‹ Œuvres de Walter Scott (volume 4)Chapitre 116 sur 134 · LE CHANT DU BARDE · texte numérisé non relu

LE CHANT DU BARDE

Qaoii Toas êtes toas muets! aacun murmare étrange ne m'est apporté par la brise noctarne, aacnne harpe ne fait entendre sa sauvage harmonie à trayers les pins gémissans. Etes-yous donc muets? n n'en était pas ainsi quand le meurtre aux traces sanglantes et la rapine au bras de fer planaient sur vos montagnes ! Oh I véyeillez-yous encore une fois I répétez les chants par lesquels furent célébrés les exploits des Chefs d'Albion , depuis Goilgach ^ qui le premier fit rouler son char à travers les rangs profonds des Romains , jusqu'à celui qui mourut vainqueur à Aboukir.

Par leurs glaives, par leurs blessures et par leurs noms, charme tout puissant, par toutes leurs guerres et leurs trophées, bardes, levez*yous, pour répéter le chant de gloire; plus farouches que les soldats d^Hengist, plus impies que les Danois païens, plus ambitieuses que Rome, les légions terribles de la Gaule nous menacent ! —

Le vent s'est tu, le lac est tranquille, d'étranges murmures frappent mon oreille; mes cheveux se hérissent, mes membres frissonnent à la voix effrayante de ceux qui ne sont plus.

« Quand les boucliers se heurtaient , quand les clairons son- « naient, quand les glaives étaient suapendus sur les casques^des « héros, nous étions aux inremiers rangs, et nous chantions l'^rmBa « de la liberté. »

a. Le Galgocos de Tacite.

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