‹ Œuvres de Walter Scott (volume 4)Chapitre 13 sur 134 · ComtédeBerwick · texte numérisé non relu

ComtédeBerwick

* Sir Walier Scott deieendait de lir John Swinton.

6é . LE LAI DtJ DERNIER MÉNESTREL.

leA informer qu'âne trère ayait été conclue, et qu'un combat devait avoir lien entre Musgrave et le br^ve Deloraine ; elle les fit inviter à y assister, et à accepter l^oâpitalité dans son château. Mais eu fàisaUt bon accueil à ses comt)atriotes , elle n'oublia pas les lords anglais. Le vieux sénéchal alla lui-même les^engager de sa part y de la manière la plus civile , à se rendre à Branksome. Howard y que nul chevalier ne surpassait en bravoure pendant la guerre 9 ni en courtoisie pehdant la paix, accepta cette invitation ftand hésiter; mais Dacre courroucé préféra se reposer sous sa tente.

Maintenant, noble dame, vous me demanderez peut-être comment les deux armées ennemies se réunirent : vous pensez que ce n'était pas une tache facile que de maintenir la trêve entre ces cœurs guerriers, ces âmes de feu, qui ne respiraient que la oo- 1ère I le sang et la mort. Une haine héréditaire , l'esprit national» des guerres habituelles divisaient les Chefs qui se rencontrèrent sur les rives du Teviot ; et cependant, sans se menacer, sans froncer le sourcil, ils s'abordèrent comme des frères qui se retrouvent dans un pays étranger. Les mains qui naguère tenaient la lance, et couvertes encore du gantelet de fer, se cherchèrent avec franchise* Les visières des casques se levèrent et bien des amis se reconnurent dans les rangs opposés. — Les uns se livrent aux plaisirs de la table ; les autres , poussant des cris joyeux , s'exercelit à différons jeux , et la boule , les dés , les dames et le ballon les aident à passer la journée ^.

VH.

Si pounant le eor avait fait entendre le signal de la guerre, ces guerriers confondus avec tant de franchise, ces mains qui seprestaàefat avee tant de eordialité^ auraient ensanglanté la terre. Les rives du Teviol y au lieu de retentir de cris de joie, n'auraient plus entendu que le cri terrible de la guerre et les gémissemens de la mort : les whingers ^, employés dans le festin à un usage pacifique, auraient versé le sang des convives. Ce passage soudain de la paix à la guerre n'était autrefois ni rare ni regardé conmie étrange sur les frontières. Cependant tout était en paix dans le

1. Le ballon était, anciennement un divertissement favori dans toute TEco^se, et surtout Sur les frontières.

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