Gttillaume-le*Roax
MARMION
CHANT premier;
USGK4TSU7.
Lb soleil coacliant s'arrêtait sur le rpcher de Norliam [c) et lef flumtagDes solitaires de Gheviot ; ses derniers feux doraient encore le cours large et profond de la Tweed, les toars crénelées , le donjon ^, les menrtrières grillées où Tiennent plenrer les prisonniers, et les murailles qoi entourent le château. Les guerriers, fle promenant sor les remparts à trayers les ombres du soir, paraissaient des hommes d'one taille gigantesque ; et leur armure lâléchissait le jour occidental conune une lumière éblouissante.
La large et Inillante bannière de Saint-George perdait peu à penses couleurs y à mesure que le jour iaibUssait de plus en plus; la brise du soir suffisait à peine pour en dérouler les vastes et pesaiis replis sur le faite du donjon. Les patrouilles delà nuit étaient parties pour leur ronde. Les portes du château étaient fermées, la Mntinelle se promenait à pas mesurés sous Farceau obscur dii portail , et murmurait les sons à demi articulés d'un Tieu chant de gnerre des frontières.
tntêùd pup lar quatre ioairanoDt
?oor tentar aa oerai«r «ffort. Le doirjon contenait la grande salle, les salles de cérénonle et la pri un da château. C'est cette dernière circonstaQca qui a fait doonar an mot dimgêOH la signifieetl^i
im'îl . i^m. ^ rk / ... «. J .• % • m. . ,' .1.^ — .:.^«klan<w mi
192 MAftMiON. , cH.i.
Un bmit lointain de cheyanx se tait entendre; la sentinelle regarde de tons côtés , et distingue sur les collines de Homcliff on corps de cavaliers armés de lances, qoi s'ayancent précédés d'an pannonceaUé
Un d'entre eux sort des rangs » tel qu'ni^ éclair qni s'échappe d'an sombre nuage ; il presse de l'éperon le fier coursier qui le porte f il arriye sous les palissades des premières fortifications , et là sonne du cor : la sentinelle à ce son connu descend à la hâte pour ayertir le gouverneur de Norham. Ce cheyalier s'empresse d'appeler Técayer, le maître d'hôtel et le sénéchal.
ly.
— Qu'on perce un tonneau de malvoisie , qu'on serve un pâté de venaison , qu'on fasse abaisser le pont-levis , que tous nos hérauts s'apprêtent , que les ménestrels accordent leurs harpes i que la trompette sonne : c'est lord Marmion qui arrive ; qu'on l'accueille par une salve d'artillerie. — Aussitôt quarante yeomen de haute taille vont ouvrir les portes dé fer et relever les herses pesantes ; la palissade est écartée , et le pont-levis s'abaisse.
Lord Marmion presse son coursier rouan , qui galope avec fierté sur le pont. Son casque pend à l'arçon de la selle. On reconnaît à son visage basané qu'il fut témoin actif de plus d'une bataille, et une cicatrice atteste sa valeur aux plaines de Bosworth. Son sombre sourcil et son œil de feu décèlent un esprit altier et irascible ; mais les rides de la pensée qui sillonnent son front indiquent aussi une ame capable de profonds desseins et prudente dans le conseil. Son front est devenu chauve par l'habitude du casque. Ses épaisses moustaches et sa noire chevelure commencent à blanchir, mais c'est plutôt l'effet des fatigues que de l'âge. A la carrure de sa taille et à la vigueur de ses membres , on devine bien que ce n'est point un chevidier de salon; mais dans le combat , adversaire redoutable y il est dans les camps chef expérimenta.
Armé de pied en cap, il était revêtu d'une cotte de mailles tissue d'argent et d'acier de Milan ^. Son casque solide , d'un grand prix y était recouvert d'or bruni ; au milieu du panache qui sur-
I. Les artittfls de Milan éuient célèbres au mojen-fige pour le trarail des armures. On sn voit une preuTe dans le passage où Froissart décrit les préparatifs faits par Henry, comte d'Hereford» depuis Henry V» et Thoisas , duc de Norfolk , lord*niamhal , pour le tournoi de CoTentrj.
montait son dmier, un faucon noir aux ailes étendues semblait planer sur son aire pour défendre ses petits. On TOîyait sur son écu le même oiseau blasonné de sable en chavip d'azur ayec cette devise :
. LA MORT A QUI MB TOOCHE ^
Les rênes brodées de son cheval étaient bleues ; les rubans qui ornaient ïes flots de sa crinière et sa superbe housse de velours chamarrée d'or, étaient de la même couleur.
Après'lord Marmion s'avançaient deux écnjers de race noble , nés de pères chevaliers , tous deux brûlant de réclamer les éperons d'or ; habiles à dompter un cheval de bataille , à tendre l'arc, à manier Tépée, à courir légèrement la bague. Non moins avancés dans la courtoisie , ils savaient encore danser avec grâce , découper à table , composer des rimes d'amour et les chanter à mie dame.
vni.
Ils étaient suivis par quatre hommes d'armes avec des hallebardes et des haches d'armes , qui portaient aussi la lance redoutable de Marmion, et conduisaient ses sommiers et son palefroi à Tamble , pour les momens où il plaisait au chevalier de soulager son cheval de bataille. Le dernier, et le plus éprouvé des quatre , portait son pannonceau bleu taillé enferme de queue d'hirondelle, où l'on remarquait encore le faucon de sable aux ailes étendues ; enfin venaient, deux à deux , vingt yeomen en chausses noires et en hoquetons bleus , avec les armoiries de Marmion brodées sur la poitrine. Choisis parmi les meilleurs archers d'Angleterre, tous étaient habiles chasseurs, bandaient d'un bras robuste un arc de
I. L«cimier et la derise de Marmion sont empnintés à l'histoire snÎTante i ^- Sir William DalttU, aussi sage qne spirituel, suivant Bower, mon auteur, accompagnant à Loodres, en 1390, sir David Lindsay, premier comte de Cranford, rencontra par basera à la conr sir Fiers de CoartMiay, cberalier anglais, fameox par son adresse dans les jontes, et par la beauté de sa personne, se paTaiMnt «paré d'un nonTeau mantean , orné d'un faucon brodé , aTeo ces mots : «— /e porte un fanoon, nul ne l'égale en vitesse , la mort attend celui qui l'approche.
i* cheralier d'Ecosse, moqueur de sa nature, se monti*a le lendemain dans nn costume semblable ^ celui de. Courtenay, à l'exception qu'une pie remplaçait le faucon; la fostueuse devise était aussi parodiée : — Je porte une pie , elle becqueté sa pitance , une chiquenaude sur le nex attend celui qui oscn l'approcher.
Un tel affront ne pouvait s'effacer qu'en champ clos. Mais Dalzell courut avec son casque délacé, st bien ^e, laissant le passage libre à la lance de son adversaire, il évita le choc , •— ceci arriva aeax fois: — à la troisième rencontre, le beau Coartenay perdit deux dents. Gomme il se plaignait >n>ei>eiiient de la supercherie employée par Dalxell, celui-ci consentit à courir six fois encore, à con> aitioD que chacun d'enx déposerait entre les mains du roi deux cents livres qui deviendraient la propriété du champion qui entrerait en lice avec le moindre avantage sur son rival. Cela réglé , le rusé écossais demanda qne sir Piers voulût bien ajoutera la perte de ses dents le sacrifice d'un oeil, luijnéme ayant perdu un de ses yeux an combat d'Otterburn. Conrlenay se refusant à ce genre d'égalité^ Dalxell réclama le dédit, qui lui fut adjugé après une longue altercation, le roi disant qu'il (urpassait l'Anglais en esprit et en conrage. Ce fait doit paraître au lecteur un singulier échantillon oes mœurs de ce temps. Je soupçonne qne le club des Jockey aurait donné une décision différente de «Ue de Henry V.
si^ piçdta^ p% l§nçv^t ^^ Ipip imp (lèche ^ rtu^ ÇPwe^^iTgft, lU ay wpRt t(^fi9 Bîi épiçq ^ ^ nR^ift et a^ ç^vq/^m fe^ à leur çeÂmiire. l^ Pftua^çre ^ui çft^ivv^t Je^ ^tmmf^ ^\ ^^ pheyaqit m<um^t assez qu'ils venaient dç f|^e ^^e lo^g^e ^ute.
^e )tP, 4W8 p99 fml^ff f^^tepaQt le^ fK>ldat« du çhatàaa avec leurs mousquets y leurs piqn^ e( }epr# inorions. Ils se rassemblèrent dans la cour pour recevoir le noble Marmion. On y voyait le^ m^pe^t^els et Ifss trompeta , et \9^ c^Qnnier tevaut à sa msin sa w^ci^ç MlW^* h% tro^fp de 14<^ri||ûin Qnir? ; jamais le vieux fort 4e Nwh9i^ n'^y^^ retmU fl'nn fracas çwme celui qi4 ébranla
tqn^. ses. tourelles.
L^dffkT^^^ Brâkenlent ^t^ir^pîquei; les^ tr^|]«qiiettea sonBeat^ fanfares; le canon tonne sur les remparts : les ménestrels purent bien 9 certes , saluer de bon cœpr \fi noble Marmion, car en traver^fin^ ^ ^^wr il ifiXa^K des. Mgelots dV- — Sqîs le Ucnvenu i NçtrHtp f ^f^9io^ « ço^x Y^llant et généraux \ sois le hienvenaà Ngrhaq^ avf^\ t(W\ ççm^Wit & tPi» la flear des ehevaUeva de l'Angîeteçç^
?<• PiÇiUx fioursffixaiis a ^çvéli]^ de cottes d'armes» ayant au col Içq^s. ^c^ow d'^rg^t i attendaieqt le chevaUer sur les marches 4(î pA^x^TÇ W ÇDiadu^çnt à ^ V>ur du do.iû<xn!; ce f «t là qik^ils le reçurçja^ ^ grande poiçfQie, W ^m^t seigneur de Foutenaye, de L^tt^r^^r^» dç Sçr^vç^b^y^ , de la viUe et du château de Tarn* TYO.rth (^. Pour reconuaîtire leur oaurtoi^ie , Iklarmion kur donaa, en descendant de cheval , une chaîne de douze marcs pesant.— LaWiSSCil largesse ^- 1 s'écrièrent les hérauts ; vive iord Marmioa , c^ey^]|;^lf. du casque, d'cxl jamais éca Uasonné eon(|uis dans les combats n'a prot^j^ q^ cœur plus vaiUaut.
Ils l'introduisirent ensuite dans, la salhs çù s'étaiçnt réunf^ les hôtes de Norham. La trompette annonça son entrée, etlçs Ijié^ft^it^
çjçièrexj^t à ïiau^e v^ :
— PHçe> sç^gueurs, place à lord Marmion , chevalier du castpie
X. C'était ainsi que les hérauts et les hommes d'annes avaient coutame de reconnaître la ?éne« rasité clés cbevaliers.
BérwSck, Norham et aatres forteresses de la frontière, étaient le lien de la résidence ordinaire^ hérauts d'armes ; le caractàre inviolable dont iU étaient revêtus faisait qu'ils étaient les seul* ^°'
Sussent en toute assurance se charger des mevages auprès des £coss^ia. C'est çfi à quoi on fait alfolon dans la stance XXIl.
liqae B^lfikJàj^WilUàu n^ohut y^kieiQent Im xéaialer. Il fol; forcié JefiéiarM^dAneà aon wal itf sas tarriBs an i*9i« fi^A^va jGMpw <4- «IMB6 4^ i|>e<Aa0lefciâttaiiit al itirifi^ Jl Jaloiç 4^ fioas Tbies Mamûan f/efia» h^ i^c^er ^ Wili^o ^ 1^ ^^av^v^^çc^ aur la lice; ^mm» ^vîaïas la jRaîofikaiir g%gmr aa^c^pp^r gjf^'îl posi^ aarac na jiMta (NKgiiail,^ atla^^ntr au g^ l!^as9<Qii rje^ej^ ôg ^Rànaa. Place ^a d^y9im àa Famcon I plaoa^ mb^ obayalîflra^ fdace à «o^ad qmjooBfBit aM jban ii^t > M^ifmou de FoiMo^yia.
lin.
Âloira «'avança ao4ena|it(ia abevalÂer #ir ifaigjl» jle I{^w, Iwo» deT^wisett-et de Fand^ gasvacoevr 4e NipijbAiB , /pi le fpfff^^w^ à la jdaae it'kaBVMnr, an daîadai'aairaide.
La «q)a8 fat «viadlent et îojceiix;. et» >pa«da«it 4)a tbfiIMpi^» Wi ménestrel grossier du nord chanta sur la harpe le réi^t d'iaoe W^ glante inimitié ; il dit comment-r— les farouches Thirwallsy tous les ^kjpsy le robnaie WiUimendsaFiQk, Dick de Hardridîiig, Maghie de VhmàùÊtf^WSà o' the Wall, âmdireataiir w AttiaïqrFMthac^ atonhaHgfa , 4^ fégoTgàveiit à Deadman'a Shaw ^ •
ManiH0B€iif pehie 4 écouter jusqu'au bcHit ce cbaat banbave.; maisy reconnaissant de la |>eine du méneatcelrilde réampapaalar- 'geinent; car ia j>rièae dHme^ane et le xAtant^'AU «léiieatFel m -dcnvent jamaâs-étra^dresséB-an vain àiui chesnalier.
— Seigneur liheyaiier ^ dit Héron , f attends de Totne dioMche courtoisie que tous consentivez « vester qndqoe «temps dans ae pauvre château; yos armes n'y craindront pas la rouille , et votre coursier seca tenuen hs^ieine. îamaia huit jours ne aepasient^ans quelque joute ou quelque combat. Les Ecossaisaayent conduire w dieraHougueuxet Hs aiment à «lettre la lance^ajBiurrât. Par saint George ! on mène une vie agitée avec de tds voisins ; demeurez quelque-temps avec nous, vous verrez comment mous faisons ici la guerre ; je vous le demanderau nom de votre dame. «^Le firont de ttarmion se rembrunit.
Le>gouvemeur observa 4' altération de ses traits, et fitsigne à un écuyer, qui prit aussitôt une4apge coupe et la remplit jusqu'aux bords d^un vin couleur de pourpre : — Chevalier, agréez^la santé
t. Citation d'an« Tiaille ballade chantée par les ménestrels , et qni est trèt populaire en-
Id6 MARmON. CB. I.
que je vons porte , lai dit-il; mais aaparaTant apprenez-ùioi, je Yoas prie, ce qa'est devenu ce jeune et joli page qui jadis tous yersait à boire ? La dernière fois que nous nous rencontrâmes an clifitean de Raby> je regardais de près ce bel enfant , et je voyais ses yeux gonflés de larmes qu'il essayait en vain de retenir; sa main douce ne ressemblait en rien à celle d'un varlet accoutumé à polir les armes, à aiguiser le fer, on à seller un cheval de bataille. Ses doigts délicats semblaient plutôt faits pour ajgiter Téventail devant une dame , pour tresser ses cheveux, ou guider une soie déliée à travers le tissu d'une broderie. Son teint était blanc, ses cheveux tombaient en boucles d'or, et quand il soupirait, les plis du drap grossier de son pourpoint brun ne pouvaient arrêter lesbattemens de son sein. L'auriez*vous laissé auprès de quelque dame? ou plutôt ce gentil page n'était-il qu'une gentille maîtresse par amour?
Cette plaisanterie ne pouvait plaire à Marmion. Il roulait déjà des yeux enflammés ; mais , réprimant sa colère naissante , il répondit froidement : — Cet enfant que tous trouviez si beau n'aurait pu supporter l'air glacé du nord. Voulez-vous en savoir da- Tantage? Je l'ai laissé malade à Lindisfom. En voilà assez sur lai. Mais à votre tour, seigneur, me direz-vous pourquoi TOtre dame dédaigne aujourd'hui d'embellir ce salon? cette dame si sage et si belle aurait-elle entrepris quelque pieux pèlerinage?
Marmion dissimulait ainsi une question moqueuse, car la médisance s'égayait tout bas sur la dame de sir Hugh Héron.
xvu.
Ce chevalier feignit de ne pas sentir l'ironie , et répondit n^ligemment: — Quel est l'oiseau qui, libre de ses ailes, se plaît à rester dans sa cage ? Norham est si triste I ses grilles, ses créneaux, ses sombres tours inspirent tant d'ennui! Mon aimable dame préfère jouir d'un jour plus gai et de sa liberté à la cour de la belle reine Marguerite. Nous pouvons bien garder notre lévrier en laisse, retenir sur le poing l'impatient faucon , mais est-il un lieu capable de fixer une beauté légère? Laissons cet oiseau volage errer dans les airs ; il reviendra près de nous quand ses ailes seront fatiguées.
xvni.
— Eh bien ! si lady Héron habite avec la royale épouse de Jacques, vous voyez en moi un messager prêt à lui porter vos tendres complimens» Je suis envoyé à la cour d'Ecossç par notre monarque, et
je réclame de Totre bontë on guide sftr pour moi et ma saite. Je n'aj pas rêva l'Ecosse depuis qae Jacques épousa la cause dç ce prétendu prince Warbeck ^9 de ce Flamand imposteur, qui reçut à la potence le prix .de $a fourberie. Je faisais partie de l'armée de Sarrey lorsqu'il rasa la tour antique d'Ayton.
—Vraiment , reprit Heroh , les guides ne tous manqueront pas àNorham. Nous ayons ici des gens qui se sont avancés jusqu'à Danbar. Ah 1 ils pourront yous dire quel est le goût de Taie des moines dé Saint-Bothan. Les coquins ont enlevé le bétail de Lauderdale^, pillé les femmes deGreenlaw, et ils leur ont fourni dies lumières pour mettre leurs coiffes ^.
— Grand merci de tels guides , s'écria Marmion : en temps de guerre je ne voudrais pas d'autres gardes que vos maraudeurs; mais je remplis tfne mission de paix ; je vais m'informer du roi Jacques pourquoi il lève des troupes sur tous les points de son royaume; et, si j'allais escorté de vos pillards, je courrais risque d'inspirer des craintes et des soupçons au roi.
Un héraut me paraît un guide plus convenable , ou un mo^e pacifique y ou quelque prêtre voyageur, ou même quelque bon pèlerin.
Le gouverneur y rêva un moment ; puis , ayant passé la main sur son front , il répondit :
— Je voudrais bien vous procurer le guide qu'il vous faut, mais je ne puis guère me priver de mes poursuivaus d'armes , les seuls hommes qui puissent porter sans danger mes messages en Ecosse. Quoiqu'un évêque ait bâti ce fort, les gens d'église nous visitent rarement. Notre chapelain lui-même n'est plus revenu depuis le dernier siège ; il ne pouvait se contenter de la ration pour chanter la messe, et il s'est réfugié dans la cathédrale de Durham , afin de prier Dieu pour nous sans courir aucun risque.
X. L'histoire de Perkin Warbeck ou Richard d'York , est assez coniioe. En 1496 . il fut veça en Ecosse arec les plus grands honneurs, et Jacqoes IV, après lui avoir donné en mariage lady Catherine Gordon, une de ses parentes, fit la gaerre à l'Angleterre pour appuyer ses prétentions. Voulant tirer Tengeaocé de l inTasion qui avait été faite en Angleinre , Surrey s'avança dans le Berwickahire à la tête d'une armée considérable; mais il fit retraite après avoir pris le petit fort d'Aytoo.
a. Les soldate des châteaux anglais de Wark, Norhaœ et Berwick, étaient pour l'Ecosse des voiuns asses turbulens.