LE COUVENT. Î
remarquable par son yoile et sa gminpe , se tenait debout sur le tillacy et prodiguait los bénédictions et les signes de croix.
Je ne parlerai pas de l'accueil que reçurent les filles de Sainte- Hilda/et du banquet auquel elles furent conyiées. Chacune d'elles parcourut le couyent, le clottre, Féglise, les galeries , et tous les endroits ou elle ne risquait pas de rencontrer un œil profane. Enfin, après aToir contenté leur curiosité, les saintes sœurs se réunirent autour du foyer, lorsque la rosée du soir et le Tent froid de h mer les forcèrent de s'y réfugier. Les deux congrégations louèrent tour à tour les mérites de leur, saint , texte qui ne peut lasser une nonne; car l'honneur de son saint, comme on sait, c'est le sien.
xin.
C'est ainsi que les religieuses de Saint-Withby racontèrent ayec un air de triomphe conunent trois puissans barons sont soumis à rendre à leur monastère]un serrice de yassaux {g), pendant que les' cors rép^ent un chant de honte et que les moines crient :
— Déshonneurà yotre nom, ft ious qui , pour la perte d'un yil g3>ier, ayez égorgé un prêtre de Sainte-HUda 1
— Voilà ce que sont forcés d'entendre chaque année, au jour de l'Ascension, Herbert, Bruce et Percy, condamnés à tray ailler an môle de notre rade. — Elles dirent aussi conmient une princesse saxonne, la belle Edelfled S "vint se réfugier dans leur couyent. EUes parlèrent de la grande yertu de sainte Hilda, qui changea mille serpens en pierres. Elles ayaient elles-mêmes trouyé, disaient-elles, des traces de ce miracle dans leur yoisinage ^.
Puis elles dirent encore comment les ailes manquent aux oiseaux de mer quand ils planent sur les tours de Withhy , et comment ils descendent pour rendre honmiage à la statue de sainte Hilda. ^
xiy.
Les nonnes de Saint-Cuthbert ne restèrent pas en arrière pour
I. fille était fille da roi Orwy^ qni, poar remercier le ciel de la grande Tictoire qa'il lai fit rem» porter, eh 655, contre Peoda, roi paien de Merde, Toua Edelfled, i peine tgée d'an an, an service dU Seigneur, dans le monjslère de "Wilbby, dont sainte Hilda était alors abbeste. Dans la suite, elle orna aTec beaucoup de magnificence le lieu oh elle avait été élevée.
a. Ces deux miracles sont rapportés par tous les anciens auteurs qui ont eu occasion de parler d» Withbr on de sainte Hilda. On trouve encore au milieu des rochers des restes de ces serjiens qui infestaient le couven», et qui, i la prière de l'abbesse, furent non-seulemcot exterminés, mais encore pétrifiés. Les nataralistcs protestons les nomment ammoM,ee,
L'autre miracle est rapporte en ces termes par Camdem : « Voici une autre preuve de la toute* puissance de la sainte : les oies sauvages qui, dans l'hiver, fuient par bandes vers le sud, pour y cher* cher des rivières on des lacs qui ne soient pas gelés» s'abaissent souddin à terre lorsqu'elles passent ear certains endroits des environs. »
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Icfuer leur patron ; Mes racontènent comhiea^ào {(As son corps changea.de tombeau S ddpuift qne les moines » chassés par les Danois, avaient, erré pendant sept années à travers les marécages ' et sur les montagnes» avec le préôenài dépàt de ses dépomUes mortelles» Ils s'arrêtèrent enfin à Mellrose; mais oe lien/ aimé da saint pendant sa vie f ne devait, pas posséder ses reliques. Par an prodige étrange, on vit son cereneil de pierre^ bHUant comme certaines plantes marines, vogoer sur les flots jusqu'à Tabbaye de Tilmouth; mais son ràjour n'y fut pas long ; le saint voyagenr, se dirigeant vers le sad., étonna 'par son passage miraculeax Ghestér-le-Street et Rippou', avant d'être. salué par Wardilaw avec un mélange de joie et de crainte. Eaûn il choisit son noble asile aux lieux oii sa vaste cathédrale s'élève sur les bords du Wear; C'est dans l'église gothique de Darham que repose son corps ; mais trois prêtres pieux , liés par. un serment solennel, partagent seuls l'honneur de savoir le lieu d^ sa sépakure^
Qui pomrrait raconter tous ses mîraeles? L'intrépide roi d'& cosse et sonfils*.^, craduisant aVec eux les GalwégienSyimpétaeaz comme les vents du nord, les chevaliers* de Lodon> couverts de eottes démaille, et les guerriers deTeviotdale, Curent mis en fuite par son étendard. Ce fut lui qui^ pour venger sa puissance outragée, arma le grand Alfred contre les Danois, et fit prendre la fuite à Guillaume-le^Bâtard, lorsqu'il vint à la tête de ses Nt)^ mands ravager lé Northumberland-^. -
I. Saint Cathbert fot, pcmr lé chcAx de «on sépulcre, Van des pin» capricieax et ée» pla« iérvsonnables saints du calendrier. Il mourut, A. P. 686, dans xm ermitage situé dans.l'ile de FaaB«« tjrut renoncé depuis environ deux ans à son évécbéde Lindisfam, autrement appelé riIe-Sainte. Son corps fot transporté à Lindisfarn, et y demeura jusqu'à la drssoe«te dflsJ>«nei». en 763 environ, époqMà laquelle le luoiiastère fut entièreinent détruit. Les moines s'enfuirent en Ecosse , emportant ajec eux leur trésor le plus précieux , les reliques de saint Gnthbert. Il pavait que dès lors le saint prit goût aux voyages; car il parcourut une partie.de l'Ecosse en cercueil, jusqu'à ce qu'enfin cette ho* œeur vagabonde «'étant apaisée, il s'arréu à Wardteivr ou Wardilaw. On dit que les catholiques « «es contrées gardent religieusement le secret de sa sépulture. Ce secret n'est jamais connu de plus de trois peraonnes ; quand Tune d'elles vient à mourir; Ivs deux autrto s'associent en sa place un troi* sième dépositaire dont la discrétion leur est connue.
a. Tout le monde sait qne lorsque David 1*"' et son fils Henry envahirent le Northumberland. «n xi36, les Anglais marchèrent contre eux sous la bannière de saint Cuthbert, et ce futàsa verta divine que l'on attribua la grande victoire qu'ils remportèrent à la sanglante bataille de ^ortballerton, ou Cutoh-Muor. Mais , dans le fait, les vainqueurs ne durent lenrs succès qu'à la jaloosie de» différentes peuplades qui composaient l'arraée de David, qui était une réunion de Gallyiépeoit des babitans de Strath-CIyde , d'hommes de Teviotdale et du Lothian, avec beaucoup do soldats normands et allemands, qui tous avaient embrassé sa canse. — ( Voyex Cbamcc's CaltdomUt page 6ai. )
3. Saînt Cnthbert, comme on l'a vu, n'avait aucun motif pour épargner les Danois dans ï'^* sion. Aussi je trouve dans Simon de Dnrham, que le saint apparut en songe à Alfred lorsqauw cachait dans les marais de Glastonbury, et lui promit la victoire sur ses emiemis. Après «voir gsjfoe la bataille d'Ashendovrn, Alfred reconnut les. soins obligeans de saint Cuthbert, et lui offrit, counne de raison , une Délie châsse. La terreur qui précédait Guillaume>le*Conquérant , lorsqu'en 1000 u allait punir la rcvolte des peuples du nord, avait forcé les moines à se réfugier dans l'Ile^iateiYM
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Mais les nonaec^ âe.Saitl^Hilda aHraiént bien Yoniu saToir s*il était vrai que Gathbert se tînt encore sUr un roch«r pràs de Inndisfam, pour y fabriquer de ses saintes mains le» chapelets qni portent son nom ^ . Lés pâcbenrs de Withby assuraient que Ton y Toyait la figure du saint , et.qn'on entendait le bruit de son enclome alors que la tempête grondait ou que la nuit répandait ses ombres sur les flots. Mais les nonnes de Lindii rejetaient de teb rédts et les traitaient de vaine superstition.
xyiu Tandis qu^antouf du foyer on récitait tontes ces légendes , une scène de désespoir se préparait dans un souterrain secret de File , où un tribunal prononçait la peine de mort. Le cachot le plus noir n'a pas un aspect plus lugubre que ce caveau. 11 avait été constmitpar le vieux Golwnlf ^, qui vint y pleurer ses fautes quand il quitta la couronne et la hache des Saxons pour le froc et le rosaire. L'entrée seule glaçait les sens d'horreur: la lumière du jour n'y pénétrait point , l'air ne s'y renouvelait jamais. On l'appelait le caveau delà pénitence. Le prélat Sexhelm l'avait converti en un lieu d'inhumation pour les corps de ceux qui , morts en péché mortel y ne pouvaient être ensevelis dans Tenoeinte de l'église. Maint^ant c'était un lieu de châtiment. Si lescrisde désespoir des victimes parvenaient jusqu'à l'air supérieur, les pas* sans taisaient un signe de croix , et croyaient entendre les lamentations des damnés.
Q courait seulanent dans le monastère une vague tradition sur
le corps de leur saint. Mais le corps fat rëtabli en sa ptace ayant qtae Guillaume eût quitté le nord ; ^ le conquérant ayant manifesté ^'indiscrète curiosité de voir ces saintes reliques, fut' saisi, au monient où l'on navrait la châsse par son ordre, d'une fièvre subite et d'une telle frayeur, que, laissant u repas som|ptaeaz qu'en Ini avait préparé, il <prit la fyite sans manger an seul inoreeaa ( ce qa# le °>oine histonen regarde comme une des parties les plu3 essentielles da miracle et delà punition de
!• Quoique l'on ne sache pas si saint Cuthbert fut, pendant sa vie, aassîbon ouvrier que Donstan, ^ frère en sainteté , cependant ,.depBis sa mort, on dit qu'il forge ces «aImmAû» qii« l'on trewe ^os les rochers de l'ile-Sainte, et qae l'on y connaît ^ous le nom de chapelets de saint Cuthbert. On Q|t qae poftr les forger il s'asseoit pendant la nait sar an certain rocher , et qa'on antre lui sert <leaclDme..
2. Colwalf, roi de Northnmberland , vivait au huitième siècle; le vénérable Bède lui dédia son outoitt ecelétiiutigwi ayatit abdiqué en 738, il se retira à l'Ile-Sainte» ou il monmt en odear'de
trop
., , - . 8î ce
TU autorise à supposer que le souterrain fut d'abord un cellier.
^ voûtes pénitentiaires étaient les geissel gewolb* des couvens de la Germanie. On y déposait le ^^^, ^ bienfaitenn de TordM Içnque la rigidité modastique était dans toute sa vigaear.— Le ^pitre s'y réunissait quand des mesures sévères devaient être adoptées ;— > nuis leur osage Le (dns «îeqaent était celui que leur aoài iadi4|tte.