‹ Œuvres de Walter Scott (volume 4)Chapitre 26 sur 134 · LA VEILLE DE LA SAINTJEAN · texte numérisé non relu

LA VEILLE DE LA SAINTJEAN

harghf et les moines prémontrës chantent rbymne des morts ponr sir Richard. —

Lebaron firanchitle senilde la grille; il te glisse dans Fescalier étroit, et se rend à la plate*fonne, où il tronre sa dame entooréa des filles qni la serrent.

11 remarqae qu'elle est triste, et qu'elle porte ses regards tour à tour snr les c<dlines et les Talliâes , sor les ondes de la Tweed et les bois de Mertomi dans la riche plaine de Tenot •

— ^Sahity saint, aknaUeet tendre châtelaine] — Saint, baron fidèle I Quelles nouTelles apportez-TOUS du combat d'Ancram et dm Taillant Bucdeuch ?

—La plaine d'Ancram-Hoor est ronge de sang; mille Anglais ont mordu la poussière, et Bucdeuch nous ordonne de Teiller à nos signaux mieux que jamais.

La châtelaine rougit, mais elle ne rendit pas, et le baron n'ajouta rien de plus. Bientôt elle se retira dans sa couche, où elle ht suivie par le baron chagrin.

La châtelaine gémissait en sommeillant, et le baron de Smajlho'me, inquiet et agité, murmurait tout bas : — Les Ters rampent snr son cadavre ; la tombe sanglante est fermée sur lui ; la tombe ne peut lâcher sa proie. —

C'était bientôt l'heure de matines : la nuit allait faire place à Tanrore, lorsque enfin un sommeil pénible s'appesantit sur les yeox du baron. ,

La châtekùne regarda de tous côtés dans l'appartement, à la Inenr d'une lampe mourante; elle reconnut non loin d'elle un cheyalier, sir Richard de Coldinghame.

—Hélas! dit-elle, éloignez-TOUS , pour l'amour de la Vierge sainte! — Je sais, répondit-il, qui dort auprès de toi; mais ne crains pas qu'il se réveille.

Voici trois longues nuits que je suis étendu dans une tombe sanglante, sous l'arbre d'Eildon! On a chanté pour le repos de mon ame les messes et l'hymne des morts, -mais vainement.

Cest le bras perfide du baron de SmaylhoHne qui m'a percé le cœnr sur le rivage sabloipieux dé la Tweed, et mon ombre est condanmée à errer pendant un temps sur la cime du Watchfold.

C'était le lieu de nos rendez-vous; on m'y verra apparaître chaqae soir : mais je n'aurais jamais pu parvenir jusqu'ici sans tes pressantes supplications. -—

L'amour surmonta la crainte de la châtelaine; elle se signa le

tlft Là maux DE LA 'SAXftJEAJU.

firont : «^ Cher Rioharl, dk*«lle9 daigûe m'qppRindre si ton ame est sauvée ou réprouvée. — Le fantôme secoua la tête.

-^ûis à ton éponx; Tépondk^U qie oehii qui ïëpand le sang perdra la m par le flai^^e. MaÎB Tamoar adultère est xm crime dans un autre monde : reçois-en ce gage irrécusable»

ilappuyaBamungauche^anmetabledechêney et fedrokesor ielle de la cbâtelame^ qui frânt et s'é^ranotiit en setttantrimpression brûlante de son élreînte^

La trace-noircie des quatre doigts re^ imprimée sur la table, et la châtelaine porta tAujoturB «a maiii couverte.

Il est dans Tabbaye de Dryburgh une religieuse qui ne tourue jumais^les yeux vers le soldl ; il est un moine dans le moi»stèrede Melrose qui ne profère jamais me parole.

Cette religieuse 9 qui ne voit jamais la clarté du jour, c'est h chfttelainedeSmayflio'me; ce moine, q«i garde un si morne silence, est le fier baron son ^vx.

NOTES

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