A WILLIAM ERSKINE, ESQ
Ashestiei, Ettrick Forest-
Semblable à ces nuages des matinées d'ayril, qai, passant sar la prairie, y font tour à tour succéder l'ombre à la lumière, et nous retracent y au milieu des champs, Timage des différentes scènes de c^sitte vie mêlée de joie et dç chagrin ; semblable à ce ruisseau descendu des montagnes du nord , qui , tantôt impétueux torrent , y a bouillonnant dans la plaine, et tantôt, ralentissant le cours de ses flots argentés, paraît dormir dans le vallon; semblable à ces légères brises d'automne dont l'haleine inconstante expire et se ranime soudain , quand Foreille croit que son marnrare a cessé; ma muse romantique plane dans les airs, s'égare, et, fatiguée de ses rêveries, retombe enfin sur la terre. Cependant notre œil se plaît à suivrie l'ombre fugitive et les détours irrégnliers du ruisseau; notre oreille aime à écouter la brise légère dont les sauvages soupirs s6 glissent à travers les feuilles d'automne. Inconstans comme les nuages, le ruisseau et le vent d'automne, coulez, oui f coulez librement, ô mes vers !
Ai-je besoin de te dire, cher Erskine , que ma muse se plaît an peu trop peut-être à tromper le lecteur, en passant toar à tonr d!un mode doux et léger à un mode plus énergique? Au milieu de