I. Goa^MvilIbn de Medhrfn «t de lord '^rvon ri»' 3oq
a. L'an était William Enkine Ksq. (lord Kinnedder) , dont j'ai sourent en l'occasion de parler; et tout en craignant de m'czposer à quelques reproches en publiant le nom de l'autre, je ne puis cependant m'empécher de dire que c'est George Granstoon» Bsq.» qui siège à présent dans la hante cour sous le titre de lord Gorehouse» i83x.
et fitlort^iirpris on *i^prenaiit ma sort. Il oosTint qae ni loioii notre ami conunim n'avaient pn, dansle prenûor aomait , ànetkré ime opinion prédae snr nn poëme qni s'écartait telienent de la voie ordinaire 9 mais qn'en retournant ensemMe à la yiUe ils airaifiat canaé long-temps anr ce sujet , et qu'ils déèiraienl beau* xcoapme yaîr eantîpucr cet ouirrage. Il ajouta aussi qn'uM espèce de prologue poumdt âtre néoessaine poKr IsciUler au ledeur l'entâitednpoë&ie,etiline conseilla d'adopter les4|Mgrapbe8> oomme Spencer l'a fait pour annoncer le contenu des chants de la .&in^ des/des. Je conyins «ans peine de la nécessité d'avoir une sotte de pitch-pipe- ^ pour tenir le lecteur an courant du sujet , ou plnlAt da tonde l'xMiyrage ; mais je doutais si, en prenant le style d'orade» des sommaires de Spencer, l'interprète ne pourrait pas être censuré comme le moins compréhensible des deux. J'introduisis donc le TÎeiixniénestrdi qui me sembla un interlocntenr convenable pouvaut tour k tomr parler on chanter, et dont la présence entre les chants pouvait rappeler par intervalle au lecteur le temps , le lien et les (oiroonstances du récit. Ce genre de cadre imposa par la suite au poëme le titre de Lai du dernier Min^streL
A mesur^ que l'ouvrage avançait» il fut montré à d'autres amis, et reçat Pimprimatar de M. Francis Jeffrey, déjà renommé depuis quelque temps pour son talent de critique.
Le brevet des juges compétens une fois obtenu, le poème toucha bientôt an terme, cheminant d'environ un chant par semaine; là était, il est vrai, peu de motifs de pause pu d'hésitation lorsqu'un rhythme gênant pouvait être mis de côté en changeant la stance et qu'une mesure incQrrecte . se corrigeait par une variation de rhythme. n parut enfin en 1805, et on peut le considérer comme le premier ouvrage qui donna à un écrivain , depuis si volumineux, le droit d'être regardé comme nu auteur original.
Le livre fut pubUé par Longman et compagnie , et Archibald Gonstable et compagnie. Le chef de la dernière société commençait alors cette carrière d'une industrie libérale et courageuse, qui a été si utile à son pays , et qui l'eût été à lui-même sans des causes superflues à rappeler ici. Peu après l'époque où le bénéfice se partage d'ordinaire entre l'auteur et les éditeurs, l'ouvrage fat acheté par eux 500 livres sterling. MM. Longman et compagnie y ajoutèrent plus tard 1 00 livres sterling de leur propre mouvement,
!• Espècfl de chalameaa.
•et par suite d'an snccès iniisîté cette somme fat offeiye avec une . ^grfice parfaite, sons "prétixtç de réparer la perte d'un fort beau cheval mort subitement tandis.qne Fairtenr se promenait avec l'un des honorables éditeurs ' .'
Il f aurait Jieaucoup d'affectation à ne pas avouer franchement que l'auteur attendait quelque succès du Lai da demmr MénestreL -On pouvait présumer que la tentative de revenir à un style de poésie plus simple et plus naturel serait bien venue dans un temps où le public était fatigué de l'héroïque hexamètre et de la'dignité forcée qui l'accompagne; mais ses espA'ances, soit modérées soit déraisonnables , furent dépassées par le résultat , car parmi ceux qui donnèrent un sourire à l'aventureux ménestrel se trouvent les nomé célèbres de Pitt et de Fox.
Le débit de Fouvrage fut en rapport avec le caractère des juges qvi l'honorèrent de leur approbation; plus de trente mille exemplaires du Lai circulèrent dans le public , et l'auteur eut à remplir une tache difficile à la vanité humaine lorsque, déduction faite de tout mérite personnel, il chercha à s'expliquer sa popularité.
On trouvera dans l'Introduction du poëmede Jfarmon quelques remarques sur les autres essais littéraires de l'auteur.