VII
Comme pour dissiper la terreur qui avait saisi ses gens à Taspect le cette figure pâle que les reflets de la flamme vacillante du foyer rendaient encore plus triste, Marmion appelle un de ses écuyers : — Fitz-Eustace, lui dit-il, sais-tu quelque ballade qui nous amuse on moment? Nous commençons à nous endormir.
^ Nous ne pouvons trop nous flatter de charmer votre oreille, Kîgneur, répondit Eustace, accoutumé comme vous Têtes à la voix de Constant. Qu'il vous plaise de vous rappeler que notre meilleur ménestrel est resté en arrière; Constant est habile sur la noble harpe des bardes comme sur le luth des amans. Jamais à la Saint- Yalentin la grive ne chanta aussi mélodieusement que lui dans le l^oisson printanier; jamais le rossignol ne ravit comme lui les ^bos du soir, en chantant ses mélancoliques amours. Je regrette bien, quel qu'en soit le motif, que nous soyons privés de lui, et ] envie ses chants aux vagues, aux rochers ou aux moines, plus p"i«yeux encore , de Lindisfam. Mais je vais vous redire comme je pourrai son rondelet favori. —
I^a voix de Fit7-Eustace était tendre ; il y avait dans l'air qu'il choisit quelque chose de bizarre et de triste. Tels sont certains airs ^^i'ai entendu répéter à nos montagnards, descendus dans les planes pour les travaux de la moisson. Tantôt une voix perçante prolonge seule le chant, tantôt un chœur sauvage s'unit à elle. Assis sur la colline, je me suis plu souvent à écouter ces chants, '^ Bae semblaient exprimer les regrets d'un cœur languissant loin ^ U> terre natale. Je pensais alors' combien cette même harmonie
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déchirerait mon cœur sur les champs humides da Snsqaehamiah,^ dans les foréls da KentadEy, on sur les bords du lac immense d'Ontario» si j'entendais on exilé malhenrenx y pleurer ses ohèires montagnes d'Ecoflse.
LECHANT.
Dans quel asile solitaire
Eeposcra l'amant kincère.
Qni de l'objet de set aiaoars
Se T«lt séparé pour tenjourt f ^
Ce sera sous le frais ombrage '
0& gérait un bnmt>le raissean.
Que de leur mobile feaiUafe
Ornent le saule et le bo«leaa.
eeoBVB.
' Elea loro » eleu loro.
Qu'ornent le chêne et le boulean.
Jamais la Toix de la tempête N'y Tiendra gronder sur aa tlte; Il n'entendra que les soupirs |>e l'onde pure et dei léphirs.
Dans cet asile solitaire, LoÎD de l'objet de ses aiB«an»
Reposera l'amant sincère.
Holaa! oe sera pour tonjovn.
CBOVttl-
Elea loro , etc.
HéUn 1 ce 9tin poor toiqoora.
Oci reposera l'infidèle
Qni iavait aoioar éterneUe
Pour mieux tromper le cœur aimant
Qgi ae fiait à son aennent?
Je Tois la fuite et l'épouTante
Déahanorer ses étendards ,
Et j 'entende sa voix expirante
Stmêtm aox cria des lajwdf*
. OHHniB.
Elea loro , etc.
Se mêler anx cris def fnyail3«.
lie-Tsatoàr eonn'e de son atle
Les yeax éteints' de l'infidèle»
Et dupttte anx lonps dévoratts
De son corps les lambeaox SBagUns*..».
De la Tcrtu l'hamble prièi^
N'oserait plaindre soiv «laUiear;
Et sur sa tombe solitaire
SoBt la liénte et le désboBMpr»
OBOIUX,
Elea loro, etc.
Et snr sa tombe solitaîrv
Sont la béate et le déshqiioevr*
I.e sïence msl la tristesse snccédèrent à ces acœns mélansoli* qnes. Mais ]tIarmion sortent crnt que cette romancelni prédiaaî^ nne disgrâce j»rQQhaiQe nt jouoe^mert honteose. JU «e cwfrit ^
nBag« 4e «n vmamtmf tt vesia qaclqne temps le front àjipvfé aor
AhJsioiieût pa lira dtBs son ame oa deTÎaer ses pensées, le pins hnmble de ses serritmffs n'eàt pes yoqIii de Lntlerward et deFonteBay, ««prix de ses regrets amers.
xin. * .
0 remords 1 tes^traits «igns se laot sentir plus TOrcment aux oœim des superbes. Les lâehes ont la erakile penr ehalÎBieQt; c'est toi ipd puis les br&ires. Mais ils sont dosés d^jane énergie btale, et savent encore lutter contre la doulenr de leurs blessures dois même qne lelur Cflsnr «e flétrit sons tes ajiteinte^
Es e&t, Macmien km bientôt; la tète» et souriant à Fits- Bmtace : **<*N'eal4l paeétrange^ dit^il » <pe ta romance ait rappelé àmoQ oreille le son Ingafare de Fairain yi annonse dans lés dot- ^ fa'«M soBor va rendre fe' demisr seiq^ « JDîsHBmiy (|«e sigi^^ ostte espèce de pi^ge ?
Ce fut abias que le pdbnn, foi dqmisle matin avait gardé un âlsoeesévère, le rompit peur la premimre fois:
^ La mors d'jme pènsonne qui te fuit chm» n^ndit-il à Mamiûn^,