‹ Œuvres de Walter Scott (volume 4)Chapitre 132 sur 134 · ÀDŒU A HACKENSIE · texte numérisé non relu

ÀDŒU A HACKENSIE

les déploie sartoat, s'il le ramène snr nos rivages ^ jusqu'à ce qne les rochers de Skooroona et l'aimable yallée de Gonan saluent Mackensie , noble Chef de Kintail.

Suite et imitatioB de la chanson précédente, par air Walter Scott.

Ainsi chantait le vieux barde dans le chagrin de son cœur q[uand il vit son seigneur chéri quitter son peuple ! Aujourd'hui, ô Albyn, on n'entend plus sur tes montagnes ni la voix ni la harpe du barde; ou ses cordes ne vibrent plus que par le contact des vents d'hiver, comme si elles gémissaient d'elles-mêmes pour Mackensie , dernier Chef de Kintail.

Un ménestrel arriva des frontières lointaines du sud , et il attendait que quelque barde du nord promenât sa main savante sur la harpe antique pour en mêler les accords sauvages au murmure des vents ; mais aucun Chef n'était resté dans la terre du nord pour gémir sur Mackensie, dernier Chef de Kintail.

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— Et dormiras«tn donc, s'écria le ménestrel , comme l'homme sans nom , inconnu à la gloire? Non , fils de Fitz-Gerald , le chant que tu aimais résonnera sur ton cercueil en accens de douleur, et fera redire à l'écho des montagnesl'hymnefanèbre pour Mackensie, dernier Chef de Kintail.

En vain la destinée , jalouse de tes nobles qualités , rendit ton oreille insensible et enchaîna ta langue, aucun obstacle ne peut s'opposer à l'éclat rayonnant du génie I Quel est celui de la terre du S^on et de celle du G»â qui pourrait rivaliser avec Mackensie, dernier Chef de Kintail?

Tes fils croissaient autour de toi , héritiers de tes talens et de ton amour, espoir d'un père, orgueil de tes amis. — Mais pourquoi dire ici tes chagrins ? Ils périrent au printemps de leur vie si riche en promesses ; de la race de Fitz-Gerald il ne reste pas un enfant mfile, pour porter le glorieux nom de Kintail.

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