‹ Œuvres de Walter Scott (volume 4)Chapitre 30 sur 134 · LE MOINE · texte numérisé non relu

LE MOINE

FRAGMENT

Le pape célébrait le saint sacrifice avec le ponToir qa'il a reçu da ciel d'effacer les péchés des hommes. C'était le grand jour de Saint-Pierre.

Lepeaple était agenouillé dans le temple ; chaque fidèle allait recevoir l'absolation de ses faates en baisant le payé de l'enceinte sacrée.

Tonte rassemblée est immobile et muette an moment où les paroles de la grâce vont retentir sons les Toutes.

Soudain le pontife tressaille de terreur; la voix lui manque; et lorsqu'il yeut élever le calice il le laisse tomber à terre.

Le souffle d'un grand coupable, s'écrie^t-il, souillece jour pieux ; 3 ne peut partager notre croyance ni éprouver le saint effet de lues paroles.

C'est un hoDune dont aucune bénédiction ne peut calmer le ^^^^ troublé ; c'est un malheureux dont l'odieuse présence pro* &Qe tontes les choses saintes.

nr.

Lèye-toi, misérable, lève-toi et fuis; crains mes imprécations.

Je t'ordonne de ne plas étouffer ma yoix par ton aspect pro* fane ; fdis.

An milieu du penple était agenouillé un pèlerin recouvert d'un capuchon gris ; venu des rives lointaines de sa terre natale, il voyait Rome pour la première fois.

Pendant quarante jours et quarante nuits il n'avait proféré aucune parole, et toute sa nourriture avait été du pain et Peau des fontaines.

Au milieu du troupean de péniteiis aucun n'était prosterné avec plus d'humilité ; mais lorsque le pontife eut parlé, il se leva et sortit.

Il reprit le chemin de sa terre natale, et dirigea ses pas fatigués vers les plaines fertiles du Lothian et vers la cime azurée des montagnes de Pentland.

n revit les ombrages de l'Esk , berceau de son enfance, et €6tte rivière si douce qui porte à la mer le tribut de ses flots argentés.

Des seigneurs accoururent au-devant du pèlerin; des vassaux vinrent fléchir le genou devant lui; car parmi les Chefs|^erri€drs de TEcosse aucun n'était a^ussi brave que lui.

Il avait versé plusieurs fois son sang pour sa patrie, et les rives du Till avaient été témoins de ses exploits.

Salut; lieux ravissans où coulent les ondes limpides de TEsk; salut , cimes aériennes des rochers , et vous ombri^ges inaccessibles aux rayons du soleil.

jQ'est là que le poète est heureux de s'égarer avec la Muse ; c'est là que la beauté peut trouver un asile discret pour parler -de ses amours!

Qui n'admirerait la noble architecture de ce château d'où le cor annonce l'arrivée des rois? Qui ne se plairait sous les noise* tiers d'Aucbendini\y et près de Woodhouselee quliabite un blanc &ntôme?

Qui ne connaît les bocages de Melville, les vallons de Roslyn , Dalkeith, asile de toutes les vertus, et Hawthorden , que le nom 4e Drummond a reodu classique?

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jour iLfoit le senUerrSçdilaire ffi ^aondoîtÀ la fapne.iiwfwUife. jp Bnrndale.

Ce lien.Qfit d'un aq[MB6t triste; le déseqKiûr imiI poonadt ^j plaire; les Buirs en rqiiieaMiBUeiu aenaper deloor dmla cebii qnis'ea apgrqcbe, etlatoitiire est noircie iiarl(ii.|siie«$4al|Nif

C'était nu soir d'été ; les rayons affaiblis dn jour arrêtés snr la crête de Camethy la nuançaient d'une teinte de pourpre.

La cloche du couvent annonçait l'heure des vêpres dans les diênes de Newbattle; à l'hymne de la vierge céleste se mêlait la Toix solennelle de Tairain.

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