‹ Œuvres de Walter Scott (volume 4)Chapitre 115 sur 134 · LE CHANT DU BARDE · texte numérisé non relu

LE CHANT DU BARDE

COMPOSA A l'ÏPOQUE d'oNI MENACE d'iNTASION (1804).

La forêt de Glenmore est sombre, la noit confond les ombres da pin et da chêne; le vent dxer aox montagnes siffle entre leur feuillage ; la Inné se montre à travers les nuages rapides ; mais le lac tronblé ne réfléchit point son disque ; les vagues blanchâtres se précipitent et se brisent sur les écueils du rivage : il sort une voix du milien des arbres, qui se mêle au craquement du chêne, à la bise de l'orage et au choc des flots contre les rochers ; c'est la voix d'un barde inspiré qui traverse la forêt de Glenmore, et dont le chant se fait eniendre malgré l'ouragan.

— Réveillez- vous du sommeil de la mort , ménestrels et bardes des anciens jours ! car le vent de la nuit soufQe sur la bruyère, et les météores font luire leurs sinistres clartés I l'Esprit à la m!ain sanglante ^ erre dans la forêt, le hibou et le corbeau observent un silence de terreur; c'est l'heure d'évoquer les morts! Ames des bardes, réveillez- vous, et dites quels accords sublimes rendirent vos harpes quand Lochlin sillonna les flots , et jeta sur vos rivages ses guerriers nourris de sang et de rapines, pourvoyeurs des vantours, et que vos harpes condamnèrent à mourir àLarg et à lioncarty^.

1. La forêt de Glenmore est la demeare d'un esprit appelé Lhamdearç ou Haia^SaDglaate.

2. Où le roi de Momrége, qui enraliit l'ficoMe, fut deox fois balta.

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