LAC30UR
comlMi pour wteiidrepeat*âtre«oadtraieradieOy elMjMisaTWMr fn'oftest attendrie. *
ieroi taraver se- cette fisol^ jqy mise peur» yeair a««devaiit deimrd Harmion; chacmi s'écarte avec respect; il était fMmejderfoon* naître Jacques à sa noble taille , quoique par courtoisie il tint à la inam.sa toque brodée et surmontée d'nnpanaAbe; il fit nn^profoid salut an haron anglus.^Toutaffon aq^t a'acoerdait.ayeo son ms-^ tQ]naponi;;àni|oncer ua man^iique. Son mmiteau dt yalonrs evahmûsi était orné d'une ioiurrnre de- martre; lestrkbea Buani»a4tt satin de son pourpoint ébloaissaient toua les yeux ( sur son collier était (psayé l'antique chardon deJa- couronne d'Ecosse; sa fidèle ^ de Tolède, pendait .à; un .brillant bandsier ; ^oa brodequîna âaieatblai¥»,ietd«s éperons d.'aaif^r.€td'oD y étaient attachés 9 wi roUs rare^onniMtlaiiœud de«sa toque de yelonrs^Jllannion.no^se iappdsi%yasrayoîr jajnaiS'tu jsiMprâMceidont le maintîm
• J^cquoa 4tait< d'qne taïUe^nioyanney mais bien pDcpovtionnée ; sesf eQ:i^ essayaient le r^igacd de Taigle^ ses cheyeux j^ sa bavbe, ^ la ccialear de l'ébèney.^étrânt boiBiclés*ayec giAce.^ Danseur ai* iBaUe,;iUayaitse mantrer femesurses étnwvdans la lice è'ni» tonmoi; mais Jaoquies ayait snvtout ce regard séduisant anqnet résiste si raiçsmant.le cosnr.d'nae belle; il aimait, à ^mltigorfde l>eanté en beauté, à supplier, à soupirer et à se plaindre ; mais ^^iites ces peines d'ami9irne.duisaient.gnère : un monaxqne neaçn* PÎTQ pas long-temps* J'^ai dit que le prince, aimidt les fêtes et les ftstins ^onaîa^au milieu d^ sa gaieté>. on s'étonnait souyent de ,ymr ^^ firDnt<sa.couyrir tant à.oaupd'un nuage -de tristesse, s'il yenait a aeutir VJ^opeession. 4u4»mtttur^n d^ 1er ^dental «se aeigaait les reins en4onyenir.4iimcHutr^ds««onpère ^ — .Un'était^^ mmna étrai^fe^. iMUsit5t que cet aopèa passager n'était plus, de le yoiir Blnsji)y^ix^ejamri94fMaâ|er,4o,«qiaiieanà.tonsifis diyertisse-
X Feu de lecteurs ont besoin que je leur rappelle le ceinturon on baudrier «nquel Jacquet ajoar;^ '^ff^li^niBent le poids dé quelques onces tous les ans.irPitscettte fond» ropkMon qu'il a que le
iJacqaes MpéHt pas à la bataille de Flodden. sur ce aue les anglais «'ont jamais pu montrer ee jT^y**^ ^ for i aucun Ecossais* La personne et le caraclère^n roi Jaeqnessont ici traeésd'a^ès noe «B'i u^ ^Mtonens. Set dispositions romanoiqqes, qui \jfi faisaient pousser le goât du plaisir jus^ on I ^^ffi^" r'ctM«nt mêlées d'une teinte d'vntiieusiasnie religieux. Ces inclinations formaient ttft!!!l" d'assez singuliers contrastes. Il avait coutume, pendant ses accès de déTotiouf'de
^^^T* ^''baMtdsACfaiiciaaiins, et de amvra le» règles de l'oedrei lomqto'iUvoit eiosB fait péntence Q*|*>Rtxi«alqufl4empa4lans le^uTeia ëeSUt-lldg, U alUit se replonger dtas iM^aisirs. Proba- ^2*Mji«assi..ii}u^)j|Mr if effet 4'«M|iiiaoMéqM«BeeLqni n'est ^ aa^aana • eiwmple, il riait* tl«M .«a ^■"P* des pratiques supcrstitietises auxquelles U s'assujettissait dans on autre.
368 MARHION. ch. y.
mens* Tel, quand an objet de terreor frappe sa Tue dans* le lointain f le coursier tressaille et bondit sar loi-même sans oser ayancer, mais dès qa'il sent la pointe aigoë de l'éperon et le mors qni presse sa bouche» il part, et franchit avec une double vitesse les plaines et les collines.
Les courtisans prétendaient que la dame de sir Hugh Héron arait tout pouvoir sur le cœur de Jacques ; elle était Tenue à la comr, servir d'otage à son mari, lorsque celui-ci fut accusé da meurtre du brave Gesrford, Sir Hugh avait envoyé son épouse j[N>ur obtenir son pardon du roi ^ .
Mais ce n'était pas à cette dame seule que ce prince galant rendait hommage. La reine de France^ lui avait fait remettre son gant et' un anneau de turquoise, pour le prier de rompre une lance en qualité de son amant et de son chevalier, de s'avancer l'espace de trois milles vers le sud, et de déployer ses enseignes sur les terres des Anglais : Jacques n'<avait pas hésité à se revêtir de sa cptte de mailles pour l'amour de la reine de France. C'est ainsi qu'en admettant dans ses intimes conseils une belle Anglaisé, et en se sacrifiant au caprice d'une. 'princesse étrangère» il préparait lui-même sa ruine et celle de son royaume; cependant ni la beUe Anglaise, ni la reine de France, ne valaient une seule des larmes que versaient les beaux yeux de Marguerite. Solitaire dans le pahis de Lithgôw, Marguerite passait ses jours à pleurer.
Pendant que la reine d'Ecosse gémit de la guerre que le prince devait porter dans sa patrie, et des dangers que son époux allait courir, lady Héron se prépare en souriant à chaîner la cour par les sons de l'harmonie; son bras élégant s'arrondit autour d'une harpe, ses doigts en parcourent les cordes , son sein se sonlèvie et s'abaisse sous la gaze légère qui en voile les contours ; elle essaie sa voix avant de chanter, adresse au roi un regard tendre et se détourne aussitêt ; elle sourit en rougissant, et répète qu'elle ne
T. La connalsMnee da roi Jacques avec lady Héron de Ford ne oQiQmença qa'à l'epo^a oa ii marcha sar l'Angleterre. Nos. historiens inpatent i l'aTcagle passioti da roi les délais qai ansM* rent la perte de la bataille de Flodden. L'antéur delà généalogie de la i^roille de 'Héron s'efforce, et son zèle est louable, de jastifier lady Ford de ce scandale; cependant il est cerUin qu'elle inter* posa sa uacdiation entre Jacques et Surrey. (Voyei l'Hùtoirt i* Pinkeriom, et'les autorités qu'il rtp* porte,Tol. Il ,p. gg.) . V
a. Ces détails sont tirés de PiUcottie, page xio. •— H «joute que «c quince mille écns deF^oce furent euToyés pour payer les frais du Torage. » Une bagne de turquoise, sans doute celle dont on Tient de parler , e$t .conserrée «tcc l'épee et la dague èô Jacques , dans le coUégedei heraotsi • Londres. '
Là COUR. 269
penty qa'elle n'ose se faire entendre; enfin elle préInde avec nne flmpUdté étndiée, et chanté cette ballade sur on mode dons et
xn.
LOCfflNVAR,
Beâa LochÎQTar, fl«vr de dieTsIcrie, Qoi ne rendit hônanege à U ▼•leor F Qû n'envia le sort de ton «mie?
Qni n'eût ▼onln ta devoir le Inmlienr f
Il a Tolé aur son coarsier rapide; Des ennemis il a percé les ran^, GraTÎ les monts et franchi les torrens; Honaenr, amoor, à l'anuuit intrépidai
De Nalhetby le folhiqne naanoir Frappe sa vue an retour de l'anrore.
Son oœnr bonditi C'est son Bléoi^re Que le guerrier anjonrd'hni vient reroir.
Soumise, bêlas 1 anx volontés d'un père» Bléonore a formé d'antres ncrads.
Et c'est ce soir qu'un hymen odieux Doit affliger un amant si sincère.
Mais Loehinvaï s'avance avec fierté; LAche rival, l'époux de l'iniidàle .
Baissant les yeux , i son père irrité ' Laisse le soin de venger sa querelle.
•^ Bans ce château venet-vous en ami f Dit le vieiUardrOn nous porter la guerre f Le preux répond i — Votre fille a trahi Tons les sermens qu'elle me fit nagu&re.
Hais en Ecosse il est mainte beauté Qui pour époux m'accepterait encore; Je ne viens point troubler votre g alté* Je viens danser »vec Eléonore.
Lui dire adieu voilà tout mon désir t Begretle-t-on oiie amante légère? — Elle rougit , elle pousse un soupir; Lnrme d'amour vint mouiller sa panpièr*. .
Sans hésiter Lochinvar prend sa main , Et puis galment il se mêle i la danse. Chacun tout bas dit : -— Gloire au paladin Qui réunit la gréoe et la vaiUapoel
Hais Lœhinvar n'a dit qu'un mot tM\ bat En regfltrdent la jeune fiancée ; Eléonore a compris sa pensée , Il sorti bientôt elle a suivi ses pas.
Ils sont dqà sur le coursier rapide.
Courez, volez, hÂtes de ce château t Ils ontdqà dépassé le coteau 1 On tte vit plus cet Amant intrépide. '
Qai ne rendit honneur à ta valear.
Beau Lochinvar, fleur de chevalerie ? , Qui n'envia le sort de ton amie?
Qui n'eût voulu te devoir le bonheur f
S70 . «HRHIOIT. CH. t.
xm.
L^moWf^^^néhé'saribi sîrèite^ rnwnpiàitia siesnredeiMi chant , et s^approchant de plus en plus , il lai adressa tout batui compliment flatteur. Les coartiaens renchérissaient les uns sur les antres dans lenrs éloges ; les daoïes se regardaient à la dérobée on se parlaient en détournant la tête. L'enchanteresse adressa à Marmion un regard éans lequel s&feignait cet orgueil qui commande les hommages , et en même Texpression réelle ou feinte da mépris que lui inspirait sa.royaleuiconqiiêie» Ce regard ayait quejique chose de familier; iltémoigBait%que4yiarmion et elle se connaissaient depuis longptemps. Le roi le remarqua; il en fat surpris et jaloux. Les^princes ne peuvent souffrir de rivaux, méioe pour un mot, un soorirensn< un^ coup'dfœîlr II prit avec un air d'autorité le large parchemî»'quîiieoaieAÉki les titres et la commission du chevalier anglais*
— Le ravage de nos frontières;;. ...y dit-il , le pillage dont nos paisibles vassaux ont été ^les viidtimes; nds "officiers égorgés pendant la paix y la mort du brave 'Barton voilà des outrages qui
crient vengeance, et nous, serions indigne de régner s'ils démettraient impunis. Nos hérauts ont porté à Heaiiy notre déclaration 4e guerre etlui ont dit jusqu'où vont.pour4ui'notre mépris et notre haine.
xrv.
Il s'arrêta à ces mol», et s'àppyocfaâ.- dé Douglas, qui contemplait cette fête d'un ceil'^èrei'G^étfaitftséOett^las, sixième comte d'Angus, qui osa, dan$"9a'jeutt6BBe/'''déâér*en!' champ clos le roi Jacques III , et faire mettre à mort tous ses favoris 3ur le pont terrible de Lauder. Les^piiaces et leuFsministres ont long-temps tremblé au nom d'Anchibàld: BiÉW^The-Cat (m). C'était ce même Douglas qui avait abandonné la plaine obscure de VErmitage, dans le Liddesdale, pour fixer sa résidehee^sur les rochers où s'élèvent les tours de BothweH etroùi conmenee àxouler la rivière de ce nom. Avancé en«gpof itavci^ dépMë4'ttiiiiiire du guerrier poor les attributs paisibles du citoyen.. Cependant il n'avait pas encore perdu toute cette audace qui lui avait fait Jadis braver la colère d'un roi et châtier l'orgueil de ses favoris. Ce jour-là même, dans le conseil , Douglas , peu habile dans l'art de;âfttter son souverain, avait , contre son avis , désapprouvé la guerre.
Quoique les saillies de ses muscles fussent affaissées , son corps
une tour en raine et près de tomber^fliaiW» te g<»* i *®™^ cheveux et sa barbe blandie contrasUwnt a1R>^***^^^*^îf • ^ ayaient oenserrë lent coalesT nmre. Qaïuid le menîfi!^^^^ ' près de Douglas , il ajouta ces paroles amères :
*— LordMarmion, puisque^ d'aprèsceslettresdeHeury, Tousdeve^ rester en Ecosse tant qn'il y aura encore la moindre espérance d'un tndtë, il seraôt pea courtois de tous dire : Retournez à LindisfBtnn ; attendez done^ que mon- hérant soit de retour. Demeurez à Tan« talion^, ce sera le grand Douglas qui sera TOtre hdte; c'est ua seigneur qvâ «ressemble peu à ses «Àieétres ; il porte leur deyiseauv la lame de «on épée^ et leurs bannières sur ses tours ; mais il aime Buenx contredire son souverain que de<M>mbattre le$ ennemisr de son pays, — Et maintenant que je m'en souyi^ifry par saint Etienne 1 on m'a envoyé ce matin une prise qu'a faite une galèra deDanbar; c'est une compagnie de religieuses , yéritabies prémices de la guerre. Je veux que ces saintes filles, cbeyalier, re* tournent dans leur cloître sons vos auspieesT^i et pendant qu'elles demeureront • au château de Douglas , elles pourront y prier pour Famé de Goçhrane. — En prononçant le nom de ce favori immoM jadis à la vengeancedu comte- Angus, le monarque M^ût le trait aigada vemeords:, et son front se couTrit d'un nuage de dépit et de honte^
Don^^as ne put' rien répondre-; soa'Ccsur battait avee*^ tant de
put s'en rendre maître qu'en traitant avec le gouverneur. Angui *
la mortdaroi , rentra «» possession de Tantallon , et y doni» asile à on ambassadear anglaisv ^ns une occasion analogue à celle mentionnée iei. C'était le célèbre sir Rfilpb Sadler, qui passa qnelqtie temps sotià )a firotection d'Angos, nprds Itf rupture de hrnégociation etttanrae pourrie aiai- >'>ag«.<le la princesse Maria avec Edouard VI. Sir Ralph dit Ini-méoie aue « la place était si forte , qne malgré la faiblesse de la garnison, elle pouvpit le défendre contre Ift milice et ses enûeinis, et ^«'ilse jugeait hçrs dp tout daugef*. . ' . ,
Tantallon fut enfin pris et rasé par les parlementaires*
2. Lord Douglas possède une épée fort ancienna sur Isqttellt itftt «gravier dèBirtates*toani4tt ▼ers an coeur qui est au milieu d'elles, avec la date iSig , année dans laquelle Bruce chargea Ie4>on Ion) Doublas de porter son ccrar à la Tei^e^Sainté; qeètques Ters sont «crits autour de reÉablAoie.
3. AngttséiaiftdéjàTie«x lorsque la. guerre tcoatie-l'Angleterre fut décidée: Une cessa de la dés<< fpprooTer; et le matin de la'bataille de FWden , il remontra avec Uht de liberté combien il était ifflpolitique de livrer bataille, qne le roi lui dit avec un ton de mépris et d'indignation , que s'il "^ait peur il était libre de s'en retourner. Cet affront insupportable arracha de* larmes à ce vieux guerrier; il se retira , laissant son fils George d'Angoset sir WiUwfl» de Glenbervie pour commanocr 8RS troupes. Us furent tous deux tués dans la bataille, aiast que deux cents gentilshommes uu nom de Douglas. Le comte, désespéré des malheurs de sa maison et de son pays, se retira dans Qne maison de religieux, où il mourut environ Qn.an après la bataiU» de Flodden.
* Les éeriu politiques de cet hsbile Dégoeisteur ont été publiés en 1 8io , par M. CUfford , avec quclq ues noici de l'auteur de If orwfon.
. . i^UAf se briser. Il détourna la tête, et
violencequ^aëtaftsiKiùditsiir ses joues. Le roi, attendri de sa &de h-^*^^* main : —Par l'ame de Brace I dit-if, î^rdonne- . ^^pl&9 ces propos irréfléchis , car je pus dire de toi ce qu'il ^; Jt Jadis des anciens Douglas : Jamais roi n'eot dés sdjets plus vancsy plus .courageux, plus tendres et plus fidèles ^ Pardonnemoi, Angus , je tele demande encore.
Pendant que Jacques pressait sa main , lés larmes du vieillard coulèrent par torrens. Marmion youlut profiter de ce moment, et dit tout bas an monarque : ^ — Sire, que ces larmes serVeut à tous détourner d'une guerre douteuse. Un en&nt pleure de la piqlire d'une ronce, ^une jeune fiUe parce que son serin prend la fuite, -et un jeune amapt quand une femme le trahit ; mais dé grands malheurs menacent un royaume où les -vieux guerriers versent des larmes. Quel présage peut être plus sinistre que d'en voii^pandre aux nd^les yeux d'un Douglas ?
Piqué quHm étranger f&t témoin de Tinconstance de son caractère'et voulût s'en prévaloir, Jacques répondit fièrement: — Pleufera et rira qtii voudrai Je pars demain matin, pour le sud; et si l'envoyé de Hmiry demeure long-temps dans le château de TantaUM, notre première entrevue pourrait bien-être dans son domaine de Tamworth. Le fier Marmion sentit toute la forfanterie de cette réponse , jçt reprit avec sang-froid : — Mon humble château serait trop honoré de recevoir le roi Jacques ; mais <m trouve à Nottingham de bons archers; les habitans du comté d^ork ne sont pas d'un caractère très pacifique; les piquéurs du Northumberlaïid ont l'humeur un peu sauvage et rude ; les ch^nins des collines de Derby sont hérissés de rochers; les gués de J'Ouse et de la Tyne sont profonds. Plus d'une bannière sera déchirée, plus d'un chevalin mordra la poussière, plus d'un carquois sera vidé avant que le roi d'Ecosse traverse le Treht.... Atrêtez-vous donc, sire, quand il en est temps encore. /
Le monarque détourna la tête d'un air indifférent ; et , s'àdressant à ses offirïers, leur cria: — Chevaliers, à la danse! à la
X» O Douglas ! Dougliul
'TtMtUr and trew. -
TÂt Houlati.
O DoQglaftl ô OongUsI Bou et fidèle.
La Chotuttt,
danse! —Jacques loi4iiéiiie, déposant son mantean et sonépée, donna k main à lady Héron ; et les ménestrels répétèrent par son ordre le ehant guerrier : — Toqnes-Bleoes , marchons anx frontières M
xvm,
Eloignons.-noas de cette fête poar savoir ce qui arriVait anx nonnes de Sainte-Hilda, dont la galère avait été prise par nn navire écossais.
Bientôt le roi lenr fit dire de se préparer à retourner en Angleterre sons Tescorte honorable du lord Marmion. L'abbesse répéta pieusement son rosaire, et ne sut à quel saint s'adresser; car/ en pensant à GonstancCy elle craignait la colère du chevalier qui de* Tait leur servir de guide. Qu'on juge dé ce qui se passa dans le eœor de Clara ! c'était Tépée de ce terrible ennemi quiavait versé le sang de Wilton. Sans le savoir, le roi Jacques donnait pour protecteur à ces vierges timides, l'honmie du monde qu'elles devaient le plus, redouter ; mais quelles réclamations pouvaient-elles &iie parvenir jusqu'au trftne? Comment des nonnes prisonnières ponYaient^elles faire écouter lenr histoire au commencement d'une campagne P^EUes désespéraient donc d'éviter l'escorte dangereuse qui devait les accompagner à Withby.
^ logement qui leur fut destiné par le roi communiquait à celui de Marmion ; c'est ce qui fit que le pèlerin fat remarqué par l'abl)^se : elle l'avertit par une lettre qu'elle avait à lui révéler un secret qui intéressait l'Eglise et le salut d'une ame pécjieresse. Elle loi recommandait le plus grand mystère , et lui indiquait nn l>aIeon ouvert sur la rue, commun aux deux maisons. Ce balcon pouvait facilement être pendant la nuit un lieu de rendez-vous.
La sainte dame et le pèlerin s'y rencontrèrent secrètement aussitôt que la nuit fut yéùue. La lune se cachait par intervalles dernere les nuages , et le plus grand silence régnait dans la ville»
I^ans ces ipémes ruta qui naguère retentissaient du bruit des ftnnes et de la voix des guerriers, on aurait pu entendre une pierre tomber^ une abeille bourdonner^ et nn hibou battre de l'aile ^ur la flèche élevée du clocher de Saint-Gilles. De ces antiques ^fices dont les fronteaux gothiques allaient chercher les astres