‹ Œuvres de Walter Scott (volume 4)Chapitre 47 sur 134 · LE BRACONNIER · texte numérisé non relu

LE BRACONNIER

soient cette ezpédidon, et les échos de la Seine répétaient : Vive la liberté/

Mais le citoyen féroce , redevenu un souple monsieur, a repris ses anciennes chaînes et de plus pesantes encore; puisque tu ne peux plus revoir en France un spectacle semblable , viens observer avec moi un de tes héros, un homme dont les actions libres vengent la cause de la liberté champêtre sur les lois féodales. Pénétrons sous les ombrages où le chêne robuste domine la vaste étendue des bouleaux et des coudriers, laissant dans les intervalles des tertres isolés où la bruyère se confond avec un dur gravier, et où s'élèvent çà et là l'if solitaire et quelques houx aux feuilles lustrées. C'est ici qu'un sentier un peu dégradé descend par des détours sinueux dans une vallée profonde... Suis-moi, mais prends garde de faire un faux pas : la philosophie peut glisser dans la fange, Marche avec prudence sur ce terrain mouvant , jusqu'à ce qne, guidés par la fumée du charbon, nous arrivions à la porte barricadée de cette chaumière de la misère. Aucun foyer ne reçoit le feu, aucune issue n'est ouverte à la fdmée; les murailles sont de claie et la toiture de feuillage ; car, diaprés les statuts de nos forêts, si une hutte semblable peut être construite dans l'espace d'une nuit et d'un jour, dans le même comté où l'éperOn du fik de Guillaume-le-Gonquérant ^ est encore l'insigne de la loi, celui qui l'élève avec cette promptitude a le droit de Phahit^ comme propriétaire.

Approche , et jette un coup d'œil à travers la croisée ; ne tremble pas ; celui qui y demeure dort enveloppé de ses sales couvertures ; car les travaux du pillard sont finis jusqu'à ce que te soleil s'absâsse à l'occident. Chargé et prêt à armer une main désespérée, son fasil est à son côté; autour de la hutte sont déposés en désordre le butin ^ et les instrnmens cle son coupable métier, levier, scie et bâton, qu'il emploie tour à tour pour résister on fnir, voler de vive force ou par ruse; c^est daùs ce coin là-bas qu'il tient sa poudre > fruit d'un larcin , et le plomb qu'il a dérobé au toit de l'église.

Ici sont des harpons et des filets, là des peaux de daims et cle lièvres , des plumes de faisan , des ficelles et des fils d'archal pouf &hriquer des lacets : d'un autre cêté e$t renfermé le gibier tué

X. Telle est la loi dans le Hampshire, qui tand à augmenter le nombre des Toleurs et des braconniers. Poar marque de sa charge, le président de la cour qill ]V(|fè dA MIM èHf A iiMMB |Mrt6 vn aaden éperoo qu'on cUt être celai de GniUaame-le'Roiiz.

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