‹ Œuvres de Walter Scott (volume 4)Chapitre 14 sur 134 · Espèce de poignard qui servait aussi de cont«a& à fabte · texte numérisé non relu

Espèce de poignard qui servait aussi de cont«a& à fabte

mhkt diNQUîÈME. »*r

èdâteâii et Branksoiné et dans les eUTirons, qttAnd le ééhâtt ta jrôlk da seleii en couronna les créneanx ^.

Ttll.

Les signes heureux d'une joie bruyante ne oessàrent pas utec le jonr«*Hieniôt on tit sortir des hautes fenâtres grillées de la grande salle de Branksome des rayons d'nne clarté qui succédait à celle au sol^ , et les lambris continuèrent à retentir des sons di la harpe etda choc des yerres^ . Cependant dans toute la plainoi sor laquelle les ombres commencent à se répandre^ on entendait appeW et crier ; chaque clan cherchait à réunir ses traîneurs eft frappant leurs oreilles du mot de ralliemoit i tandis que oeus qti étaient encore à table portaient à haute yolx dee santés en rhon^ Heur de Dacre ou de Douglas.

Tout ce bruit s'affaibUt peu à peu ^ et finit par mourir eatiàré* ment ; et des hauteurs de Branksome on n'entendait plus que le mormore des ondes du Te viot , la i oix de la sentinelle qui donnait le mot d'ordre quand on venait la relever de sa garde, et les coups ptisans de la hache et du marteau , qui partaient de l'épaisseur du bois;, car plus d^une main y travaillait à préparer des pieux et des palissades, pour former le champ clos du combat du lendemain. '

Marguerite quitta bientôt là salle, malgré le coup d'œil de reproche que lai lança sa mère; et elle ne remarqua pas, en s'éloignant, les soupirs qui s'échappaient en secret du sein de maint guerrier ; car plus d'un noble défenseur, plus d'un allié valeureux, aurait voulu intéresser le cœur de la fleur charmante du ïeviot. Le cœur agité, Pesptit iûqtiiet , elle ne goûta qu^tm sommeil iiiteiffompu dans son appartement solitail^e, et plud d'une tbk êllë âé leva de sa cotiché entourée de rideanx de sole. Tandis que seâ nobles hôtes reposaient encore, elle vit paraître l^aubê dd jomf. lie tous ceux qui goflt&iênt le repôà dana Brankâome, ta

I- Malgré l'étÀt de g^ftre presque perpétuel dans lequel on Tivait sur les /nontilres , et lèà «MKték 4ai aoèoilip*'(f ftcMtat sdtlreUt \» ibTMidAs tfS &e faiMkàt de Tlilie iUf Vintre, il né pâHtk PM que les kabHans des deux eontrées limitrophes se soient regardés a«ec ce sentiment violent d'tithioHfé pef^onnelié quMn po«rréit leur Èh^po*et. GoufMé les kVant-pôsUs de d«û< àrilldee èbakê^ mies, ils entretenaient souvent les uns avec les autres des relations presque amicales, même au nflieu des hostilités. Il est même étidedt. d'après diverses ordonnances ^i tkreût renddts pôtit •Vijiécher le comm^ce et les alUancea oitre les habitens des deux frontières, qtf« leurs goair«nw> mens respectifv craignaient qu'ils ne contractassent une liaison trop ifftidie.

s. HtteA Mhsàt« àfcc UkoA U eoadullë «Usdfionnéto -dtt liAbitflW dei frftniilMrd', qui «ttJTirent le protecteor Soweraet duo* ««a expéaitioa contre l'EcofM.

beanté la pins aisiable et la plas parfaite fat celle qfà s'éTeilla la première.

Elle jeta un regard sur la conr intérieare que les mars élevés de la toar enveloppaient encore de lear ombre; dans cette cour, qai la veille avait retenti da brait des armes et des hennissemens des coursiers , règne le plas profond silence. Mais qael est ce guerrier d'nne taille imposante, et armé d'éperons brillans, qui s'avance soudain?.... Il lève sa tête couronnée d'un panache. — Sainte-Marie 1 est-ce bien lui? Il marche dans le châteaa ennemi de Branksome sans plus de crainte que s'il était dans le domaine d'Oasenam I Marguerite n'ose proférer une parole, elle n'ose faire

un geste Si un seul page se réveille une mort prompte

Tattend. Toutes les perles de. la reine Marie, les larmes plus précieuses encore de Marguerite, ne pourraient racheter un seul de ses jours.

Cependant il ne courait guère de risque. Vous pouvez tous rappeler le charme du malicieux page; il l'avait communiqué à son maître, qui , par la vertu de ce secret magique, paraissait un chevalier de l'Ermitage. Il passa pour tel aux yeux des gardes et des sentinelles , et personne ne songea à rarréter. Mais quel charme magique aurait été assez puissant pour le déguiser aux yeux de Marguerite? Elle se lève brusquement, tressaille de crainte et de surprise, et ces deux sentimens peuvent à peine maîtriser l'amour. Lord Henry est à ses pieds.

Je me suis demandé bien des fois quel motif ce lutin malicieux pouvait avoir eu pour faciliter cette entrevue. L'amour heureux est un spectacle céleste, et un esprit des ténèbres n'y peut trouver aucun plaisir. Peu^être s'était-il imaginé que de cette passion devaient naître la honte et les regrets ; qu'elle causerait la mort du vaillant Granstoun, le déshonneur et la perte de l'aimable Marguerite ; mais il ne lui était pas donné de connaître des cœurs si sincères. Le véritable amour est une vertu que Dieu n'a accordée dans ce monde qu'à l'homme seul. Ce n'est pas le feu brûlant du caprice qui ne brilTe que pour s'éteindre; il ne doit pas sa naissance au désir, et ne meurt pas ayec lui. C'est cette sympathie secrète, nœud de soie et d'or, qai unit le cœur au cœur et l'esprit

CHANT ÇBVQUIÈJIE. ^ 69

à Tesprit. Hais laissons Margaerite avec son cheraUer, et parlons da combat qui ya se livrer.

Les cors ont déjà donné le premier signal ; chaque clan est éveOlë par le son des comemnses. Tons les guerriers s'empressent de conrir ponr être témoins du combat ; ils entourent le champ clos , appuyés sur leurs lances , telles que les pins douilles de feuilles dans la forêt d'Bttrick. Tous ont les yeux fixés sur le chfi* teau de Branksome pour en voir sortir les combattans , et chacun vante les prouesses de celui des champions que ses vœux fa* vorisent. *

• XV

Cependant la noble maîtresse du château n'était pas sans inquiétude, car une quereUe s'était élevée entre Harden et Thirlestane, jaloux Fun et l'autre de combattre pour Deloraine. Chacun d'eux fsdsait valoir sa fortune, son rang, sa noblesse, déjà ils fronçaient les^ sourcils ; mais ils furent bientôt d'accord , car tout à coup on vit paraître Deloraine lui-même, guéri de toute souffrance, paraissant avoir recouvré toute sa vigueur, armé de pied en eap, et réclamant le droit de soutenir lui-même sa querelle. La châtelaine s'applaudit de la vertu de son charme ^, et les deux fiers rivaux renoncèrent à leurs prétentions.

xvr.

En partant pour le champ clos, Howard tint les rênes de soie da palefroi de la noble dame, et marcha sans armes à son cftté, lui parlant avec courtoisie de faits d'armes du temps passé. Il était richement vêtu: des dentelles de Flandre tombaient sur sa veste de peau de buffie doublée et bordée de soie ; ses bottes de cuir jaune étaient armées d'éperons d'or; son manteau était de fourrure de Pologne, et son haut-de-chausses couvert d'une broderie en argent; son glaive de Bilbao, dont plus d'un maraudeur avait senti le tranchant, était suspendu à un large baudrier enrichi de pierres précieuses, et de là venait que sur toutes les^firontières les habitans, dans leur style grossier, nommaient le noble Howard — William an Baudrier. ^-

Derrière lord Howard et la noble dame était la belle Marguerite, montée sur son palefroi. Sa robe, qui flottait jusqu'à terre,

î. Voyez chant UI, stanoe zxiii.

7P LE LAI Dy pER^I^ Hé?}¥;STREL;

6\^i 4'™^ bla^cbçor éclatante, lun» que nà guimpe et sm vcàle; une guirlande de roses blanches enchaînait les tresses 4e ses blonde cheyenx. Le comte Angos était pr^s d'elle, et cherchait à Tégayer p^ i^q cooYerçation agréable* Sans r«4de du chevaliery sa main eût cherché en Tain à guider ses rénea brodées. {1 crat qu'elle ^^miçs^it de la penséf) d'nn combat à outrance \ mais une amrç fiaitae de tçarreni(*| que personne ne ppnyait soupçonner» (it palpiter fon sein (pwi e)lç 9^ plaça auprès 4e aa mère f np Ifia ff^^tenik çpayerta de soie cpamqi^ie qui leur étaient destiné^.

Prix du combat y le jeune Buccleuch était conduit» par un c^^^yalier anglais. A peine Tenfiint sQngeait*il à la perte de sa liberté, ^nt il brCilait 4u désir de TÔir lea cbampiQoa ^ ^çinir aux mains. Le fier Home ai l'orgueilleux Dacre parcourent la lice à cheval i ayeç toute la pompe de la cheyalerie, tenant en mains leursî ba* guettes d'acier» comme maréchaux du com|)at. Leurs soins a9saopèrent a chaque champion un même avantage de vent et de soleil. Les hérauts défendirent alors à haute voix , w nom 4^ roi « 4e la )r^e et de^ maréchaux, que personne, sous peine de mort^ tant gue le combat durerait, osât donner aucune aide à Vun QH à l'autre ebampioui par r^ards» par gestes ou par parole i ou len écouta

dans un profond silence, et )es deux hérauta fywi ^tÇT^^tiivfment ces deux proclamations :

us h£raut akgla^* TT Voici lUchard de Musgraye ; yrs|i cbevaMfsr et 4^ nai^W^ libre, prêt à demander réparation dea actes de viqk^ç et d^ dé- Tastationa insultantes commiaes par Deloriiin^. |1 dit V^ WiUiao^ Pelioraine est un traître, suivant les lois dea frontière « ^ U )^ •obtiendra lof annes à la wm* Qae Dieu et sa Ww)^ ^^^ ^^ iwiantmai4çl

-^ y<»ci Wîlliain Peloraine, yrai chevalier f t 4<^ x^ot4f( W^ sanee. Il dit que jamais acte indigne de traIn^Q.|^-a^ aonili^ f^ écu depuis qu'il porte les armes, et qu'ayec l'aide de Dieu il le prouvera contre lîusgrave, qui en a lâchement ip<^4 p^c la {SffSe*

— En ayant, brayes champions, le champ est ouyert : trompettes, sonnez.

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