean de Stirlinç.

434 LA DAME DU LAC. ce. yi.

tirèrent à Ben-Venu, par an charme inTÎncibley dans an moment de danger , où le glaiye montagnard fsôllit trancher les jours da monarque.

Il ponraoiyit à haute toîx : -— Vous tenez encore le petit talisman 9 gage de ma parole , Tanneau de Fitz-James ; qu'aTcz-ycas , limite Hélène , à demander au roi ?

JLXIX.

La jeune fille comprit aisément que le pfince sondait la faiblesse de son cœur : ayec cette pensée se réyeillèrent ses craintes poor Grœme; mais elle pensa en même temps que la colère du monarque deyait éire allumée surtout contre celui qui ayait tiré un fer rebelle en fayeur de son père; et, constante dans ses sentimens généreux , elle implora la grâce de Roderic*

— Fais-moi qne autre demande , dit Jacques ; le roi des rois peut seul arrêter l'essor d'une yie prête à s'échapper. Je connais le cœur de Hoderic, je connais sa yaillance ; j'ai partagé son repas et éprouyé son épée , je donnerais la plus belle de mes proyinces pour prolonger les jours du chef du clan d'Alpine : n'as-tu pas une antre fayeur à solliciter , un autre captif à sàuyer ?

Hélène rougit et détourna les yeux ; elle remit la bagne à Douglas, comme pour prier son père d'adresser pour elle la demande qui la faisait rougir.

— Non , non I dit le roi ; mon gage a perdu sa yértu ; la justice séyère reprend son cours. Approche , Malcolm. Et Graeme yint fléchir le genou auprès du monarque.

— Personne n^implore U grâce, audacieux jeune homme, ajouta celui-ci ; la yengeance réclame ses droits contre l'ingrat qui , éleyé sous notre protection, a payé nos soins par des trahisons, et cherché dans son clan fidèle un refuge pour un proscrit : tu as déshonoré le nom de tes ancêtres , connus par leur loyauté ; il faut des fers et un gardien pour Grœme.

A ces mots, le roi détache en souriant sa chaîne d'or , la passe au cou de Malcolm, et remet dans les mains d'HélèSe Tagrafeqni en réunit les brillans anneaux ^ •

T. « Maintenant, me laissant ae cdté, permettez- moi de tons parler da princ«-régent. Il ordonna ^e je lui fusse présenté dans nn bal , et après quelques paroles très flatteuses sur mes propres essais, il me parla de tous et de votre immortalité. (1 tous préfère à tons les poètes passes et presens , et me demanda lequel de Vos ouvrages me plaisait davantage: c'était une question difScile. — Je pense que c'est le Lait répondis-je. Il répliqua que sa propre opinion était presque semblable. Parlant de vos autres poèmes , je lui répondis — qu'il me seuiblait que vous étiez plus particu* lièrement le poète </M/»rfnee«, que] amais ils n'avaient paru plus attrayant que dans Marmion et/« Dame du Lac. Le prince se plot à accoeillir cetie idée, et appuya sur le caractère non moins royal que poétique que vous avec donné à Jacques. Ensuite il parla tour à tonr d'Honièreet de tous, et

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